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	Comments on: Regards de croyants en Christ sur la PMA	</title>
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		By: CLAVIER		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CLAVIER]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 16 Jun 2021 04:31:40 +0000</pubdate>
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					<description><![CDATA[Lorsqu’on part de l’idée que l’on sait déjà ce qu’est un être humain, la démarche holiste conduit à penser qu’un groupement particulier d’humains qui vivent ensemble tient à l’existence de rapports sociaux, c’est-à-dire de rapports entre humains. Chacun de ces rapports est le conteneur des normes qui doivent être normalement respectées dans les relations entre les humains dans tel ou tel domaine du vivre-ensemble. À partir du moment où cette idée est (doit être) abandonnée, les rapports à prendre en compte sont ceux qui règlent les relations entre tous les existants du système. Pour pouvoir parler d’un vivre-ensemble des humains, il faut se doter d’une façon de concevoir la distinction entre les existants humains et les existants non humains de ce système. À ce sujet, les propositions enchaînées, qui sont à la base de la vision générale construite, sont les suivantes. Il n’y a pas, dans l’histoire humaine, une seule façon de concevoir cette distinction, mais toutes ont un point commun. Chacun dit d’un autre existant qu’il est un être humain « comme lui » parce qu’il communique avec cet autre à propos d’une question : les raisons que je donne à ce que je fais (aux occupations auxquelles je me livre) sont-elles de bonnes raisons ? Pour un être humain, la dernière étape de la détermination causale de toute occupation, celle qui fait passer du besoin à l’occupation, met en jeu la conscience morale. L’être humain justifie ses occupations en termes moraux. Le sens du bien et du mal qui intervient dans la dernière conversion et qui est à la base de cette justification est un produit de la communication entre les humains. Sa formation est soumise à la puissance de la multitude (3). Par conséquent, le sens du bien et du mal qui est propre à chacun est le plus souvent contradictoire (chacun, via l’imitation, est soumis à des injonctions contradictoires) et, si un sens commun est à même de se stabiliser à l’échelle d’un groupement particulier d’humains, celui-ci change dans l’histoire. En tout état de cause, cette justification ne peut être seulement individuelle. La question est celle de savoir si l’occupation en question peut être réalisée, y compris sous certaines conditions, ou doit être interdite, ou encore être réservée à certains : les raisons doivent être de bonnes raisons pour tous. Par conséquent, la question devient : quelles normes devons-nous instituer entre nous pour régler nos occupations ? On passe ainsi de la justification en termes moraux d’une occupation à la justification en termes de justice des normes qui habilitent et contraignent les occupations humaines.

(3) En matière de science sociale, cette hypothèse permet de dépasser l’opposition entre l’hypothèse individualiste de comportements indépendants les uns des autres (hypothèse qui est notamment à la base de la problématique du choix rationnel) et l’hypothèse holiste de comportements déterminés par la structure. La force apparente commune de ces deux hypothèses est de permettre de faire des prédictions concernant ce que l’on doit observer. Toutefois, cette force est illusoire parce que le chercheur en science sociale est confronté à la nécessité d’expliquer des changements et que ces deux hypothèses ont en commun d’interdire de pouvoir penser le changement autrement qu’en faisant appel à des causes « extérieures » (souvent qualifiées de chocs).

Bernard Billaudot - Professeur université de Grenoble

https://books.openedition.org/emsha/422

« Société, économie et civilisation. Vers une seconde modernité écologique et solidaire ? »

Page 1064 et 1065]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’on part de l’idée que l’on sait déjà ce qu’est un être humain, la démarche holiste conduit à penser qu’un groupement particulier d’humains qui vivent ensemble tient à l’existence de rapports sociaux, c’est-à-dire de rapports entre humains. Chacun de ces rapports est le conteneur des normes qui doivent être normalement respectées dans les relations entre les humains dans tel ou tel domaine du vivre-ensemble. À partir du moment où cette idée est (doit être) abandonnée, les rapports à prendre en compte sont ceux qui règlent les relations entre tous les existants du système. Pour pouvoir parler d’un vivre-ensemble des humains, il faut se doter d’une façon de concevoir la distinction entre les existants humains et les existants non humains de ce système. À ce sujet, les propositions enchaînées, qui sont à la base de la vision générale construite, sont les suivantes. Il n’y a pas, dans l’histoire humaine, une seule façon de concevoir cette distinction, mais toutes ont un point commun. Chacun dit d’un autre existant qu’il est un être humain « comme lui » parce qu’il communique avec cet autre à propos d’une question : les raisons que je donne à ce que je fais (aux occupations auxquelles je me livre) sont-elles de bonnes raisons ? Pour un être humain, la dernière étape de la détermination causale de toute occupation, celle qui fait passer du besoin à l’occupation, met en jeu la conscience morale. L’être humain justifie ses occupations en termes moraux. Le sens du bien et du mal qui intervient dans la dernière conversion et qui est à la base de cette justification est un produit de la communication entre les humains. Sa formation est soumise à la puissance de la multitude (3). Par conséquent, le sens du bien et du mal qui est propre à chacun est le plus souvent contradictoire (chacun, via l’imitation, est soumis à des injonctions contradictoires) et, si un sens commun est à même de se stabiliser à l’échelle d’un groupement particulier d’humains, celui-ci change dans l’histoire. En tout état de cause, cette justification ne peut être seulement individuelle. La question est celle de savoir si l’occupation en question peut être réalisée, y compris sous certaines conditions, ou doit être interdite, ou encore être réservée à certains : les raisons doivent être de bonnes raisons pour tous. Par conséquent, la question devient : quelles normes devons-nous instituer entre nous pour régler nos occupations ? On passe ainsi de la justification en termes moraux d’une occupation à la justification en termes de justice des normes qui habilitent et contraignent les occupations humaines.</p>
<p>(3) En matière de science sociale, cette hypothèse permet de dépasser l’opposition entre l’hypothèse individualiste de comportements indépendants les uns des autres (hypothèse qui est notamment à la base de la problématique du choix rationnel) et l’hypothèse holiste de comportements déterminés par la structure. La force apparente commune de ces deux hypothèses est de permettre de faire des prédictions concernant ce que l’on doit observer. Toutefois, cette force est illusoire parce que le chercheur en science sociale est confronté à la nécessité d’expliquer des changements et que ces deux hypothèses ont en commun d’interdire de pouvoir penser le changement autrement qu’en faisant appel à des causes « extérieures » (souvent qualifiées de chocs).</p>
<p>Bernard Billaudot &#8211; Professeur université de Grenoble</p>
<p><a href="https://books.openedition.org/emsha/422" rel="nofollow ugc">https://books.openedition.org/emsha/422</a></p>
<p>« Société, économie et civilisation. Vers une seconde modernité écologique et solidaire ? »</p>
<p>Page 1064 et 1065</p>
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