L’assemblée communautaire de Saint-Merry Hors-les-Murs s’est tenue dimanche 16 novembre 2025 à Saint-Gabriel. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie, nous disait l’Évangile du jour.

Accueil

Merci au groupe Accueil d’avoir préparé café, thé et autres douceurs, de quoi commencer la journée de façon conviviale et chaleureuse. Merci à tous ceux qui ont œuvré en amont pour que cette journée soit un temps fort pour notre communauté, pour qu’elle nous donne l’énergie de continuer à vivre l’Évangile en partage comme nous le faisons depuis 50 ans, et confiance en l’avenir. Car, dit le prophète Malachie : Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. […] Mais, dit le Seigneur, pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement.
Merci également à la paroisse Saint-Gabriel et à son curé, Christian Malrieu, de nous ouvrir ses portes : certes, nous avons dû demander l’hospitalité, puisque nous n’avons toujours pas de lieu, que nous sommes hors les murs ; mais le hors les murs, subi en 2021, ne peut-il être aussi revendiqué comme une voie ouverte à explorer, et dans toutes ses dimensions, une dynamique stimulante ?

Bénédicte


Tant qu’il fait jour
il nous faut annoncer l’amour dont il nous aime
Tant qu’il fait jour
il nous faut rechercher sa justice et son règne

Rencontre avec René Poujol

Ancien rédacteur en chef du Pèlerin, puis rédacteur d’un blog d’une grande liberté de parole durant une quinzaine d’années, René Poujol livre ses convictions en tant qu’observateur engagé dans la vie de l’Église, et notamment ce matin sur la recomposition du monde catholique français actuel. Il nous renvoie également au récent dossier de La Vie, et aux podcasts animés par Isabelle de Gaulmyn sur France Culture (à retrouver ICI).

La crise de l’Église catholique s’est notamment accélérée suite à trois évènements : en 2013, la loi Taubira sur le mariage pour tous ; en 2020, la période de confinement du Covid, avec suppression temporaire du culte ; et en 2021, le rapport de la CIASE qualifiant les abus de systémiques. On assiste à la droitisation des catholiques, par peur de disparaitre, comme du reste à des durcissements et tensions dans les autres religions.

Le paysage ecclésial peut être décrit en distinguant trois types de catholiques : les « tradis » (minoritaires mais qui réussissent à beaucoup faire parler d’eux), les institutionnels et les libéraux. Les institutionnels représentent la plus grande partie des habitués des paroisses, ils sont conciliaires avec une vision minimaliste de Vatican II (ne pas aller au-delà !), et se réorientent aujourd’hui plus à droite dans leurs goûts éditoriaux. Les libéraux se déclinent en trois groupes assez divers, selon les sensibilités de ces chrétiens d’ouverture :

  • les synodaux, qui interprètent Vatican II de façon très ouverte (le concile ne serait qu’un début) ;
  • les progressistes, qui prônent à la fois un engagement social et politique et une vie spirituelle : c’est la jeune génération de Laudato Si’ qu’on retrouve au Café Dorothy, au Festival des Poussières, à Anastasis ou dans la nouvelle revue Le Cri, mais qui ne s’intéresse ni à la démocratie dans l’Église ni au féminisme ;
  • les libéraux : ils proposent une reformulation de la foi, souvent proche du protestantisme, et la suppression de la distinction prêtres-laïcs, (au-delà d’une remise en cause de la gestion des abus et de l’autoritarisme des clercs). On les retrouve dans des groupes comme Pour un christianisme d’avenir ou les éditions Karthala, et leurs auteurs de référence sont Spong, Mori, Moingt, Cassingéna-Trévedy…

René Poujol n’adhère pas à la formule de Yann Raison du Cleuziou, qui suggère que l’Église se recompose sur ceux qui y restent, à mesure que certains s’en détachent : pour lui, elle n’écoute que ceux qu’elle veut bien intégrer. Il y a comme un schisme silencieux, car beaucoup de clercs, y compris des évêques, et de laïcs ne se sont pas du tout intéressés au synode ; et la formule « ni partir, ni se taire » de la CCBF n’est pas facile à tenir pour ceux qui restent. Si on reste, quelle place occupe-t-on ? Si on part, où va-t-on ? D’où l’intérêt qu’il y aurait à établir une relation intergénérationnelle avec les « jeunes progressistes. »

Quelques échos des questions qui ont suivi l’exposé :

  • Il ne s’agit pas de « faire venir » des jeunes, mais de les rejoindre là où ils sont.
  • Le processus de la « conversation dans l’Esprit », mis en place lors du synode, est une méthode extrêmement fructueuse pour permettre le dialogue entre catholiques, et permet à certains laïcs de s’approprier la dynamique synodale – qui ne viendra ni des prêtres, ni des évêques.
  • La transmission : elle est toujours compliquée à évaluer. Qu’est-ce qui en reste ? Ce sera toujours une question avec sa part de mystère.

