D

Dimanche 20 février 2022. « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez… »

Pour faciliter la rencontre, prenez les textes de ce dimanche avec vous. Vous les trouverez ici
Pour vous connecter à la rencontre de 11 h dimanche, cliquez ici.

Entrée en prière

♫Purcell- Sound the trumpet

Accueil

Quelle variété dans les textes de ce matin !
D’abord, extraite du premier livre de Samuel, voici une scène digne d’un péplum italien, suivie d’une lettre  paulinienne un peu absconse mais qui rappelle le rôle indispensable de l’Incarnation pour joindre « terre et ciel », ensuite un psaume empreint d’une confiance magnifique en la tendresse de Dieu, enfin ce long passage de Luc qui retint l’essentiel de notre attention lors de la préparation.
Ce dernier texte, apparemment radical et d’une exigence parfois inatteignable pour les pécheurs que nous sommes n’est-il pas, avec sa suite d’injonctions ou d’invitations, comme un prolongement des Béatitudes de dimanche dernier ? Mais des Béatitudes qui nous engagent plus directement encore, puisqu’il s’agit de situations concrètes et multiples. À travers nos réactions instinctives, notre sens du partage et de la gratuité, notre capacité à pardonner, comment se traduisent nos relations aux autres, ennemis compris ?
Avant de saisir vraiment ce que nous demande Jésus, avant de tenter une mise en pratique dans le quotidien de nos vies, grâce au soutien des uns pour les autres, laissons-nous habiter par la Parole, nous qui sommes réunis ici et maintenant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Alain Cabantous

Chant : Laisse-toi habiter par la Parole

1/ Laisse-toi habiter aujourd’hui par la Parole
Laisse-toi transpercer aujourd’hui par le Souffle de feu

Dont nul ne sait ni d’où il vient ni où il mène dans la nuit (bis)

2/ Laisse-toi pénétrer aujourd’hui par la lumière
Laisse-toi irriguer aujourd’hui par l’amour pur et fort

3/ Laisse-toi assoiffer aujourd’hui par la fontaine
Laisse-toi affamer aujourd’hui par le pain partagé

4/ Laisse-toi repétrir aujourd’hui comme la glaise
Laisse-toi recréer aujourd’hui en cet homme nouveau

5/ Laisse-toi traverser aujourd’hui par l’espérance
Laisse Dieu advenir aujourd’hui, laisse Dieu être Dieu

6/ Laisse-toi habiter aujourd’hui par la Parole
Laisse-toi transpercer aujourd’hui par le Souffle de feu

J. Idoux – Coll privée

Évangile de Jésus-Christ selon Luc (Lc 6, 27-38)

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure, dont vous vous servez pour les autres, servira de mesure aussi pour vous. »

Méditation musicale

♫ Voces 8 – Traditional : Soay (Arr. Dale)

Rembrandt, van Rijn – Le retour du fils prodigue (détail) 1663-1665 – Musée de l’Ermitage – St-Pétersbourg

Partage en petits groupes

Qu’est-ce qui est possible pour moi, dans ce texte, et m’ouvre un chemin ?


Chant : Qu’as-tu à me dire Seigneur ?

1 – Qu’as-tu à me dire Seigneur ?
Qu’as-tu à me dire de Toi ?
Ô Dieu de bonté et de tendre amour.
Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute. (bis)

2 – Qu’as-tu à me dire Seigneur ?
Qu’as-tu à me dire de Toi ?
Je veux me donner sans savoir comment.
Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute. (bis)

3 – Qu’as-tu à me dire Seigneur ?
Qu’as-tu à me dire de Toi ?
J’ai besoin de toi et de ta parole.
Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute. (bis
)

Psaume 102

Photo de Robert Collins sur Unsplash

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.


Bénis le Seigneur, ô mon âme, que son Saint Nom soit proclamé
Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits 

J. Idoux – Coll privée

Le Seigneur est tendresse et pitié,
Lent à la colère et plein d’amour ;
Il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
Ne nous rend pas selon nos offenses.

Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
Il met loin de nous nos péchés ;
Comme la tendresse du père pour ses fils,
La tendresse du Seigneur pour qui le craint !


Intentions de prière confiées à la communauté

♫ Refrain :
Dieu qui es l’amour, 
Dieu qui me rends fort,
Donne-moi d’aimer
.


Prière de Saint François

Photo Monstera sur Pexels

“Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
À être compris qu’à comprendre,
À être aimé qu’à aimer.
Car, c’est en se donnant qu’on reçoit,
C’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
C’est en pardonnant qu’on est pardonné,
C’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.”

Méditation musicale

Chopin : Nocturne No. 20 en do# mineur, Op. posthume

Introduction à la lecture du Livre de Samuel

Saül est le premier roi israélite en terre d’Israël. David est entré à son service et est devenu son gendre. Ses exploits lors des guerres contre les Philistins ont attisé la jalousie du souverain qui projettera plusieurs fois de tuer David. Ici, Saül et son armée sont à la poursuite de David. Le texte met en exergue le renoncement de David à tuer le roi Saül alors que ce dernier est à sa merci. Il nous invite par là à comprendre combien toute vie humaine est précieuse aux yeux de Dieu. Mais en occultant quelques versets pour aller directement à l’essentiel, il nous prive du dialogue très instructif entre Saül et David. Récit qui raconte comment la non-violence de David a littéralement retourné le roi Saül qui revient alors à des sentiments amicaux. Aussi, je vous suggère de prendre quelques minutes cette semaine pour lire la version complète de ce texte (chapitre 26 du premier livre de Samuel).

Jean-Marie R.

Premier livre de Samuel (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)

En ces jours-là, Saül se mit en route, il descendit vers le désert de Zif avec trois mille hommes, l’élite d’Israël, pour y traquer David. David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe. Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp, sa lance plantée en terre près de sa tête ; Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui. Alors Abishaï dit à David : « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains. Laisse-moi donc le clouer à terre avec sa propre lance, d’un seul coup, et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. » Mais David dit à Abishaï : « Ne le tue pas ! Qui pourrait demeurer impuni après avoir porté la main sur celui qui a reçu l’onction du Seigneur ? » David prit la lance et la gourde d’eau qui étaient près de la tête de Saül, et ils s’en allèrent. Personne ne vit rien, personne ne le sut, personne ne s’éveilla : ils dormaient tous, car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux. David passa sur l’autre versant de la montagne et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance. Il appela Saül et lui cria : « Voici la lance du roi. Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre ! Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité. Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.