<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Comments on: Accueillir les divorcés-remariés en communauté	</title>
	<atom:link href="https://saintmerry-hors-les-murs.com/en/2021/04/12/accueillir-les-divorces-remaries-en-communaute/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saintmerry-hors-les-murs.com/en/2021/04/12/accueillir-les-divorces-remaries-en-communaute/</link>
	<description></description>
	<lastbuilddate>Thu, 29 Apr 2021 10:24:33 +0000</lastbuilddate>
	<sy:updateperiod>
	hourly	</sy:updateperiod>
	<sy:updatefrequency>
	1	</sy:updatefrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>
		By: Patrice Dunois-Canette		</title>
		<link>https://saintmerry-hors-les-murs.com/en/2021/04/12/accueillir-les-divorces-remaries-en-communaute/#comment-94</link>

		<dc:creator><![CDATA[Patrice Dunois-Canette]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 14 Apr 2021 13:38:31 +0000</pubdate>
		<guid ispermalink="false">https://saintmerry-hors-les-murs.com/?p=5560#comment-94</guid>

					<description><![CDATA[Pour poursuivre les échanges, une proposition...

Une « année des familles » plutôt qu’une « année de la famille » ? Pourquoi pas. 

Ils ne savent pas et ne sauront jamais  avoir une parole publique qui dit tout le bon, le beau, l’heureux, la joie de ce que vivent celles et ceux qui ne vivent pas selon les normes qu’ils défendent . Ce bon, ce beau, cet heureux,  ne parait être un horizon que  pour celles et ceux   qui suivent son immuable enseignement, conduisent leur vie selon la loi naturelle et divine, sont engagés de belle manière dans des relations traditionnelles.

L’année de la famille qui s’ouvre en mars prochain démentira-t-elle  ce constat  ? On voudrait l’espérer. On voudrait le croire. Mais la Congrégation pour la doctrine de la foi vient de réaffirmer que l’homosexualité est un « péché » et  de redire l’impossibilité , pour l ‘Eglise, de bénir des unions de personnes de même sexe. « Seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées à servir (les) plans (de Dieu)  sont compatibles  avec l’essence de la bénédiction donnée par l’Eglise … Dieu ne bénit pas le péché ».
Peut-on dés lors  espérer  encore une « année de la famille » qui soit une « année de toutes les familles » : familles homoparentales, familles monoparentales, familles recomposées ? ...

