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	Comments on: Synodalité : passons à la pratique 	</title>
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		By: Monique Pouchet		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Monique Pouchet]]></dc:creator>
		<pubdate>Fri, 03 Jun 2022 17:08:35 +0000</pubdate>
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					<description><![CDATA[J’ai à peu près tout lu, aussi bien l’article que la synthèse du travail, très riche. Je n’ai pu y participer, ne vivant plus en France depuis 1994, mais ces dernières années, j’ai beaucoup suivi ce qui s’y vit, et aussi au CPHB dont j’ai été membre active plusieurs années, en particulier à l’équipe accueil, et l’équipe rue. C’est une communauté dont je n’ai pas trouvé l’équivalent, quant à la démarche de « synodalité », collégialité, coresponsabilité, accueil, ouverture, et d’une liturgie confrontant la Parole et la vie avec ses singularités et défis “ici et maintenant”. Elle est donc déjà bien préparée et avancée pour la démarche actuelle.
Cependant, il me semble, à lire la synthèse, qu’elle n’évite pas certain écueil propre a l’engagement, ou difficilement évitable à moins d’un profond discernement « panoramique », mais justement cette synthèse fournit la base pour le voir, et que j’avais déjà rencontré il y a presque 30 ans. 
Cet écueil a, en fait, je pense, sa source dans le mystère même de l’Évangile- je veux dire que la gratuité qui en est le centre, mais à laquelle nous sommes rétifs (péché originel) - elle nous fait accorder trop d’importance à notre propre action pourtant indispensable.
Je remarque, préalablement, qu’il est plusieurs fois parlé du “message”, parfois au pluriel, de l’Évangile ou des évangiles, alors qu’il est souvent fait allusion à une pluralité de perceptions, même de “croyances”. 
Et par exemple, ceux qui dont le plus à l’opposé de la démarche actuelle le sont “au nom du message de l’Évangile”. 
Cela pose une question.
Il me semble donc que cette expression demande d’être plus explicitée. 
Et ce d’autant plus que cette démarche, et tout ce qu’elle comporte et implique ne serait rien sans, je ne dis pas le message, mais la réalité de l’Évangile et de l’appel qu’il constitue.
Car le problème justement, de parler de message, c’est qu’on entre dans tout un tas de complications, d’interprétations, d’appropriations, et d’idéologisations : est-ce cette pluralité saine dont on parle, ou est-ce Babel, ou les deux ? (car beaucoup de que nous jugeons bon: comme la pluralité, la créativité, etc., ne peut non plus être un absolu), et l’Évangile est un défi mais il est extrêmement simple: Ta Parole illumine et les simples comprennent. Du reste, selon l’expression de Marc, l’Évangile c’est Jésus Christ. 
Ça a un rapport direct avec les quelques réflexions que je partage avec vous : en me limitant à accueil de l&#039;Autre (de l&#039;autre), communion (entre parenthèses je ne comprends pas pourquoi pas union ou unité, le foie et le cerveau sont différents, et pourtant les organes ont une union qui compose une unité), fraternité, et j’ajouterai une participation personnelle, un thème non abordé.
Tous ces thèmes ont quelque chose en commun, qui est aussi au cœur, pour moi, de l’Évangile, et c’est là l’écueil : la pauvreté- à laquelle on peut joindre l’humilité. 
Jacques Loew, parlant de l’humilité au sujet de Moïse, la définissait ainsi :  être qui (ce que) on est. Ce qu’on est, chacun, c’est, une créature essentiellement pauvre, mais ne veut pas l’être. C’est pourquoi Jésus dit que la clé du Royaume est quelque chose d’impossible à l’homme : la pauvreté, et que pour nous en sauver, il a dû renoncer à tout ce qui était sien, entrer dans la mort qui était nôtre, pour que nous recevions la possibilité d’être pauvres et ainsi pouvoir recevoir la vie, qui est sienne.
C’est en cette réalité que nous sommes frères, et frères de toute la Création, chacun à sa place dans le même projet d’amour. C’est pourquoi François d’Assise, aussi par exemple Charles de Foucauld, qui ont vécu le mystère de la pauvreté sont devenus des frères universels. 
