Dimanche 4 octobre, on fêtait le 800ème anniversaire de la mort de saint François d’Assise, patron des écologistes ; c’était aussi la fin du « Temps pour la Création » initié en 2015, chaque mois de septembre, par le pape François, sous la forme d’une journée mondiale de prière pour la Sauvegarde de la Création, et devenu un Temps pour la Création en 2021, afin d’inviter les communautés chrétiennes à prier et à engager des actions en faveur de l’écologie intégrale.
Cette année le thème international de cette période œcuménique était « l’eau vive » avec une belle lecture d’un texte d’Ézéchiel (47, 9 -12), qui présente l’eau vivifiante qui coule depuis le temple de Dieu, restaurant les terres stériles, ravivant la nature et soutenant des écosystèmes florissants.
En partenariat avec Notre-Dame des Anges, notre Groupe Écologie a préparé la « Messe pour la Sauvegarde de la Création », avec son nouveau chapelain Augustin, qui a accueilli très favorablement cette initiative commune. Nous étions une trentaine de Saints Merriens à rejoindre les habitués du dimanche matin dans leur chapelle, heureux de cette nouvelle rencontre.
Puis la journée s’est poursuivie avec la « Fête de la création », journée œcuménique coorganisée par le Forum 104, la chapelle Notre Dame des Anges, les protestants de l’EPUF Pentemont-Luxembourg, la chapelle Saint-Ignace, et Saint-Merry Hors-les-Murs . D’abord un repas offert par Oikocrédit, puis des ateliers sur l’écologie, où chacun a pu vérifier ses connaissances ou les développer dans une atmosphère ludique et joyeuse.
Elle s’est terminée par une célébration œcuménique. Une atmosphère très priante et recueillie autour de l’écologie.
Une très belle journée.
Elle nous a permis de nouer de nombreux contacts autour de l’écologie, à développer.
Solange et Henri
Messe pour la sauvegarde de la création à Notre-Dame des Anges 10 h 30
♫ Choral de Saint François d’Assise
- Très haut, puissant et bon Seigneur, alléluia,
louange et gloire à ton honneur, alléluia,
Car c’est toi seul qu’il faut louer, alléluia,
quel homme pourrait te nommer ? Alléluia ! Alléluia, alléluia, alléluia ! - Loué sois-tu pour le soleil, alléluia,
pour ce grand frère dans le ciel, alléluia,
Il éblouit de sa splendeur, alléluia,
de toi il montre la grandeur, alléluia ! Alléluia ! (ter) - Loué sois-tu pour frère vent, alléluia,
pour le ciel pur, pour tous les temps, alléluia,
L’eau qui nous vient de toi, Seigneur, alléluia,
nous est une humble et chaste sœur, alléluia ! Alléluia ! (ter) - Loué sois-tu pour qui pardonnes, alléluia,
en ton amour qui se console, alléluia,
Heureux les artisans de paix, alléluia,
par toi ils seront couronnés, alléluia ! Alléluia ! (ter)
Accueil
Bonjour à toutes et à tous.
Le temps de la Création qui s’achève aujourd’hui est une occasion, pour tous les Chrétiens, de se réunir autour de la beauté de la Création. Et aussi autour de François d’Assise dont nous célébrons le 800eme anniversaire de la mort. Elle sera aussi une occasion de nous réunir cet après-midi avec le Forum104 et nos frères protestants de Pentemont. Elle l’est, dès ce matin, de réunir les Chrétiens de Saint Merry Hors les Murs et son Groupe Écologie, et vous, fidèles de Notre-Dame des Anges, qui nous accueillez.
Soyez-en ici remerciés.
Hors les murs, nous le sommes en effet depuis 5 ans, ayant noués durant cette période des partenariats d’amitié avec vous, avec les Messes en plein Monde un samedi par mois, avec la paroisse Notre Dame d’Espérance, rue de la roquette, qui nous accueille un dimanche soir par mois, et aussi grâce aux liens en vidéo les autres dimanches à 11h lors d’une célébration de la parole, partagée dans toute la France, voire encore plus loin. Et enfin, plus exceptionnellement, comme ce matin, avec notre groupe Écologie, pour cette Messe pour la Sauvegarde de la Création.
Le temps de la Création, c’est en effet une occasion de s’arrêter une fois par an pour prendre le temps de contempler et de célébrer l’univers, la nature, la Création ; Si merveilleux dans leur complexité et leur diversité.
Et cela, même si les désordres climatiques sont en train de générer des bouleversements et des catastrophes dans des équilibres que nous avions cru immuables au sens propre c’est à dire non susceptible d’être perturbés par l’activité humaine. C’est pourtant ce qui est en train de se passer. Face à ces désordres, nous nous devons de continuer à agir sans baisser les bras, ainsi que nous y a incité, il y a 10 ans l’encyclique Laudato Si du Pape François, plus que jamais d’actualité.
C’est ce qu’il nous revient de vivre par la prière au cours de cette messe, mais aussi dans d’autres formes d’engagements que nous vous proposerons à la fin de cette messe.
Henri J.