L’intégralité du texte de René Poujol sera bientôt disponible ici, ou via le Flash.

Point sur les ateliers des 50 ans

Cinq ateliers ont démarré depuis le 20 septembre, que toute personne intéressée peut encore rejoindre. Au sein de chacun d’entre eux ont lieu rencontres, échanges, réflexion collective, pour produire divers évènements qui ponctueront notre année d’ici le mois de juin 2026.

  • Politique et société (présenté par Joëlle) : pour l’instant 17 participants qui s’intéressent aux injustices sociales, en étudiant des textes (comme Dilexi te). Quelques dates programmées : le dimanche 11 janvier après-midi à Notre-Dame d’Espérance, sur la doctrine sociale de l’Église ; le 15 avril au soir, un débat en visio sur « l’urgence de l’Évangile » avec Foucauld Giuliani, membre d’Anastasis ; et la prochaine réunion de l’atelier est fixée au 11 décembre à 20 h 30 (en visio).
  • Culture et langage (présenté par Marguerite) : le groupe de 10 personnes s’intéresse à la communication, sous toutes ses formes (l’art, les médias, l’intelligence artificielle…). Il propose par exemple un atelier participatif Comment utilser l’IA avec Mistral ou ChatGPT. Prochaine réunion en visio le 24 novembre à 20 h 30 ; visite de l’exposition Les illusions retrouvées, nouvelles utopies à l’ère numérique le 7 décembre à 14 h 30 ; visite prévue à la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts.
  • Solidarité, partage (présenté par Isabelle) : y participent notamment les membres de divers groupes déjà existants (Commission Partage, groupe Gaza), et des actions sont prévues avec divers partenaires juifs ou musulmans, le café Dorothy ayant accepté d’accueillir certaines rencontres. Il s’agit de « discerner les enjeux du monde actuel et les confronter à l’Évangile », comme le proposait Jean-Claude Thomas le 20 septembre dernier. Rencontre en visio le vendredi 28 novembre à 17 h pour commencer à préparer une soirée au printemps avec Eslam Idhair, journaliste gazaoui.
  • Paysage religieux (présenté par Benoit) : l’atelier veut miser sur l’oecuménisme et l’interreligieux, face aux crispations identitaires actuelles, car comme le rappelle le Congrès Mission (et l’Évangile !) il y a plusieurs demeures dans la maison du Père ; comment y trouver ce qui nous rassemble ? Comment Saint-Merry Hors-les-Murs s’inscrit-il dans le paysage relieux aujourd’hui, individuellement ou en communauté ? Quels modes d’associations pouvons-nous développer avec d’autres ? Comment témoigner à 50 ans ?
  • Écologie et création (présenté par Henri et André) : un groupe Écologie avait été créé il y a 10 ans ; il y a 2 ans, il y a eu une fresque du climat, relancée l’année dernière, et depuis un groupe de 15 personnes se réunit tous les mois. Ses objectifs sont personnels et communautaires : à partir de la réflexion sur Laudato Si’, comment s’engager et convaincre d’autres d’agir ? Un premier but serait d’interpeller les candidats aux élections municipales, et d’organiser un débat cette année. L’atelier nous distribue un questionnaire (à remplir sur place) pour évaluer notre sensibilisation à l’écologie, notre éventuelle implication dans une action militante, et notre souhait (ou non) d’être informés sur ces questions.

Les membres de ces ateliers sont invités à communiquer leur actualité à l’ensemble de la communauté via le Flash hebdo ou sous forme d’articles sur le site.

Apéritif du groupe Accueil, déjeuner, café chantant du groupe Chant

À l’occasion de notre anniversaire de 50 ans, le groupe Chant a rédigé deux pochades – ou petits chefs d’oeuvre ?