Et la communion est fondée sur elle.
L’écueil que je remarque, donc, c’est que toutes les réflexions et propositions partent d’un « moi », d’un «je » : qu’est-ce que je (ma communauté, mon Église) peux (dois) faire. Or je crois que la pauvreté, c’est de partir de l’autre (Autre). 
L’impression globale est d’un peuple “riche” qui doit s’ouvrir aux “pauvres”. Et en un sens, il en est ainsi : il est riche et veut s’ouvrir aux pauvres. Puisqu’il y a des exclus, des marginalisés, des pauvres de pauvretés inacceptables, accepter cette situation n’est pas acceptable pour un chrétien : le Christ nous a dit qu’il est chacun d’eux. 
Mais il y a un contresens : on ne peut s’ouvrir aux pauvres que comme le Christ, en étant pauvre soi-même ; car c’est eux le Christ. Et comme on ne l’est pas (encore) on ne peut aller vers eux qu’à genoux : d’abord pour demander pardon, puis parce que, même sans peut-être le savoir (et il est vrai qu’on peut être pauvre avec une mentalité de riche), ils détiennent un secret dont tous nous avons besoin, la réalité du dénuement et de l’impuissance, et parce que le Christ, en eux, nous attend. 
Remarque : si on ne part pas de l’autre, “l’aide” (qui est un dû) ne sera pas vraiment fraternelle, elle sera l’apport d’un riche selon sa propre conception et ne donnera pas à l’autre sa place : je fais ça pour toi, toi sois donc ce que je peux attendre de toi. 
Demander pardon : Dieu dit (Dt 15, 4-5) Il n’y aura pas de pauvres parmi vous. S’il y a des pauvres, c’est que vous n’aurez pas gardé ma parole. La pauvreté, en toutes les nécessités fondamentales pour la vie physique, en société, et la dignité, est fruit d’une iniquité. En elle, c’est aussi le Christ qui a été frappé d’injustice. 
Et c’est là que je fais mon ajout personnel. Cette sorte de pauvreté, l’exclusion qui en découle, avec toutes ses conséquences, et parfois aussi la produit ; les pauvretés nées de la recherche de profit ou de domination, qu’elles soient individuelles ou collectives et fruit d’actions individuelles ou collectives, proviennent des “structures de péché” :si vous êtes fidèles à ma parole, il n’y aura pas de pauvres parmi vous. Et : Qu’as-tu fait de ton frère?
Actuellement, nous vivons sous une hégémonie politico-économique qui est fondée sur l’exclusion et éventuellement l’élimination, de tous ceux (individus, ethnies, pays, etc.) qui ne concourent pas utilement su projet global ; considère tout être vivant comme un moyen ; et use de la plus subtile manipulation pour y faire adhérer tous ses membres actifs. C’est la négation absolue de la fraternité (et de bien d’autres choses, mais c’était notre angle de vision).
Face à ce péché qui est une négation du Royaume, une négation de la fraternité essentielle, j’estime que ce n’est pas une option que s’en occuper ou pas : le Décalogue, et nombre des commandements qui s’y rattachent sont, non d’abord un code moral, mais une sorte de charte politique fondée sur la fraternité et la communion des pauvres, fruit du projet de Dieu. Pour le peuple juif, pour qui le peuple est “la personne principale”, c’était une évidence. Dans cette société, le plus petit avait toute sa place, l’inclusion était une obligation, et il ne devait y avoir aucune domination, ni violation du droit d’autrui et d’abus, et personne ne devait manquer de l’essentiel. C’était un but, et la cause : parce que je suis Dieu, qui vous ai libérés de l’esclavage, la domination, les abus de Pharaon. 
En lui aussi se fonde le service, tant du gouvernement, que sacerdotal, et je crois donc que les problèmes qu’on rencontre dans l’Église ont là leur source.
Les croyants en “le” Dieu de la Bible, a fortiori les chrétiens, ne peuvent prendre leur parti d’une structure politico-économique fondamentalement injuste et opposée au projet de Dieu. Si on ne s’y oppose pas, on devient, pour le moins, complice de ce péché. Tu me l’as fait. Tu ne me l’as pas fait.