Rite pénitentiel
Bénédiction et aspersion
♫ Chant : J’ai vu l’eau vive (J. Berthier)
- J’ai vu l’eau vive jaillissant du coeur du Christ, Alléluia ! ALLÉLUIA !
Tous ceux que lave cette eau seront sauvés et chanteront : Alléluia ! ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA ! - J’ai vu la source devenir un fleuve immense, Alléluia ! ALLÉLUIA !
Les fils de Dieu rassemblés chantaient leur joie d’être sauvés, Alléluia ! ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA ! - J’ai vu le Verbe nous donner la paix de Dieu, Alléluia ! ALLÉLUIA !
Tous ceux qui croient en son nom seront sauvés et chanteront : Alléluia ! ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA
📖 Lecture du Livre de la Sagesse (13, 1-9)
De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux. S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur. Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur. Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés : plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences : ce qui s’offre à leurs yeux est si beau ! Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse. S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?
Psaume 103
♫ Ô Seigneur, envoie ton esprit, qui renouvelle la face de la terre.
Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
Tu as pour manteau la lumière !
Tu as donné son assise à la terre :
Qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
Les eaux couvraient même les montagnes.
Dans les ravins tu fais jaillir des sources
Et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
Les oiseaux séjournent près d’elle :
Dans le feuillage on entend leurs cris.
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
La terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
📖 Lecture de la Lettre de Paul au Colossiens (1, 15-20)
Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.
♫ Alléluia !
📖 Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu (6, 24-34)
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.


Homélie et Credo
Dans les textes de la Parole de Dieu que nous méditons en ce jour, l’invitation à la contemplation de la création est d’une récurrence remarquable. Dans le Livre de la Sagesse, l’auteur s’étonne, comment se fait il que certains, en contemplant la beauté du monde, ne remontent pas jusqu’à Celui qui en est la source ? La création est là, elle nous parle de Dieu, et pourtant si nous ne faisons pas attention, le cœur humain peut s’arrêter aux apparences sans reconnaître l’Auteur de toute chose. Quant au psaume, il nous place devant l’émerveillement du psalmiste. La création devient une louange, un chant qui monte vers Dieu à travers l’œuvre de ses mains. Le psalmiste ne s’arrête pas à la beauté du monde, il y voit la trace du Créateur. Avec saint Paul, la contemplation s’élargit encore. Il nous montre le Christ comme l’image du Dieu invisible, le centre et le sens de toute la création. Tout existe par lui et pour lui. En lui, tout trouve sa cohérence et sa réconciliation. C’est une véritable christologie cosmique : contempler la création, c’est déjà se laisser conduire vers le Christ. Enfin, dans l’Évangile, Jésus nous invite à regarder les oiseaux du ciel, à observer les lys des champs. Cette contemplation devient pour nous une école de confiance. Si Dieu prend soin de ce qui est fragile et passager, combien plus veille t il sur chacun et chacune de nous. Ainsi, à travers la Parole de Dieu, nous pouvons conclure que la création est pour nous un chemin d’émerveillement, d’action de grâce et d’apprentissage de la confiance.

