Comme prévu, le Rapport synodal du groupe 5 chargé d’approfondir « la participation des femmes à la vie et à la gouvernance de l’Église », a été remis le 10 mars 2026 au secrétariat général du Synode. Ce rapport ouvre un chemin, mais ce n’est pas fini, loin de là !
En voici deux résumés différents et intéressants :
- Le premier est un plan détaillé des trois parties de ce rapport final, vous pouvez le lire ICI
- Le second est un article qui commente ce rapport final : vous pouvez le lire LÀ
Cela vaut vraiment la peine de les lire pour s’appuyer dessus…

Vous rappelez-vous qu’un groupe de Saint-Merry Hors-les-Murs avait envoyé à ce groupe 5 sa contribution (ici en lien), faisant part de son expérience et de ses réflexions sur les baptisé/e/s, les divers ministères possibles, les places des laïcs, des laïques et celle des « clercs » ?
Des membres de Saint-Merry ont également participé activement au texte unique produit et signé par la CEPFE (Commission d’Étude sur la Place des Femmes dans l’Église) à l’intention du même groupe 5 ainsi que du groupe 6. En effet, les rédacteurs pour la CEPFE, quoique membres de diverses associations, partaient, eux, de points de vue différents avec un même centre d’intérêt. Ils ont affirmé qu’il était nécessaire de réfléchir à partir de la dignité baptismale de tous et toutes dans l’Église pour traiter correctement des nombreuses questions qui concernent spécifiquement les femmes (ici en lien). Points de départ différents donc, mais convergences certaines au nom de l’Évangile comme référence inspirante même et surtout –oui, surprise pour certains- pour notre époque. Contribution permise par des partenariats avec des « chrétiens d’ouverture » (nom provisoire), thème qui a été abordé lors de son Assemblée, ce 13 mars.
Nous avons ainsi, sans doute de façon modeste, aidé à ce Rapport de la commission 5 du Synode. Ce rapport commence à donner leur nom aux problèmes (cléricalisme, machisme) et envisage des changements concrets dans la mentalité, le langage, les représentations, et les formations, mais c’est encore bien flou : il est écrit « Rien n’empêche les femmes d’assumer des rôles de leadership » : le reconnaître est mieux que rien, mais ce n’était pas vraiment la question, et bien d’autres sujets sont encore esquivés ou repoussés pour étude complémentaire…
Cependant, c’est un (petit) pas de plus dans l’analyse de la question, et le synode sur la Synodalité n’est pas fini…
Comme bien d’autres, nous avons ainsi répondu à la demande de François et de Léon XIV, et exercé nos droits de modestes pierres de notre Église : le Synode, canoniquement, nous représente.
Certes, c’est insuffisant selon nous, certes il y a encore du chemin à faire ensemble, mais un chemin s’ouvre.
C’est à nous d’y participer quand on nous le propose, car un droit s’use si on ne s’en sert pas !