On n’a pas deux fois cinquante ans
(Sur l’air de : On n’a pas tous les jours 20 ans)

1- Tous les ateliers font recette,
On oublie le lieu un instant,
Car Saint-Merry cette année fête
L’anniversair’ d’ ses cinquant’ ans.
Les amis de l’accueil, hier
Ont tous préparé des gâteaux
Et l’EP, en offrant le porto,
Dit, joyeuse en levant son verre :

On n’a pas deux fois cinquant’ ans,
ça nous arrive un’ fois seul’ment,
Ce jour-là pass’, hélas, trop vite !
C’est pourquoi faut qu’on en profite.
Si l’diocèse nous fait les gros yeux,
On dira : « Faut bien rire un peu !
Tant pis si vous n’êtes pas content,
On n’a pas deux fois cinquante ans ».

2- Ça fait cinq ans qu’on nous promène
Pour un lieu, on nous dit : «  y’a  l’temps ! »
Mais le printemps bientôt sourit,
On aimerait un p’tit coin fleuri.
Ou une église, en plein’ verdure,
Un tiers-lieu où souffle le vent,
Pour parler du Christ aux passants
En chantant cett’ bell’ aventure

On n’a pas deux fois cinquant’ ans,
ça nous arrive un’ fois seul’ment.
C’est le jour le plus beau d’la vie,
Alors on peut fair’ des folies.
L’occasion, il faut la saisir.
Payons-nous un p’tit peu d’plaisir,
Nous n’en f’rons pas toujours autant,
On n’a pas deux fois cinquant’ ans !

3- Tous ceux avec qui l’on chemine
vont venir fêter tour à tour
ces sentiers ouverts à l’amour
Et chanter sur tout’s les collines
Passant par là… prêtant l’oreille
tous ceux du monde se réveillent
Pour qu’ensemble on tisse une toile
et nous disons : « mettons les voiles ! »

On n’a pas deux fois cinquant’ ans,
Ca nous arrive un’ fois seul’ment,
Et quand vient l’heur’ de la promesse,
On apprécie mieux la richesse
de ce temps qui vient de finir
Et celui qu’ouvre l’avenir
Est encore bien plus excitant
Alors profitons-en maint’nant


Cinquante ans
(Sur l’air de : Quand j’étais chanteur, de Michel Delpech)

1- Ma sainte mère l’Église frôlait deux mille ans
Une naissance tardive, une très vieille maman.
Abraham et Sarah sont comme deux ronds d’flanc.
Donc j’me sens bien jeune même à cinquante ans

2- En un demi-siècle, j’ai vu défiler
Tout un tas d’pasteurs très hauts en couleur.
Des laïcs sans nombre qui avaient osé
Franchir la grande porte ; certains sont restés

3- Entre chœur et nef où tout s’emmêlait
Combien de visages se sont éclairés,
Combien de paroles se sont libérées
Des poids d’une histoire qui les étouffait

4- Des chrétiens ensemble pour tout inventer,
Des initiatives de longue portéeDu centre Pompidou jusqu’à Chiloé
Vivre l’Évangile au coeur d’ la cité.

5-Un p’tit episcope qu’était un vrai dur
Dit sans un dialogue, : « j’veux votre fermeture »
Nous on fluctuat et nec mergitur 
Pour fonder ensemble Saint-Merry Hors-les-Murs.

Partage communautaire : le hors les murs dans tous ses états

À l’occasion de la parution du livre : L’aventure hors les murs, l’Esprit souffle où il veut, Guy Aurenche nous présente cette situation hors les murs, que nous subissons, comme l’occasion privilégiée de faire des rencontres. Il ne s’agit plus de lutter contre les institutions, mais de découvrir comment rencontrer ces lieux d' »appétit spirituel » qui sont autour de nous. Car le temps de l’incertitude n’est pas celui de la défaite : on y réfléchit à l’avenir, dont on ne maîtrise pas tout – y compris lorsqu’on envisage la transmission aux nouvelles générations. Il s’agit de garder des convictions ouvertes : qu’avons-nous vécu hors les murs – les murs étant notamment des règles, des organisations figées ? Soyons sereins hors les murs !