Mais, frères et sœurs, de vous à moi… est il encore possible, aujourd’hui, de contempler notre monde, la création, ou notre humanité… et d’en être vraiment émerveillé ? La question mérite d’être posée. Nous savons combien la création souffre. Le pape François, dans Laudato Si, nous a déjà rendus attentifs à cette réalité, d’une création maltraitée, épuisée, qui crie sous le poids des violences humaines, des logiques d’exploitation, de domination et d’indifférence. Ce cri, aujourd’hui nous l’entendons désormais partout. Et les voix se multiplient pour dénoncer cette souffrance de la création. Le pape Léon, dans son encyclique Magnifique humanité, nous rappelle à son tour les dangers qui pèsent sur notre humanité, notamment face aux avancées rapides et parfois déroutantes de l’intelligence artificielle. Aussi, nous sortons d’un été difficile, des régions privées de pluie, d’autres submergées par des inondations, des feux de brousse dévastateurs, des chaleurs extrêmes… bref, les effets du réchauffement climatique ne sont plus des hypothèses, ils sont visibles, tangibles, et tous nous en subissons ses effets douloureux. Le changement climatique touche tous les endroits de la planète, mais il affecte différemment les personnes et les peuples, ceux qui ont le moins contribué à ce phénomène étant souvent ceux qui en souffrent le plus. Alors oui frères et sœurs, contempler la création aujourd’hui peut provoquer des angoisses, des paniques, voir même des révoltes. Devant ce que nous voyons, devant ce que nous savons, l’émerveillement auquel nous invite la Parole de Dieu semble parfois difficile. Comment s’émerveiller devant ce que nous avons fait de notre monde, de la création, de notre humanité ?
Et pourtant, frères et sœurs, malgré tout ce que nous voyons, malgré tout ce qui pourrait nous décourager, nous devons continuer à contempler la création avec émerveillement et action de grâce. Non pas par naïveté, mais parce que cette contemplation est un acte de foi, un acte de résistance intérieure, un acte de conversion. Le pape Léon nous y encourage fortement à cultiver cette attitude de contemplation, car dit il : « la contemplation est le premier pas vers une authentique conversion écologique, là où les effets de notre rencontre avec Jésus Christ transforment réellement notre manière d’habiter le monde. » Autrement dit, contempler la création, même-si elle est blessée, ou même abîmée, c’est laisser le Christ éclairer notre regard, le laisser purifier nos peurs et nos angoisses afin de réorienter notre manière de vivre. S’arrêter pour contempler la création, au milieu de tout ce qui pourrait nous en détourner, c’est accueillir l’appel de Jésus dans l’Évangile : « Ne vous souciez pas du lendemain. » Non pas pour fuir nos responsabilités, non pas pour vivre dans l’insouciance ou l’indifférence. Bien au contraire. Jésus nous invite à replacer le curseur sur l’essentiel à chercher : « d’abord le Royaume de Dieu et sa justice », pour que la création et ses créatures en soient véritablement les bénéficiaires.
Frères et sœurs, « Chercher d’abord le Royaume de Dieu et sa justice », c’est choisir de donner la priorité à Dieu, à son règne, à sa manière d’agir, à sa justice, plutôt qu’à nos inquiétudes matérielles ou à nos angoisses. Concrètement, cela signifie remettre Dieu au centre de nos vies, lui faire confiance pour nos besoins, apprendre à sortir de ce qui nous angoisse et nous enferme. La justice de Dieu, avant d’être un programme moral, c’est d’abord son œuvre en nous : sa manière de nous rendre justes dans le Christ, de nous convertir, de nous réconcilier, de nous apprendre à regarder le monde et l’humanité avec son propre regard. Et le regard de Dieu, dès les premières pages de la Genèse, est clair : « Dieu vit que cela était très bon. » Accueillir cette justice, c’est laisser cette parole nous habiter, nous redresser, nous réorienter. C’est apprendre à voir la création non pas seulement à travers ses blessures, mais à travers la bonté et la beauté originelle que Dieu ne cesse de vouloir restaurer à travers nos engagements en faveur de la création. Alors, cette justice reçue devient justice vécue. Elle nous apprend à entrer dans des relations ajustées, à respecter le bien commun, à partager les biens de la terre, à dénoncer les accaparements et les injustices qui écrasent nos frères et sœurs. Chacun et chacune, à son niveau, est appelé à porter ce souci du monde, à devenir artisan de justice et de paix.
Cette année, le thème de l’eau guide notre prière dans ce temps de la création. Et déjà, les inégalités criantes autour de l’accès à l’eau potable nous interrogent : l’eau rare pour certains, l’eau trop abondante pour d’autres, l’eau polluée… Tout cela nous appelle à prier, mais aussi à nous engager, humblement, là où nous sommes. Un proverbe africain dit : « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves. » pour nous dire la plus petite action, le geste le plus discret, la conversion la plus simple, contribue à faire bouger les choses. Chaque ruisseau compte. Chaque engagement, même modeste, participe à construire un rapport plus juste envers nos frères, nos sœurs, et envers la création tout entière. Ainsi, chercher le Royaume et sa justice, c’est entrer dans ce mouvement de confiance, de conversion et de responsabilité. Un mouvement où la contemplation devient source d’action, et où l’action devient signe de foi.
Frères et sœurs, célébrer la sauvegarde de la création, c’est entrer dans une contemplation qui devient action, dans un regard qui ouvre un chemin de justice. Que le Seigneur nous donne cette contemplation active, humble et fidèle, pour servir la création et ceux qui l’habitent. Amen.
Fr Augustin Yamba
Religieux assomptionniste,
Chapelain de Notre Dame des Anges.
Prière universelle
♫ Seigneur, fais de nous, des ouvriers de paix,
Seigneur, fais de nous, des bâtisseurs d’amour !
Liturgie eucharistique
♫ Les mains ouvertes devant toi, Seigneur, pour t’offrir le monde
Les mains ouvertes devant toi, Seigneur, notre joie est profonde.
Garde-nous tout petits devant ta face,
Simples et purs comme un ruisseau.
Garde-nous tout petits devant nos frères,
Et disponibles comme une eau.
Garde-nous tout petits devant ta face,
Brûlants d’amour et pleins de joie.
Garde-nous tout petits parmi nos frères,
Simples chemins devant leurs pas !
♫ Sanctus
♫ Anamnèse
♫ Notre Père
♫ Agneau de Dieu

