Jésus vient, par son incarnation, recentrer l’homme, sujet d’histoire, de son histoire, au cœur du monde. Il vient lui redire combien il est appelé, étant une image du Créateur, à parachever l’œuvre de la création, dans l’actualité de sa vie, dans l’actualité du monde. La création est œuvre d’un Dieu qui, par amour, crée l’homme et tout ce qui l’entoure et l’invite à l’amour. Jésus, lui, découvre que cette grandeur d’âme ne peut s’épanouir que quand elle prend racine au plus profond de soi. On ne donne que ce que l’on a. Et mieux encore, ce que l’on est. Avec bonheur donc, à travers la rencontre, la communication avec l’autre, dans la sincérité de son cœur, dans la qualité de ses gestes, de son regard, de sa parole, l’homme réalise cette vocation du ciel. Il comprend et vit mieux sa liberté. Il saisit le sens de sa finitude et les limites de sa liberté. À ce prix, il devient sel de la terre, lumière du monde. Il a en gage la sauvegarde de la création. Alors au ciel, par l’achèvement de la terre.
José
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L’atelier « Paysage religieux » a choisi de centrer sa réflexion sur ce qui, au-delà de la diversité des sensibilités et des parcours de foi, peut rassembler les croyants aujourd’hui. Dans le cadre de l’année du Cinquantenaire de Saint-Merry, une question a été adressée à tous : « Dans le monde d’aujourd’hui, quel est, pour vous, l’essentiel du message de Jésus ? »