L’Église  a  les ressources pour les accueillir toutes, autrement que de manière condescendante et culpabilisante. Est-il impensable qu’elle puisse se présenter autrement que comme un juge  qui dispense des « pénitences » qu’il sait intenables,  une « police » qui délivre des laissés-passer sous le manteau ? 
Est-il impossible qu’elle renonce à infaillibiliser ses déterminations morales comme si elles étaient des vérités de foi, et  fasse , de cette année  de la famille,  « offertoire »  des histoires concrètes des familles, de  toutes familles   - et pas seulement  de la famille « un papa, une maman, un enfant » -  qui s’efforcent de vivre l’écoute,  l’attention , l’apprivoisement, le pardon mutuel, l’oubli de soi et le don de soi  , la fidélité et  la volonté  de se réajuster sans cesse pour poursuivre longtemps ? Et pourquoi cette année voulue par le Pape François, ne célébrerait-elle pas aussi  les couples, tous les couples qui savent que la tendresse passe aussi par la chair et que la chair peut être don, offrande, confidence,  révélation, ouverture, façonnement de l’autre, confiance en la vie ? 
Célébrer les familles, toutes les familles, cette année de la famille, ce serait dire à toutes et tous, proches , éloignés du catholicisme, indifférents, critiques, hostiles, ou partageant d’autres visions de la vie,   que Dieu n’est pas le contre-maître sévère  de l’exécution d’un d’un « programme » de vie, n’est pas  l’éternel  objecteur, contradicteur, contempteur des manières de vivre, d’aimer, de se projeter,  de s’inventer de nos contemporains . Ce serait dire  que surtout que Dieu  s’enrichit peut-être de l’histoire des femmes et des hommes pour mieux lui ouvrir un avenir.
Mais pour célébrer toutes les familles mais aussi  toutes les sexualités quand elles sont rencontres, lieux de surabondance de vie , apprivoisements, dépassements , l’année de toutes les familles  serait bien inspirée de changer son rapport aux divorcés-remariés et de leur possibilité ou non d’accéder à la communion. Cette question ne concerne   que relativement peu de personnes  mais pour reprendre l’expression du cardinal Schönborn, elle  a un « caractère  emblématique » et si enfin l’Église bougeait  sur cette question, d’autres dossiers  aujourd’hui verrouillés  pourraient  être  ouverts.
Pour que l’« année de la famille » soit une « année des familles »,  il faudra bien que  si l’Église  consente à un réexamen de l’enseignement de  Paul VI, de Jean-Paul II et de Benoît XV sur les  normes morales auxquelles, quelles que soient les circonstances, on ne peut « moralement » déroger, sur les  « actes intrinsèquement mauvais » qui sont « péchés  mortels, »  sur la conscience qui en aucune circonstance n’a le droit de faire exception à ces normes morales , sur « la loi naturelle »…    Il lui faudra aussi revenir sur la légitimité d’une certaine « infaillibilisation » de l’enseignement du magistère pontifical, des textes publiés par la Congrégation pour la doctrine de la foi et du droit canon soutenu tout particulièrement par Jean-Paul II et Benoît XV. 
Il lui faudra interroger l’anthropologie culturelle,  la ou des théologies qui sous-tendent les positions défendus par ces papes, en évaluant  les arguments alors donnés, interroger l’identification à la doctrine de l’Église de cette ou de ces théologie. Il lui faudra encourager la   confrontation, le dialogue entre la doctrine et l’expérience de tous les laïcs et pas seulement des couples choisis  pour être auditionnés par les pères synodaux... et pas seulement des femmes religieuses ou des femmes qui font de leur vie une expression  de la  vision traditionnelle du « sexe différent  » par l’Église... et pas seulement des hommes qui aiment les femmes mais des hommes qui aiment des hommes, des femmes qui aiment les femmes. . .
Il lui faudra inviter à une certaine prudence sur l’utilisation de l’argument scripturaire, le recours aux références bibliques et aux paroles de Jésus sorties de leur contexte, la valorisation de modèles de la femme ou de la famille qui ont fait les beaux jours d’hier pour asseoir des certitudes théologiques et doctrinales et prescrire des conduites .  
Il lui faudra , en un mot, interroger sa doctrine . Les accommodements et subterfuges pastoraux ne satisfaisont  personne, ni les partisans des statu quo, ni  les promoteurs, plus ou moins discrets, de la miséricorde pastorale. La doctrine de l’Église a  une histoire,  elle n’est pas immuable ,  la « compréhension de l’homme change avec le temps » , reconnaît le Pape François. 
Ne pas tout accepter en bloc des enseignements de l’institution sur les sexualités et les familles , ce n’est pas tout rejeter et pas tout renier, ce n’est pas , surtout,  quitter la foi , délaisser les vérités de la foi. 
Posons les questions , débattons, toutes et tous, et pas seulement les clercs célibataires : 

- à partir de quand ( entre le XIe et le XIIe siècle ?) l’Église a- t-elle développé une théologie du mariage comme sacrement ? Et pourquoi ? Pourquoi l’Église, alors que des formes civiles du mariage existent, ne renonce-t-elle pas à légiférer , à avoir compétence, à avoir juridiction sur le mariage ? Pourquoi ne se satisferait-elle pas d&#039;accueillir une réalité humaine déjà constituée pour en révéler et proclamer la signification par rapport au Christ et à l&#039;alliance avec Dieu, pour en dire le projet, l’horizon ? 

