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Des nouvelles du groupe de réflexion Ecclésiologie

Des nouvelles du groupe de réflexion Ecclésiologie

Une vingtaine de personnes se sont retrouvées le soir du Vendredi Saint pour la première rencontre de ce groupe, animé par Olivier C. Celle-ci a permis à celles et ceux qui le souhaitaient de préciser leurs attentes et propositions quant à la nature de nos travaux. En partant d’une liste assez riche de thèmes possibles qui pouvaient être déclinés sous ce vocable d’ecclésiologie (six thèmes principaux, détaillés en 27 sous-thèmes, identifiés par Olivier), nous nous sommes d’ores et déjà mis d’accord sur quelques points qui devraient structurer nos rencontres :

  • le choix d’une approche avant tout opérationnelle, concrète, loin de tout intellectualisme gratuit, afin d’aider la communauté à rebondir et à se préparer à faire Église autrement, sans jamais négliger une dimension de parcours spirituel, pour que chacun puisse puiser dans nos échanges de quoi nourrir sa foi ; les apports qu’Eléna Lasida avait commencé à proposer à l’Équipe pastorale ces derniers mois devraient, à ce titre, être une source d’inspiration ;
  • la volonté de s’ouvrir sur le vécu d’autres communautés de fidèles, présentes ou passées, françaises ou étrangères, plus ou moins proches de notre communauté, afin d’élargir notre vision des enjeux et des options possibles ; cela devrait aussi nous aider à prendre en compte la pluralité qui existe au sein de l’Église universelle, mais aussi dans notre communauté ;
  • le désir d’associer à nos échanges des auteurs, des acteurs, des témoins… avec qui nous aimerions partager sur la question de l’Église de demain ;
  • la nécessité d’articuler des travaux en grand groupe avec d’autres, qui seraient menées en sous-groupes par des membres plus désireux de s’investir sur un thème ; sans oublier de rendre régulièrement compte de l’avancée de nos travaux à l’ensemble de notre communauté.

Plusieurs pistes de recherche ont particulièrement retenu l’attention :

  • Comment avancer vers une Église plus synodale ? Ce qui nécessiterait de tirer des leçons des dernières expériences synodales.
  • Les relations prêtres/laïcs, ce qui implique d’en questionner les fondements ; ou comment préparer la sortie du cléricalisme ?
  • La démocratie dans l’Église.
  • Comment participer à une Église en sortie ? Ou encore, comment agir dans une société occidentale qui a tendance à évacuer ses références chrétiennes ? Ou encore, comment développer une pastorale de la rencontre ?
  • Les difficultés de réception dans la société du langage ecclésial (ex. : comment parler de salut, de rédemption aujourd’hui ?).
  • Comment engager le dialogue avec les jeunes générations ?
  • La place du sacré.

Par ailleurs, voici quelques formules qui ont jailli au cours de la réunion
et qui pourraient être gardées en mémoire :

  • L’Évangile se passe de mandat.
  • Le cléricalisme n’existe pas dans les pays où l’Église n’a pas de pouvoir.
  • La notion de service dans l’Église sert souvent de faux-nez pour justifier l’exercice du pouvoir.
  • Il faudra interroger la différence qui existe entre la perception que les prêtres ont de leur mission et la conception que nous en avons.
  • Être fier d’être une minorité.
  • Quelle manière d’être pour favoriser l’engendrement du Prochain à la vie divine ?

Nous sommes invités à préparer notre prochaine rencontre en réfléchissant à deux questions : qu’entendons-nous par “communauté ecclésiale” ? Quel rôle y tient la liturgie ? Rien n’interdit, bien au contraire, à chacun.e de faire parvenir aux autres membres du groupe une contribution écrite, réduite à l’essentiel, pour faciliter le démarrage de nos échanges. Dans la seconde quinzaine d’avril (date et horaire encore à confirmer), Olivier et Jean-Claude Thomas proposeront un chemin pour les prochaines semaines, qui tiendra compte des pistes déjà évoquées – le rythme de réunion étant prévu d’environ toutes les trois semaines.

Contact pour qui voudrait rejoindre ce groupe : groupe-ecclesiologie@saintmerry-hors-les-murs.com

Olivier C., pour le groupe Ecclésiologie

Blandine Ayoub

Née au moment du Concile Vatican II, elle est impliquée depuis près de 40 ans dans la communauté de Saint-Merry, tout en cultivant un tropisme bénédictin, grâce à son père moine de la Pierre-Qui-Vire. Par son mariage avec un Alepin, elle a également adopté la Syrie comme deuxième patrie. Elle est responsable d’un centre de ressources documentaires dans un centre de formation professionnelle de la filière éducative et sociale.

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