♫ Chant : Entre nos mains, tu es le pain
Paroles et musique : Noël Colombier
Entre nos mains, tu es le pain
Entre nos mains tu es la vie
Ouvre nos mains pour donner le pain
Ouvre nos mains pour donner la vie
Ces mains agrippées au travail qui bâtissent le monde
Ces mains unies par l’affection, les tendresses humaines
Ces mains, quand elles partagent le pain chantent ta gloire !
Ces mains croisées par l’amitié formant comme une chaîne
Ces mains qui serrent une autre main et redonnent confiance
Ces mains, quand elles partagent le pain chantent ta gloire !
Ces mains cordiales de l’accueil comme une porte ouverte
Ces mains levées comme un appel, les mains de la prière
Ces mains, quand elles partagent le pain chantent ta gloire !

♫ Chant d’envoi : Psaume de la Création
Par les cieux devant toi, splendeur et majesté
Par l’infiniment grand, l’infiniment petit
Et par le firmament, ton manteau étoilé,
Et par frère soleil, je veux crier : R/
Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,
Dieu vivant, Dieu très haut, tu es le Dieu d’amour ;
Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,
Dieu vivant, Dieu très haut, Dieu présent en toute création.

Par tous les océans et par toutes les mers
Par tous les continents et par l’eau des rivières
Par le feu qui te dit comme un buisson ardent,
Et par l’aile du vent, je veux crier : R/
Par tous les animaux de la terre et de l’eau
Par le chant des oiseaux, par le chant de la vie
Par l’homme que tu fis juste moins grand que toi,
Et par tous ses enfants, je veux crier : R/
Photo de 郭 心宇 sur Unsplash
Juste un petit mot, pour revenir sur l’appel d’Henri au début de célébration.
Comme je l’ai dit à ceux qui étaient présents ici dimanche dernier, notre chapelle a montré, il y a 10 ans et les années suivantes, un intérêt certain pour l’Écologie, à la suite de l’Encyclique Laudato Si du pape François.
En particulier, elle a participé à la démarche Église Verte, au titre de laquelle elle est labellisée.
Toute l’actualité climatique récente, mais bien au-delà ; montre l’urgence d’un engagement renouvelé, engagement que ne semblent malheureusement pas porter nos hommes politiques, ni en France ni au-delà.
C’est à nous chrétiens, entre autres, que revient de rappeler notre souci primordial pour nos frères, et en particulier les plus précaires et les plus démunis, premières victimes de ce dérèglement climatique.
C’est le sens de notre proposition.
Que celles et ceux qui seraient intéressés à mener une action ensemble dans la cadre de la Chapelle, nous rejoignent, Henri et moi, au fond de la chapelle, à la fin de la célébration.
Nous pourrons ainsi nous dénombrer, puis identifier nos intérêts plus spécifiques et comment les mettre en action.
Ainsi, dans le prolongement de l’atelier de la Fresque du climat vécu ici il y a quelque temps, nous pensons pouvoir vous proposer un Atelier 2 Tonnes, où pourraient participer également des fidèles de Saint-Merry Hors-les-Murs. Mais ce n’est qu’une proposition à examiner !
Merci
Frédéric S.