- l’indissolubilité du mariage a une histoire, laquelle ? Pourquoi le mariage serait-il le signe absolu de l’union de Dieu et de son Église ? Une réalité humaine peut-elle être signe parfait d’une réalité divine ? Quand une relation conjugale n’est plus , ne peut plus être l’expression de l’amour de Dieu pour son Église et que cette réalité peut s’avérer destructrice pour les individus, homme et femme , enfants , doit-elle être poursuivie coûte que coûte ? En renonçant à la poursuite d’une union dont aucun bénéfice, aucun fruit ne peut venir et en cherchant dans une seconde union à vivre la beauté , la force du lien , les personnes remariées ne laissent-elles pas à voir quelque chose de l’amour de Dieu pour son Église qui souvent faillie ? 

- que recouvrent véritablement les mots « indignité » et « scandale » du droit canon à propos des divorcés-remariés ? Indignité pour qui, scandale pour qui ? … Pour les clercs célibataires ? Pour les personnes que l’Église a maintenu dans des unions destructrices et sans horizon ? 

- que signifie cette « obligation » faite aux personnes divorcés remariés de rendre compte , de se mettre en état d’accepter une « miséricorde » accordée non sans condescendance par des clercs célibataires , une « corporation » éclaboussée par des scandales à répétition ? Qu’en est-il du respect de la conscience des intéressés et de leur liberté de prendre la décision de s’abstenir de communier ou de communier ? 

- que fait l’Église quand elle recommande l’annulation d’un mariage qui a donné naissance à des enfants ? Et s’érige en juge des conditions de cette annulation dans des instances où seuls les clercs ont voix délibérative ? 

- que fait et que donne à voir l’Église quand elle conduit à l’égard des divorcés remariés, des lignes pastorales différentes :
le retour aux sacrements, après un discernement personnel et pastoral , (réseau «SéDiRe» de la Mission de France, Équipes Reliance (issues des Équipes Notre-Dame), association Chrétiens divorcés, chemins d’espérance de Guy de Lachaux, cheminement Bartimée, proposé par les Équipes Reliance) plus ou moins long ;
l’accompagnement personnalisé ne proposant pas un retour aux sacrements mais une communion spirituelle (parcours Miséricorde et Vérité de Gérard Berliet du diocèse de Dijon, issu d’Amour et vérité, de la communauté de l’Emmanuel ; Cana-Samarie – la branche de Cana, du Chemin-Neuf) ?

- que disent les catholiques divorcés remariés qui délibérément partagent avec les autres membres de l’Église le repas eucharistique ? Ne méritent-ils pas d’être entendus ? Pourquoi ont-ils cessés de « transgresser » une disciple  incompréhensible et  source de souffrance , un « interdit »  qui, en dépit des ajustements de vocabulaire,  a été maintenu ? Pourquoi ne veulent-ils plus être « infantilisés » par des parcours souvent conduits par des groupes cléricaux , non exempts parfois de dérives graves (emprise des « bergers ») , rigoristes et fondamentalistes ? 

- qu’ont à dire ces catholiques dont le premier mariage a failli, a parfois causé beaucoup de souffrance sinon de malheur, et qui ont trouvé dans une seconde union un apaisement, une renaissance, et une foi renouvelée dans l&#039;amour, des discours et des parcours du magistère  qui voudraient les ramener à leur première union ? La vie s&#039;ouvre à nouveau , le partage du repas eucharistique les nourrit , pourquoi laisseraient-ils la loi étouffer ce désir, cet engagement, cette volonté de renouveau qui , dans la difficulté et la souffrance, a beaucoup appris ? Pourquoi faudrait-il qu’ils reconnaissent dans l’échec d’une première union forcément une faute, un péché ? Pourquoi seraient-ils condamnés à s’avouer « pêcheurs publics » pour être « réadmis » ? Pourquoi devraient-ils accepter que soit considérée comme « scandale » leur seconde union ? Pourquoi faudrait-il que le ou (la) divorcé(e) remarié(e) accepte de reconnaître qu’il (qu’elle) vivrait maritalement avec une personne qui ne serait pas son conjoint « dans le Seigneur » ? accepte d’avoir avec elle, avec lui une relation qui soit privé de la rencontre du corps de l’autre pour pouvoir accéder au corps du Christ ?

L’année de la famille doit être aussi l’année des familles recomposées , l’année de l’accès des divorcés-remariés qui le souhaitent à la communion.
Ouvrir l’accès à la communion  des divorcés remariés,  ouvrira les espaces nécessaire pour que l’année de la famille soit une année de toutes les familles. 