Je crois que cette perspective fait de l’étude sérieuse et sans préjugés de cette réalité une mission nécessaire. Elle peut aussi éclairer la mission : d’une part peut-être, doit-elle commencer en nous et entre nous. 
Mais ne s’agirait-il pas d’abord, quand notre richesse de toutes sortes a appauvri l’autre, et d’abord notre richesse en “ vérité”: Le Christ est la Vérité, ça ne signifie pas que nous la détenions, surtout si cette Vérité est l’Amour et inclut notre pauvreté essentielle, de reconnaître l’autre réellement comme un frère, de faire ce qu’on ferait pour un frère: s’il est exclu d’une exclusion quelconque, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu&#039;elle disparaisse; annoncer notre propre indigence et esclavage en même temps que nous en sommes sauvés, libérés.
Concrètement, deux propositions : l’une, que j’ai vue, esquissée, dans la synthèse : sortir de notre “maison”, et aller, à deux (à trois s’il le faut), là où on ne serait plus chez nous, mais chez eux ; là où on apprendrait d’eux qui ils sont ; où on s’étonnerait et arriverait peut-être à croiser le regard de Dieu sur eux; et on dirait seulement qui on est. Ils accepteront peut-être, veux aussi, de sortir pour nous rencontrer où on est.
Je n’invente rien : c’est à peu près la démarche auprès des personnes en situation de rue, que j’ai connue dans l’association Aux captifs la libération, du vivant du frère Patrick Giros, mais elle peut s’appliquer à tout monde “autre”.
L’autre, je pourrais la communiquer si ça intéresse. C’est un projet que j’ai appelé : “Pas sans mon frère”, contre l’exclusion. A vrai dire, l’idée originale était qu’elle puisse couvrir toute la France. Il s’agirait donc peut-être d’essayer sur un petit territoire, et si ça marche, de lancer un appel pour pouvoir l’étendre.
Monique Pouchet]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai à peu près tout lu, aussi bien l’article que la synthèse du travail, très riche. Je n’ai pu y participer, ne vivant plus en France depuis 1994, mais ces dernières années, j’ai beaucoup suivi ce qui s’y vit, et aussi au CPHB dont j’ai été membre active plusieurs années, en particulier à l’équipe accueil, et l’équipe rue. C’est une communauté dont je n’ai pas trouvé l’équivalent, quant à la démarche de « synodalité », collégialité, coresponsabilité, accueil, ouverture, et d’une liturgie confrontant la Parole et la vie avec ses singularités et défis “ici et maintenant”. Elle est donc déjà bien préparée et avancée pour la démarche actuelle.<br />
Cependant, il me semble, à lire la synthèse, qu’elle n’évite pas certain écueil propre a l’engagement, ou difficilement évitable à moins d’un profond discernement « panoramique », mais justement cette synthèse fournit la base pour le voir, et que j’avais déjà rencontré il y a presque 30 ans.<br />
Cet écueil a, en fait, je pense, sa source dans le mystère même de l’Évangile- je veux dire que la gratuité qui en est le centre, mais à laquelle nous sommes rétifs (péché originel) &#8211; elle nous fait accorder trop d’importance à notre propre action pourtant indispensable.<br />
Je remarque, préalablement, qu’il est plusieurs fois parlé du “message”, parfois au pluriel, de l’Évangile ou des évangiles, alors qu’il est souvent fait allusion à une pluralité de perceptions, même de “croyances”.<br />
Et par exemple, ceux qui dont le plus à l’opposé de la démarche actuelle le sont “au nom du message de l’Évangile”.<br />
Cela pose une question.<br />
Il me semble donc que cette expression demande d’être plus explicitée.<br />
Et ce d’autant plus que cette démarche, et tout ce qu’elle comporte et implique ne serait rien sans, je ne dis pas le message, mais la réalité de l’Évangile et de l’appel qu’il constitue.<br />
