En ce dimanche de rentrée, nous nous retrouvons pour célébrer ensemble l’Eucharistie.
Depuis 5 ans que nous avons été jetés hors-les-murs, ces rencontres en présentiel, plus rares, préparées le lundi par ceux qui le souhaitent – ce qui en fait tout à la foi leur force et leur fragilité – ont pris un relief particulier et vivifient notre communauté. Nous remercions Antoine Guggenheim et la paroisse Notre-Dame d’Espérance de nous accueillir cette année encore.

Accueil

Bonsoir et bienvenue à chacune et à chacun en ce dimanche de rentrée. Nous sommes heureux de nous retrouver, après ces deux mois d’été où nos chemins nous ont parfois conduits loin de Paris.
Lundi soir, nous n’étions que deux personnes à la préparation : Marie-José, fidèle d’entre les fidèles des préparations et moi-même, en tant que représentant du groupe chant. José, qui préside notre eucharistie ce soir, nous a rejoints un peu plus tard.
Nous avons considéré que nous ne pouvions pas préparer la célébration avec si peu de participants. À Saint-Merry, c’est la Communauté toute entière qui prépare les célébrations, et non une petite équipe constituée à l’avance.
Ainsi, comme cela est déjà arrivé une fois lorsque nous étions dans les murs, la messe de ce jour n’a pas été préparée. Comme il n’y a pas eu de partage sur les textes, il n’y aura pas de fil directeur ni de phrase sur le lutrin. J’ai choisi un chant parce que le couplet me semblait faire écho à une phrase de l’Évangile, et non en référence au sens que nous voulions donner à la célébration. Nous lirons l’ensemble des textes proposés par la liturgie, dans l’ordre. Nous n’avons pas de lecteur et nous comptons donc sur l’une ou l’autre d’entre vous pour lire les différentes lectures. Il y aura un temps de partage en petits groupes sur ces textes, sans question pour orienter les débats, et celles et ceux qui le souhaitent pourront dire un court mot en micro libre à l’issue de ce partage. De son côté, José a souhaité nous partager en quelques mots le lien qu’il fait entre une phrase de l’Évangile du jour et ce que vit notre Communauté en ce moment.
Nous aurons à l’évidence à discerner dans les prochains jours ou les prochaines semaines sur ce que cette situation dit de notre Communauté. Je formulerais deux questions, en ayant immédiatement conscience que ma manière de les poser risque, en elle-même, d’orienter ou de biaiser le débat : comment notre Communauté, et comment chacune et chacun d’entre nous, se prépare à habiter le lieu que le diocèse nous promet ? Comment notre Communauté, si attachée à sa manière de célébrer, comment chacune et chacun d’entre nous, met le partage de la Parole et du Pain au centre de sa vie ?
Remplis de ces questions et de toutes les autres questions qui nous animent en ce moment, remplis de tout ce que nous apportons ce soir dans le secret de notre cœur, nous nous rassemblons, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

Vincent

📖  Livre de Ben Sira le Sage (Si 27, 30 – 28, 7)
Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître. Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ? Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ? Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas.

Psaume 102

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

📖  Lettre de Paul Apôtre aux Romains (Rm 14, 7-9)
Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

♫ Alleluia

📖  Évangile de Jésus Christ selon Matthieu (18, 21-35)
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’ Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’ Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’ Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’ Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.

J. Idoux-coll. privée

Dieu de tendresse, regarde ton peuple, écoute-nous, exauce-nous.

♫ Saint, Saint, Saint, le Seigneur
Il est le Dieu de l’univers
Le ciel et la tere sont remplis de la terre
Et bénis soit celui qui vient au nom du Seigneur

Anamnèse

Proclamons le mystère de la foi
A Toi qui es mort pour nous
A Toi qui es vivant
A Toi qui reviendras
Honneur Louange et Gloire

♫ Agneau de Dieu
Toi qui enlèves le péché du monde
Prends pitié de nous
Donne-nous la paix

♫ Peuple d’un Dieu qui est justice

Peuple d’un Dieu qui est justice
En prenant soin des plus petits
Ta seule gloire est le service
L’amour de ceux que l’on oublie

Invente avec ton Dieu l’avenir qu’il te donne
Invente avec ton Dieu tout un monde plus beau

Le Fils de l’Homme est plein de grâce
Quand il descend chez les pécheurs
Fais comme lui et prends ta place
Sous la livrée du serviteur

Peuple d’un Dieu qui est tendresse
Et qui te dit son amitié
Ne sois pas sourd à la détresse
Reçois de lui d’avoir pitié


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