Patrice Dunois-Canette]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour poursuivre les échanges, une proposition&#8230;</p>
<p>Une « année des familles » plutôt qu’une « année de la famille » ? Pourquoi pas. </p>
<p>Ils ne savent pas et ne sauront jamais  avoir une parole publique qui dit tout le bon, le beau, l’heureux, la joie de ce que vivent celles et ceux qui ne vivent pas selon les normes qu’ils défendent . Ce bon, ce beau, cet heureux,  ne parait être un horizon que  pour celles et ceux   qui suivent son immuable enseignement, conduisent leur vie selon la loi naturelle et divine, sont engagés de belle manière dans des relations traditionnelles.</p>
<p>L’année de la famille qui s’ouvre en mars prochain démentira-t-elle  ce constat  ? On voudrait l’espérer. On voudrait le croire. Mais la Congrégation pour la doctrine de la foi vient de réaffirmer que l’homosexualité est un « péché » et  de redire l’impossibilité , pour l ‘Eglise, de bénir des unions de personnes de même sexe. « Seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées à servir (les) plans (de Dieu)  sont compatibles  avec l’essence de la bénédiction donnée par l’Eglise … Dieu ne bénit pas le péché ».<br />
Peut-on dés lors  espérer  encore une « année de la famille » qui soit une « année de toutes les familles » : familles homoparentales, familles monoparentales, familles recomposées ? &#8230;</p>
<p>L’Église  a  les ressources pour les accueillir toutes, autrement que de manière condescendante et culpabilisante. Est-il impensable qu’elle puisse se présenter autrement que comme un juge  qui dispense des « pénitences » qu’il sait intenables,  une « police » qui délivre des laissés-passer sous le manteau ?<br />
Est-il impossible qu’elle renonce à infaillibiliser ses déterminations morales comme si elles étaient des vérités de foi, et  fasse , de cette année  de la famille,  « offertoire »  des histoires concrètes des familles, de  toutes familles   &#8211; et pas seulement  de la famille « un papa, une maman, un enfant » &#8211;  qui s’efforcent de vivre l’écoute,  l’attention , l’apprivoisement, le pardon mutuel, l’oubli de soi et le don de soi  , la fidélité et  la volonté  de se réajuster sans cesse pour poursuivre longtemps ? Et pourquoi cette année voulue par le Pape François, ne célébrerait-elle pas aussi  les couples, tous les couples qui savent que la tendresse passe aussi par la chair et que la chair peut être don, offrande, confidence,  révélation, ouverture, façonnement de l’autre, confiance en la vie ?<br />
Célébrer les familles, toutes les familles, cette année de la famille, ce serait dire à toutes et tous, proches , éloignés du catholicisme, indifférents, critiques, hostiles, ou partageant d’autres visions de la vie,   que Dieu n’est pas le contre-maître sévère  de l’exécution d’un d’un « programme » de vie, n’est pas  l’éternel  objecteur, contradicteur, contempteur des manières de vivre, d’aimer, de se projeter,  de s’inventer de nos contemporains . Ce serait dire  que surtout que Dieu  s’enrichit peut-être de l’histoire des femmes et des hommes pour mieux lui ouvrir un avenir.<br />
Mais pour célébrer toutes les familles mais aussi  toutes les sexualités quand elles sont rencontres, lieux de surabondance de vie , apprivoisements, dépassements , l’année de toutes les familles  serait bien inspirée de changer son rapport aux divorcés-remariés et de leur possibilité ou non d’accéder à la communion. Cette question ne concerne   que relativement peu de personnes  mais pour reprendre l’expression du cardinal Schönborn, elle  a un « caractère  emblématique » et si enfin l’Église bougeait  sur cette question, d’autres dossiers  aujourd’hui verrouillés  pourraient  être  ouverts.<br />