Car le problème justement, de parler de message, c’est qu’on entre dans tout un tas de complications, d’interprétations, d’appropriations, et d’idéologisations : est-ce cette pluralité saine dont on parle, ou est-ce Babel, ou les deux ? (car beaucoup de que nous jugeons bon: comme la pluralité, la créativité, etc., ne peut non plus être un absolu), et l’Évangile est un défi mais il est extrêmement simple: Ta Parole illumine et les simples comprennent. Du reste, selon l’expression de Marc, l’Évangile c’est Jésus Christ.<br />
Ça a un rapport direct avec les quelques réflexions que je partage avec vous : en me limitant à accueil de l&rsquo;Autre (de l&rsquo;autre), communion (entre parenthèses je ne comprends pas pourquoi pas union ou unité, le foie et le cerveau sont différents, et pourtant les organes ont une union qui compose une unité), fraternité, et j’ajouterai une participation personnelle, un thème non abordé.<br />
Tous ces thèmes ont quelque chose en commun, qui est aussi au cœur, pour moi, de l’Évangile, et c’est là l’écueil : la pauvreté- à laquelle on peut joindre l’humilité.<br />
Jacques Loew, parlant de l’humilité au sujet de Moïse, la définissait ainsi :  être qui (ce que) on est. Ce qu’on est, chacun, c’est, une créature essentiellement pauvre, mais ne veut pas l’être. C’est pourquoi Jésus dit que la clé du Royaume est quelque chose d’impossible à l’homme : la pauvreté, et que pour nous en sauver, il a dû renoncer à tout ce qui était sien, entrer dans la mort qui était nôtre, pour que nous recevions la possibilité d’être pauvres et ainsi pouvoir recevoir la vie, qui est sienne.<br />
C’est en cette réalité que nous sommes frères, et frères de toute la Création, chacun à sa place dans le même projet d’amour. C’est pourquoi François d’Assise, aussi par exemple Charles de Foucauld, qui ont vécu le mystère de la pauvreté sont devenus des frères universels.<br />
Et la communion est fondée sur elle.<br />
L’écueil que je remarque, donc, c’est que toutes les réflexions et propositions partent d’un « moi », d’un «je » : qu’est-ce que je (ma communauté, mon Église) peux (dois) faire. Or je crois que la pauvreté, c’est de partir de l’autre (Autre).<br />
L’impression globale est d’un peuple “riche” qui doit s’ouvrir aux “pauvres”. Et en un sens, il en est ainsi : il est riche et veut s’ouvrir aux pauvres. Puisqu’il y a des exclus, des marginalisés, des pauvres de pauvretés inacceptables, accepter cette situation n’est pas acceptable pour un chrétien : le Christ nous a dit qu’il est chacun d’eux.<br />
Mais il y a un contresens : on ne peut s’ouvrir aux pauvres que comme le Christ, en étant pauvre soi-même ; car c’est eux le Christ. Et comme on ne l’est pas (encore) on ne peut aller vers eux qu’à genoux : d’abord pour demander pardon, puis parce que, même sans peut-être le savoir (et il est vrai qu’on peut être pauvre avec une mentalité de riche), ils détiennent un secret dont tous nous avons besoin, la réalité du dénuement et de l’impuissance, et parce que le Christ, en eux, nous attend.<br />
Remarque : si on ne part pas de l’autre, “l’aide” (qui est un dû) ne sera pas vraiment fraternelle, elle sera l’apport d’un riche selon sa propre conception et ne donnera pas à l’autre sa place : je fais ça pour toi, toi sois donc ce que je peux attendre de toi.<br />
Demander pardon : Dieu dit (Dt 15, 4-5) Il n’y aura pas de pauvres parmi vous. S’il y a des pauvres, c’est que vous n’aurez pas gardé ma parole. La pauvreté, en toutes les nécessités fondamentales pour la vie physique, en société, et la dignité, est fruit d’une iniquité. En elle, c’est aussi le Christ qui a été frappé d’injustice.<br />
Et c’est là que je fais mon ajout personnel. Cette sorte de pauvreté, l’exclusion qui en découle, avec toutes ses conséquences, et parfois aussi la produit ; les pauvretés nées de la recherche de profit ou de domination, qu’elles soient individuelles ou collectives et fruit d’actions individuelles ou collectives, proviennent des “structures de péché” :si vous êtes fidèles à ma parole, il n’y aura pas de pauvres parmi vous. Et : Qu’as-tu fait de ton frère?<br />