Célébration œcuménique pour la Création – Forum104


Mot de bienvenue et d’introduction
Nous sommes réunis au nom du Christ, aujourd’hui, 4 octobre 2026, jour de la Saint François d’Assise, pour une célébration œcuménique qui clôt le Temps pour la Création, une période de prière et d’action en faveur de notre maison commune qui se déroule chaque année du 1er septembre au 4 octobre. Le thème du Temps pour la Création cette année est « L’eau vive », tiré d’Ézéchiel 47, 9 à 12. Nous allons le lire tout à l’heure.
Pour rappel, nous sommes plusieurs à avoir organisé cette célébration : l’Église protestante unie de Pentemont-Luxembourg, le Forum104, Notre-Dame des Anges, Saint-Ignace et Saint-Merry Hors-les-Murs.
Un grand merci à l’équipe qui a préparé l’événement : Béatrice Birot de ND des Anges, Eliane Brouard de Saint-Merry Hors-les-Murs, Chiara Maniero de Saint-Ignace, moi-même pour le Forum104 et en coordinatrice, Annette Preyer de l’Église protestante de Pentemont-Luxembourg.
Un grand merci à OïkoCrédit, et en particulier à Valérie Utzkumar et Bruno Ralay-Ranaivo, pour le déjeuner partagé.
Un grand merci pour les chants à Saint-Merry Hors-les-Murs et à Aline Flamant à la flûte qui vont nous aider à chanter et prier.
Un grand merci aux animateurs et animatrices des ateliers, à toutes les personnes qui ont contribué à ce que nous puissions nous réunir aujourd’hui et un grand merci à vous tous et toutes qui êtes ici avec nous.
Notre célébration suit, avec quelques variations, une proposition qui a été élaborée par le comité d’organisation de l’Alliance pour le Temps pour la Création. Ce comité représente toutes les églises chrétiennes et tous les continents et a repris des textes de différentes églises membres.
Invitation à la prière :
Au commencement, l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux. Et Dieu vit que cela était bon.
Viens, Esprit Saint, et purifie les eaux.
Le prophète vit un fleuve jaillir du Temple, et partout où coulait ce fleuve, tout vivait.
Viens, Esprit Saint, et renouvelle la face de la Terre.
Jésus s’écria :« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et que boive celui qui croit en moi […] : « De son sein couleront des fleuves d’eau vive. »
Viens, Esprit Saint, et guéris ton peuple.
♫ Chant : Emmène-nous au cœur de ta parole
Paroles : A. Cabantous – Musique : L. Boldrini

R/ Emmène-nous au cœur de ta parole,
Emmène-nous au cœur des temps nouveaux.
Nous renaîtrons si nous savons te suivre,
Nous renaîtrons de l’Esprit et de l’Eau.
1. Ta voix nous conduit vers tout autre
Par de longs chemins ébauchés,
Depuis que ton pas et les nôtres
Se confondent en humanité R/
2. Tout au long de la longue trace,
Semée d’embûches et d’abandons,
Tu révèles à l’homme qui passe
Le sentier qui mène au pardon. R/
Action de grâce pour les eaux
Dieu tout-puissant et éternel, nous te rendons grâce pour ton amour dans toute la Création, et tout particulièrement pour ton don de l’eau qui soutient et purifie toute vie. Le Christ est l’eau vive, qui purifie, rafraîchit et renouvelle toutes choses. Nous rendons grâce pour les eaux qui embellissent tout ce dont nous jouissons, les espaces sauvages, la brousse, les montagnes, le littoral et la mer. Nous rendons grâce et te louons pour toutes les bonnes terres, les arbres et les pâturages, nos récoltes abondantes, et l’eau vive qui les abreuve.
(Adapté du Livre de prières anglican d’Aotearoa NZ)
Nous te rendons grâce de nous avoir donné la vie par l’eau, et pour toutes les eaux qui existent partout Nous te rendons grâce tout particulièrement pour les eaux qui nous nourrissent dans notre région : la Seine, la Marne, l’Oise, le Loing …



♫ Chant : Laudato Si
Paroles et musique : Patrick Richard
1 – Pour le souffle de Dieu qui planait sur les eaux, dès le commencement.
Pour l’astre du matin et pour ceux de la nuit fixés au firmament.
Pour le feu, la lumière et aussi pour le froid,
Pour l’eau et pour le vent, tout nous parle de toi.
Refrain : Laudato si, Laudato si, Laudato si, Laudato si, Laudato si !
Contre chant : Sois loué, Dieu créateur. Joie du ciel, joie, dans nos cœurs
2 – Pour tous les océans qui dessinent la terre, du levant au couchant.
Pour la montagne fière et les vastes vallées, les forêts et les champs.
Pour la fleur en bouton, le jardin qui verdoie,
Pour le mil et le blé, tout nous parle de toi. R/
3 – Pour les bêtes de l’eau, de la terre ou du ciel, ce grouillement vivant.
Pour l’homme et pour la femme que tu fis s’élever, et pour tous leurs enfants.
Quand ils disent l’amour, quand ils tendent les bras,
Comme des frères et sœurs, ils nous parlent de toi. R/
4 – Pour la maison bâtie par les humbles de cœur, qui abrite chacun.
Les artisans de paix d’une planète bleue où tout homme est voisin.
Dans l’espoir de ce jour qui bientôt lèvera,
Où, ici et ailleurs, on te reconnaîtra. R/