Suit un temps d’atelier en petits groupes pour mettre des mots sur notre aventure et rebondir en proposant des projets. Des post-it verts sont utilisés pour des expressions et propositions concernant nos vies personnelles et notre société ; des jaunes pour ce que nous lisons comme du hors les murs dans l’Évangile ; et du violet (épiscopal !) pour ce qui concerne l’Église. Car notre livre, écrit en trois mois, n’est évidemment pas exhaustif, et beaucoup peut encore être dit sur cette riche thématique. Une mise en commun orale a eu lieu dans la foulée, mais l’ensemble des post it sera décrypté et transmis à tous sous peu.


Célébration

Tant qu’il fait jour, il nous faut annoncer l’amour dont il nous aime
Tant qu’il fait jour, il nous faut rechercher sa justice et son règne

Quel est-il donc cet homme plus sage que les sages, prophète rejeté par ceux de sa maison ?
Il est le Maître, il est Seigneur ! Il est le Maître, il est Seigneur !
Quel est-il donc cet homme qui n’a pas un endroit où reposer sa tête ?
Il est le Maître, il est Seigneur ! Il est le Maître, il est Seigneur !

📖 Livre du prophète Malachie  (Ml 3, 19-20a)
Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, – dit le Seigneur de l’univers –, il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement.

📖  Évangile de Jésus-Christ selon (Lc 21, 5-19)  
En ce temps-là, comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Plutôt déconcertant, voire inquiétant le texte que nous partageons aujourd’hui ! Les disciples se rassurent en contemplant la majesté du Temple et la beauté de ses ornements. La puissance des murs, la richesse des trésors que l’institution y enferme, c’est plutôt rassurant pour des aventuriers de la foi. Et pour nous aussi, aujourd’hui.
Jésus les (et nous), détrompe. Il brosse un tableau de l’avenir plutôt inquiétant : tout cela va disparaitre et le monde s’enfoncera dans la violence. Nous pouvons avoir l’impression que Jésus fait une revue de presse des actualités françaises et mondiales.
Mais l’essentiel du message n’est pas là. Jésus ne veut pas seulement les rassurer. Il souhaite éclairer un peu la démarche de la foi, celle des disciples et la nôtre.

J’expérimente dans ce texte trois rendez-vous : l’accueil d’une présence ; une mise en route ;  la confiance.
Jésus évoque sa présence source de vie : « Pas un seul cheveu de votre tête ne sera perdu ». La foi est d’abord accueil de sa présence. Il n’est pas un magicien de bonheur. La foi ne supprime pas les épreuves de la vie personnelle ou communautaire. Jésus dit à ses disciples, et à nous aujourd’hui : je suis présent, là, avec vous. Ne fuyez pas ce monde. Ne le condamnez pas non plus. Cela devrait nous aider à ouvrir des chemins nouveaux en ce temps des 50 ans de Saint-Merry.
Cette présence nous demande de marcher. La foi est un pas à pas, différent selon nos rythmes respectifs, mais toujours un mouvement qui suppose le choix de notre part : mettre un pied devant l’autre. La foi comme un chemin qu’il nous est proposé d’emprunter. Et cela demande parfois beaucoup d’efforts et d’imagination, au cœur des tempêtes et des drames actuels. « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » Cheminer nous rapproche de la proposition synodale, à condition de ne pas faire de cette marche une croisade. La foi comme une écoute et une conversation avec les femmes et hommes d’aujourd’hui, pour partager les nouvelles, les bonnes et les mauvaises : la Bonne Nouvelle de Jésus, en particulier.
Le troisième écho de ce texte se résume au mot : confiance ; Jésus, au cœur des tempêtes, n’a ni recette ni idéologie à déployer. Vivre de la confiance, accueillie et partagée, suppose l’acceptation de la non-maîtrise du but poursuivi. Vivre l’aventure communautaire non pour déployer un programme, ni pour augmenter les effectifs, ni construire de nouveaux murs. Il ne s’agit pas de vivre dans l’insouciance irresponsable ni la démission devant les épreuves. Plutôt goûter et déployer les saveurs et la force de la confiance : « Je vous donnerai un langage et une sagesse… » pour résister et bâtir.
Cette présence, cette marche et la confiance ne seraient-elles pas les signes que Jésus confie à ses disciples ? À Saint-Merry Hors-les-Murs ?