Pour que l’« année de la famille » soit une « année des familles »,  il faudra bien que  si l’Église  consente à un réexamen de l’enseignement de  Paul VI, de Jean-Paul II et de Benoît XV sur les  normes morales auxquelles, quelles que soient les circonstances, on ne peut « moralement » déroger, sur les  « actes intrinsèquement mauvais » qui sont « péchés  mortels, »  sur la conscience qui en aucune circonstance n’a le droit de faire exception à ces normes morales , sur « la loi naturelle »…    Il lui faudra aussi revenir sur la légitimité d’une certaine « infaillibilisation » de l’enseignement du magistère pontifical, des textes publiés par la Congrégation pour la doctrine de la foi et du droit canon soutenu tout particulièrement par Jean-Paul II et Benoît XV.<br />
Il lui faudra interroger l’anthropologie culturelle,  la ou des théologies qui sous-tendent les positions défendus par ces papes, en évaluant  les arguments alors donnés, interroger l’identification à la doctrine de l’Église de cette ou de ces théologie. Il lui faudra encourager la   confrontation, le dialogue entre la doctrine et l’expérience de tous les laïcs et pas seulement des couples choisis  pour être auditionnés par les pères synodaux&#8230; et pas seulement des femmes religieuses ou des femmes qui font de leur vie une expression  de la  vision traditionnelle du « sexe différent  » par l’Église&#8230; et pas seulement des hommes qui aiment les femmes mais des hommes qui aiment des hommes, des femmes qui aiment les femmes. . .<br />
Il lui faudra inviter à une certaine prudence sur l’utilisation de l’argument scripturaire, le recours aux références bibliques et aux paroles de Jésus sorties de leur contexte, la valorisation de modèles de la femme ou de la famille qui ont fait les beaux jours d’hier pour asseoir des certitudes théologiques et doctrinales et prescrire des conduites .<br />
Il lui faudra , en un mot, interroger sa doctrine . Les accommodements et subterfuges pastoraux ne satisfaisont  personne, ni les partisans des statu quo, ni  les promoteurs, plus ou moins discrets, de la miséricorde pastorale. La doctrine de l’Église a  une histoire,  elle n’est pas immuable ,  la « compréhension de l’homme change avec le temps » , reconnaît le Pape François.<br />
Ne pas tout accepter en bloc des enseignements de l’institution sur les sexualités et les familles , ce n’est pas tout rejeter et pas tout renier, ce n’est pas , surtout,  quitter la foi , délaisser les vérités de la foi.<br />
Posons les questions , débattons, toutes et tous, et pas seulement les clercs célibataires : </p>
<p>&#8211; à partir de quand ( entre le XIe et le XIIe siècle ?) l’Église a- t-elle développé une théologie du mariage comme sacrement ? Et pourquoi ? Pourquoi l’Église, alors que des formes civiles du mariage existent, ne renonce-t-elle pas à légiférer , à avoir compétence, à avoir juridiction sur le mariage ? Pourquoi ne se satisferait-elle pas d&rsquo;accueillir une réalité humaine déjà constituée pour en révéler et proclamer la signification par rapport au Christ et à l&rsquo;alliance avec Dieu, pour en dire le projet, l’horizon ? </p>
<p>&#8211; l’indissolubilité du mariage a une histoire, laquelle ? Pourquoi le mariage serait-il le signe absolu de l’union de Dieu et de son Église ? Une réalité humaine peut-elle être signe parfait d’une réalité divine ? Quand une relation conjugale n’est plus , ne peut plus être l’expression de l’amour de Dieu pour son Église et que cette réalité peut s’avérer destructrice pour les individus, homme et femme , enfants , doit-elle être poursuivie coûte que coûte ? En renonçant à la poursuite d’une union dont aucun bénéfice, aucun fruit ne peut venir et en cherchant dans une seconde union à vivre la beauté , la force du lien , les personnes remariées ne laissent-elles pas à voir quelque chose de l’amour de Dieu pour son Église qui souvent faillie ? </p>
<p>&#8211; que recouvrent véritablement les mots « indignité » et « scandale » du droit canon à propos des divorcés-remariés ? Indignité pour qui, scandale pour qui ? … Pour les clercs célibataires ? Pour les personnes que l’Église a maintenu dans des unions destructrices et sans horizon ? </p>