Nous te rendons grâce, ô Dieu, car au commencement tu nous as créés à ton image et tu nous as placés dans un jardin bien arrosé. Dans le désert, tu as promis des sources d’eau à ceux qui avaient soif, et tu as donné à ton peuple de l’eau du rocher. Lorsque nous ne connaissions pas le chemin, tu as envoyé le Bon Pasteur pour nous conduire vers des eaux paisibles. Sur la croix, tu nous as lavés à partir du côté blessé de Jésus, et en ce jour, tu nous combles à nouveau de l’eau de la vie. Tu nous baignes dans ton pardon, ta grâce et ton amour. Tu désaltères tous ceux et celles qui ont soif, et tu nous donnes la vie que toi seul peux donner.
(Adapté de All Creation Sings, Église évangélique luthérienne en Amérique)
Mais nous déplorons d’avoir négligé ce don et d’avoir pris l’eau pour acquise.
Temps de Silence
Oui, nous sommes responsables, à des degrés divers, institutionnellement, collectivement et individuellement, de la situation actuelle, du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Nous allons exprimer nos regrets et notre tristesse – par ma voix – et tous ensemble pour dire « ashamnu », ce qui signifie en hébreu « nous sommes tous et toutes coupables ».

Prions
Nous contemplons tes eaux, ô Dieu, et nous pleurons :
Les rivières coulent polluées.
Les océans s’étouffent sous le plastique.
La vie marine disparaît des mers qui se réchauffent.
Les récifs coralliens s’éteignent et les écosystèmes de pêche s’effondrent.
Tous : Ashamnu
Les mers montent et engloutissent les côtes.
Les tempêtes se renforcent.
Les inondations détruisent les maisons.
La sécheresse fissure la Terre et les enfants ont soif.
Les végétaux et les animaux migrent
Dépourvus de ressources, les populations humaines migrent à leur tour.

Tous : Ashamnu
Nous confessons que nous n’avons pas protégé tes eaux.
Nous avons consommé l’eau sans retenue.
Nous avons pollué ce que tu as dit « bon » au commencement
Nous avons perdu le sens de responsabilité pour la terre et pour nous frères et sœurs.
Nous séparons nos combats comme si écologie et justice sociale n’étaient pas une seule et même exigence.
Nous avons oublié que le fleuve de la vie coule de ton trône.
Tous : Pardonne-nous, ô notre Dieu.
Silence
♫ Chant : Jésus, le Christ, lumière intérieure (Taizé)
Jésus, le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Jésus, le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

Pardon
La miséricorde de Dieu coule comme de l’eau vive. L’amour de Dieu est incarné en Jésus qui a calmé les eaux agitées. Il nous pardonne et apaise nos cœurs afin que la justice puisse se répandre dans tous les aspects arides de notre vie. Au nom du Christ, puisse cette grâce nous libérer pour que nous puissions en vivre et proclamer la bonne nouvelle de la guérison de toute la Création.
Amen
Prière : Ps 65, 6-14
Avec justice, tu nous réponds par des merveilles, Dieu notre sauveur,
sécurité de la terre entière jusqu’aux mers lointaines.
Il affermit les montagnes par sa vigueur ; il se ceint de bravoure.
Il apaise le vacarme des mers, le vacarme de leurs vagues
et le grondement des peuples.
Au bout du monde, on s’effraie de tes signes,
tu fais crier de joie les régions du levant et du couchant.
Tu as visité la terre, tu l’as abreuvée ; tu la combles de richesses.
La rivière de Dieu regorge d’eau, tu prépares le froment des hommes.
Voici comment tu prépares la terre :
Enivrant ses sillons, tassant ses mottes, tu la détrempes sous les averses,
tu bénis ce qui germe.
Tu couronnes tes bienfaits de l’année, et sur ton passage la fertilité ruisselle.
Les pacages du désert ruissellent, les collines prennent une ceinture de joie,
les prés se parent de troupeaux ; les plaines se drapent de blé : tout crie et chante.
Amen
Virgule musicale (refrain Laudato si, seulement joué à la flûte)
Liturgie de la Parole
📖 Ézéchiel 47, 1-12 (TOB)
Il me fit venir vers l’entrée du temple ; or, de l’eau sortait de dessous le seuil de la Maison, vers l’orient, car la façade de la Maison était à l’orient ; et l’eau descendait au bas du côté droit de la Maison, au sud de l’autel. Il me fit sortir par la porte nord ; puis il me fit contourner l’extérieur, jusqu’à la porte extérieure qui est tournée à l’orient, et voici que l’eau coulait du côté droit. Quand l’homme sortit vers l’orient, le cordeau à la main, il mesura mille coudées ; il me fit traverser l’eau : elle me venait aux chevilles. Puis il mesura mille coudées et me fit traverser l’eau : elle me venait aux genoux. Puis il mesura mille coudées et me fit traverser l’eau : elle me venait aux reins. Puis il mesura mille coudées : c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau avait monté, de l’eau pour un nageur, un torrent où l’on n’avait pas pied. Il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Il m’emmena puis me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici que, sur le bord du torrent, il y avait des arbres très nombreux, des deux côtés. Il me dit : « Cette eau s’en va vers le district oriental et descend dans la Araba : elle pénètre dans la mer ; quand elle s’est jetée dans la mer, les eaux sont assainies. Et alors tous les êtres vivants qui fourmillent vivront partout où pénétrera le torrent. Ainsi le poisson sera très abondant, car cette eau arrivera là et les eaux de la mer seront assainies : il y aura de la vie partout où pénétrera le torrent. Alors des pêcheurs se tiendront sur la rive ; et depuis Ein-Guèdi jusqu’à Ein-Eglaïm, ce sera un séchoir à filets. Les espèces de poissons seront aussi nombreuses que celles de la grande mer. Mais ses lagunes et ses marais ne seront pas assainis ; on les laissera pour avoir du sel. Au bord du torrent, sur les deux rives, pousseront toutes espèces d’arbres fruitiers ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne s’épuiseront pas ; ils donneront chaque mois une nouvelle récolte, parce que l’eau du torrent sort du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture et leur feuillage de remède. »
Virgule musicale (refrain Laudato si, seulement joué à la flûte)