Guy

 
Vers toi Dieu fidèle et plein d’amour
Nous levons le regard de notre cœur
Sème en nous la confiance 
Garde nous dans la paix

Préface
Père, après ce temps d’échanges intenses et de rencontre, tu nous rassembles autour de cette table pour te rendre grâce. Seigneur, alors que s’affadit le sel de notre monde, alors que des bras s’abaissent sous les bruits d’un monde fou, toi Père tu nous invites à prendre le pas, le pas de tous les hommes, pour rendre témoignage. Oui Père, tu nous invites à nous réjouir des choses positives, tu nous rappelles combien, même dans les perspectives difficiles, nous avons à retrousser nos manches et avancer, avec une réelle envie de goûter à la confiance, à ta présence dans ton Fils, le Christ, qui en toi renouvelle toute chose. Voilà pourquoi Père, joignant notre bonheur à celui de tant d’hommes et de femmes qui ont fait et font ta joie aujourd’hui et au long des siècles, nous te célébrons en disant : Saint ! Saint ! Saint le Seigneur Dieu de l’univers !

Prière d’action de grâce
Et ce soir Seigneur, en mémoire de ce signe d’amour, en mémoire de ce don sacré, dans l’attente de son retour au milieu de notre monde, nous te portons cette action de grâce. Conforte notre communauté à rejoindre l’humain de ces hommes et ces femmes persévérants, donne-nous un langage et une sagesse qui nous fassent avancer, sans angoisse, car nous ne sommes pas seuls, le Christ, ton Fils, est là au milieu de nous. Il nous pousse au témoignage, et il est là présent dans tout geste d’amour.
Cette conviction, cette force de vie et de témoignage, nous la portons en communion avec le pape Léon, notre archevêque Laurent et tous les pèlerins de l’espérance. Fais croître notre communauté et bénis-la. Nous portons dans notre prière de ce soir tous nos amis et membres de nos familles malades. Accorde l’éternel repos à ceux qui nous ont quittés. Sur tous les témoins d’amour, sur tous les marcheurs de l’espérance, nous implorons ta bonté, par Jésus le Christ, notre Seigneur.

José


♫ Laudato Si (refrain)

Psaume 97

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient 
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !

Partons, prenons le pas,
Celui de tous les hommes pour vivre notre foi.
Partons, prenons le pas,
Celui de tous les hommes, chemin de Dieu.


Notre Église est désormais ce peuple
Où chacun est le témoin
De la Nouvelle et du Royaume à naître,
Foi dans les hommes debout, foi en l’homme vivant


  • Notre amie Jacqueline C., souffrante, attend nos appels téléphoniques !
  • Un projet de journée et/ou veillée festive, transversal aux cinq ateliers et en association avec d’autres mouvements, essaye de se monter – peut-être pour le 12 avril ; titre provisoire : « Espérer, résister« 
  • On attend vos participations pour le calendrier de l’Avent (quelques lignes et une image) : voir les annonces du Flash à ce sujet
  • Dans le cadre de l’Avent, soirée en visio avec Marcel Remon, directeur du CERAS et de la revue Projet, le lundi 1er décembre à 20 h 30
  • Jean-Luc nous recommande une BD : L’incroyable histoire de l’Église (Les Arènes)
Blandine Ayoub

Engagée depuis plus de 40 ans dans la communauté de Saint-Merry, dans des domaines et à fonctions diverses, elle est actuellement coanimatrice de l'équipe Communication. Jeune retraitée, elle a longtemps été responsable d’un pôle de ressources documentaires dans un centre de formation professionnelle de la filière éducative et sociale.

  1. Claire Saconney says:

    Merci pour ces beaux textes de vos 50 ans et ces photos de fidèles chenus, dont je suis …à 93 ans.
    Ne parvenant pas à vous suivre en visio (difficultés techniques et surtout impossibilité personnelle, même en famille, à communiquer par écran interposé), je me sens, en partie, en partie seulement, un peu hors les murs des hors les murs… Mais Amitié à vous tous. Maguy Sauvagnac

  2. Pingback:Saint Merry Hors les Murs fête ses 50 ans d’existence – Réseaux du Parvis: Chrétiens en liberté pour d'autres visages d'Eglise.

  3. Alain Cabantous says:

    Très grand merci à celles et ceux qui ont préparé cette belle rencontre. Merci aussi pour tous ces projets de rencontre à mettre en œuvre à l’occasion de « nos » cinquante ans. On avance, on avance même en eau profonde

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