<p>&#8211; que signifie cette « obligation » faite aux personnes divorcés remariés de rendre compte , de se mettre en état d’accepter une « miséricorde » accordée non sans condescendance par des clercs célibataires , une « corporation » éclaboussée par des scandales à répétition ? Qu’en est-il du respect de la conscience des intéressés et de leur liberté de prendre la décision de s’abstenir de communier ou de communier ? </p>
<p>&#8211; que fait l’Église quand elle recommande l’annulation d’un mariage qui a donné naissance à des enfants ? Et s’érige en juge des conditions de cette annulation dans des instances où seuls les clercs ont voix délibérative ? </p>
<p>&#8211; que fait et que donne à voir l’Église quand elle conduit à l’égard des divorcés remariés, des lignes pastorales différentes :<br />
le retour aux sacrements, après un discernement personnel et pastoral , (réseau «SéDiRe» de la Mission de France, Équipes Reliance (issues des Équipes Notre-Dame), association Chrétiens divorcés, chemins d’espérance de Guy de Lachaux, cheminement Bartimée, proposé par les Équipes Reliance) plus ou moins long ;<br />
l’accompagnement personnalisé ne proposant pas un retour aux sacrements mais une communion spirituelle (parcours Miséricorde et Vérité de Gérard Berliet du diocèse de Dijon, issu d’Amour et vérité, de la communauté de l’Emmanuel ; Cana-Samarie – la branche de Cana, du Chemin-Neuf) ?</p>
<p>&#8211; que disent les catholiques divorcés remariés qui délibérément partagent avec les autres membres de l’Église le repas eucharistique ? Ne méritent-ils pas d’être entendus ? Pourquoi ont-ils cessés de « transgresser » une disciple  incompréhensible et  source de souffrance , un « interdit »  qui, en dépit des ajustements de vocabulaire,  a été maintenu ? Pourquoi ne veulent-ils plus être « infantilisés » par des parcours souvent conduits par des groupes cléricaux , non exempts parfois de dérives graves (emprise des « bergers ») , rigoristes et fondamentalistes ? </p>
<p>&#8211; qu’ont à dire ces catholiques dont le premier mariage a failli, a parfois causé beaucoup de souffrance sinon de malheur, et qui ont trouvé dans une seconde union un apaisement, une renaissance, et une foi renouvelée dans l&rsquo;amour, des discours et des parcours du magistère  qui voudraient les ramener à leur première union ? La vie s&rsquo;ouvre à nouveau , le partage du repas eucharistique les nourrit , pourquoi laisseraient-ils la loi étouffer ce désir, cet engagement, cette volonté de renouveau qui , dans la difficulté et la souffrance, a beaucoup appris ? Pourquoi faudrait-il qu’ils reconnaissent dans l’échec d’une première union forcément une faute, un péché ? Pourquoi seraient-ils condamnés à s’avouer « pêcheurs publics » pour être « réadmis » ? Pourquoi devraient-ils accepter que soit considérée comme « scandale » leur seconde union ? Pourquoi faudrait-il que le ou (la) divorcé(e) remarié(e) accepte de reconnaître qu’il (qu’elle) vivrait maritalement avec une personne qui ne serait pas son conjoint « dans le Seigneur » ? accepte d’avoir avec elle, avec lui une relation qui soit privé de la rencontre du corps de l’autre pour pouvoir accéder au corps du Christ ?</p>
<p>L’année de la famille doit être aussi l’année des familles recomposées , l’année de l’accès des divorcés-remariés qui le souhaitent à la communion.<br />
Ouvrir l’accès à la communion  des divorcés remariés,  ouvrira les espaces nécessaire pour que l’année de la famille soit une année de toutes les familles. </p>
<p>Patrice Dunois-Canette</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
<!--
Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: https://www.boldgrid.com/w3-total-cache/?utm_source=w3tc&utm_medium=footer_comment&utm_campaign=free_plugin

Object Caching 60/68 objects using Disk
Page Caching using Disk: Enhanced 
Minified using Disk
Database Caching using Disk

Served from: saintmerry-hors-les-murs.com @ 2026-05-18 11:33:04 by W3 Total Cache
-->