📖 Apocalypse 22, 1-7 (TOB)
Puis il me montra un fleuve d’eau vive, brillant comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la cité et des deux bras du fleuve, est un arbre de vie produisant douze récoltes. Chaque mois il donne son fruit, et son feuillage sert à la guérison des nations. Il n’y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la cité, et ses serviteurs lui rendront un culte, ils verront son visage et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront aux siècles des siècles.
Puis il me dit : Ces paroles sont certaines et véridiques ; le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange, pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles prophétiques de ce livre.
♫ Chant : Laudate omnes gentes, laudate dominum (Taizé)
📖 Jean 7, 37-39 TOB
Le dernier jour de la fête, qui est aussi le plus solennel, Jésus, debout, se mit à proclamer : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et que boive celui qui croit en moi. Comme l’a dit l’Écriture : “De son sein couleront des fleuves d’eau vive.” » Il désignait ainsi l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui : en effet, il n’y avait pas encore d’Esprit parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
Silence

Profession de foi
Nous croyons en Dieu, qui crée toutes choses,
qui embrasse toutes choses, qui célèbre toutes choses,
qui est présent dans chaque fibre du tissu de la Création.
Nous croyons en Dieu, source de toute vie,
qui baptise cette planète d’eau vive.
Nous croyons en Jésus-Christ, visible dans celui qui souffre,
le pauvre, celui qui souffre de malnutrition,
le réfugié climatique.
Et nous croyons en Jésus-Christ, graine de vie,
venu pour réconcilier et renouveler ce monde
et tout ce qu’il contient.
Nous croyons au Saint-Esprit, le souffle de Dieu,
qui agit avec Dieu
et qui agit parmi nous et avec nous aujourd’hui.
Nous croyons en la vie éternelle en Dieu.
Et nous avons l’espérance qu’un jour Dieu mettra fin à la mort et à toutes les forces destructrices.
(Lutheran Theological College, Inde du Sud, adapté)
Invitation à prier les uns pour les autres
Avec le pape Léon XIV, reprenons les mots du prophète Isaie
« forger les épées en socs de charrue ».
(Is 2,4)
Réorientons ce qui a été utilisé pour la destruction, vers la vie, pour le soin des pauvres, la nourriture des affamés et la sauvegarde de Création.
Qu’avons-nous fait depuis onze ans, depuis la COP21 de Paris, depuis la publication de Laudato Si et l’appel lancé par le pape François à « unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral » ? « Nous ne pouvons ignorer la clameur de la terre ni la clameur des pauvres. »
Prions :
Prière universelle
Dieu des eaux vives, nous prions aujourd’hui pour un monde meurtri où les eaux sont exploitées, polluées et privatisées.
Nous prions pour les lieux où les plastiques, les toxines et les marées noires noircissent les ruisseaux et les zones humides, pour les communautés dont les eaux de pêche sont contaminées et dont les enfants boivent de l’eau polluée.
Nous prions pour que les gens soient encouragés à agir, en vertu de leur pouvoir et de leur savoir, pour créer le changement et inciter gouvernements, entreprises et communautés à protéger l’eau, et à la partager de manière juste.
Guéris ce qui a été empoisonné. Rends justice là où le profit a réduit la vérité au silence.
Là où coule l’eau, Seigneur, que tout vive, les arbres pour la nourriture et les feuilles pour la guérison.
♫ Chant : Cantique des créatures – Bénissez le Seigneur (Taizé)

1. Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur !
Vous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur !
À lui louange pour toujours, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
2. Vous les cieux, bénissez le Seigneur !
Et vous les eaux dessus le ciel, bénissez le Seigneur !
Et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
Nous prions pour toutes les rivières endiguées sans le consentement des plus vulnérables ;
pour les agriculteurs dont les terres s’assèchent après les crues saisonnières ;
pour les peuples autochtones dont les eaux sacrées sont détournées vers des villes lointaines et des centres de données ; pour la souffrance des communautés dont les ressources sont pillées par la cupidité des entreprises, et dont la santé est sacrifiée au profit de la consommation mondiale.
Libère ce qui a été injustement contrôlé.
Que les rivières coulent à nouveau avec dignité et vie.
Là où coule l’eau, Seigneur, que tout vive,
les arbres pour la nourriture et les feuilles pour la guérison.
3. Et vous la lune et le soleil, bénissez le Seigneur !
Et vous les astres du ciel, bénissez le Seigneur !
Vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
4. Vous tous souffles et vents, bénissez le Seigneur !
Et vous le feu et la chaleur, bénissez le Seigneur !
Et vous la fraîcheur et le froid, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
Nous prions pour les océans alourdis par les déchets plastiques et chimiques ; pour les récifs coralliens blanchis par le réchauffement des mers ; pour les grandes baleines naviguant à travers des labyrinthes de nylon et de filets fantômes ; pour la vie microscopique, le plancton et le krill, qui se mêlent désormais à la poussière invisible des déchets synthétiques ; pour les rivières qui transportent nos déchets : les engrais, les teintures et les métaux lourds.
Transforme notre culpabilité en grâce et notre apathie en action.
Fais de nous un peuple qui vit dans la justice et apporte la guérison à chaque rivage et à chaque cours d’eau.
Là où coule l’eau, Seigneur, que tout vive,
les arbres pour la nourriture et les feuilles pour la guérison.
5. Et vous les nuits et les jours, bénissez le Seigneur !
Et vous les ténèbres, la lumière, bénissez le Seigneur !
Et vous les éclairs, les nuées, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
6. Et vous montagnes et collines, bénissez le Seigneur !
Et vous les plantes de la terre, bénissez le Seigneur !
Et vous sources et fontaines, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
Nous prions pour les communautés où la montée des eaux emporte les villages et les terres ancestrales,
où l’eau salée envahit les puits d’eau douce,
où les tombes sont emportées avec les souvenirs et le sentiment d’appartenance ;
pour ceux et celles qui ont le moins contribué au changement climatique, mais qui souffrent les premiers et le plus.
Garde-les dans la dignité et renforce la détermination mondiale en faveur de la justice.
Là où coule l’eau, Seigneur, que tout vive,
les arbres pour la nourriture et les feuilles pour la guérison.
7. Et vous rivières, océans, bénissez le Seigneur !
Vous tous bêtes et troupeaux, bénissez le Seigneur !
Vous tous oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
8. Vous, les enfants des hommes, bénissez le Seigneur !
Les esprits et les âmes des justes, bénissez le Seigneur !
Les saints et les humbles de cœur, bénissez le Seigneur ! Bénissez le Seigneur !
Nous prions pour les bidonvilles et les villages ruraux où les robinets sont à sec ou où l’eau n’est pas potable ; pour les enfants qui marchent des kilomètres pour aller chercher de l’eau ou les femmes accablées par la pénurie ; pour ceux dont la maladie est causée par une eau contaminée.
Nous prions pour ceux dont la vie est étroitement liée à l’eau, les populations côtières, les pêcheurs, les biologistes marins, les ingénieurs hydrauliques, qui peuvent nous enseigner des façons sages de vivre avec l’eau. Nous prions pour que les gens soient poussés à agir et utilisent leur pouvoir inhérent ou celui qui leur a été confié pour créer le changement. Incite les gouvernements, les entreprises et les communautés à protéger et à partager l’eau de manière juste.
Là où coule l’eau, Seigneur, que tout vive,
les arbres pour la nourriture et les feuilles pour la guérison.
(Église méthodiste d’Afrique australe)