Actuellement, nous vivons sous une hégémonie politico-économique qui est fondée sur l’exclusion et éventuellement l’élimination, de tous ceux (individus, ethnies, pays, etc.) qui ne concourent pas utilement su projet global ; considère tout être vivant comme un moyen ; et use de la plus subtile manipulation pour y faire adhérer tous ses membres actifs. C’est la négation absolue de la fraternité (et de bien d’autres choses, mais c’était notre angle de vision).<br />
Face à ce péché qui est une négation du Royaume, une négation de la fraternité essentielle, j’estime que ce n’est pas une option que s’en occuper ou pas : le Décalogue, et nombre des commandements qui s’y rattachent sont, non d’abord un code moral, mais une sorte de charte politique fondée sur la fraternité et la communion des pauvres, fruit du projet de Dieu. Pour le peuple juif, pour qui le peuple est “la personne principale”, c’était une évidence. Dans cette société, le plus petit avait toute sa place, l’inclusion était une obligation, et il ne devait y avoir aucune domination, ni violation du droit d’autrui et d’abus, et personne ne devait manquer de l’essentiel. C’était un but, et la cause : parce que je suis Dieu, qui vous ai libérés de l’esclavage, la domination, les abus de Pharaon.<br />
En lui aussi se fonde le service, tant du gouvernement, que sacerdotal, et je crois donc que les problèmes qu’on rencontre dans l’Église ont là leur source.<br />
Les croyants en “le” Dieu de la Bible, a fortiori les chrétiens, ne peuvent prendre leur parti d’une structure politico-économique fondamentalement injuste et opposée au projet de Dieu. Si on ne s’y oppose pas, on devient, pour le moins, complice de ce péché. Tu me l’as fait. Tu ne me l’as pas fait.<br />
Je crois que cette perspective fait de l’étude sérieuse et sans préjugés de cette réalité une mission nécessaire. Elle peut aussi éclairer la mission : d’une part peut-être, doit-elle commencer en nous et entre nous.<br />
Mais ne s’agirait-il pas d’abord, quand notre richesse de toutes sortes a appauvri l’autre, et d’abord notre richesse en “ vérité”: Le Christ est la Vérité, ça ne signifie pas que nous la détenions, surtout si cette Vérité est l’Amour et inclut notre pauvreté essentielle, de reconnaître l’autre réellement comme un frère, de faire ce qu’on ferait pour un frère: s’il est exclu d’une exclusion quelconque, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu&rsquo;elle disparaisse; annoncer notre propre indigence et esclavage en même temps que nous en sommes sauvés, libérés.<br />
Concrètement, deux propositions : l’une, que j’ai vue, esquissée, dans la synthèse : sortir de notre “maison”, et aller, à deux (à trois s’il le faut), là où on ne serait plus chez nous, mais chez eux ; là où on apprendrait d’eux qui ils sont ; où on s’étonnerait et arriverait peut-être à croiser le regard de Dieu sur eux; et on dirait seulement qui on est. Ils accepteront peut-être, veux aussi, de sortir pour nous rencontrer où on est.<br />
Je n’invente rien : c’est à peu près la démarche auprès des personnes en situation de rue, que j’ai connue dans l’association Aux captifs la libération, du vivant du frère Patrick Giros, mais elle peut s’appliquer à tout monde “autre”.<br />
L’autre, je pourrais la communiquer si ça intéresse. C’est un projet que j’ai appelé : “Pas sans mon frère”, contre l’exclusion. A vrai dire, l’idée originale était qu’elle puisse couvrir toute la France. Il s’agirait donc peut-être d’essayer sur un petit territoire, et si ça marche, de lancer un appel pour pouvoir l’étendre.<br />
Monique Pouchet</p>
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