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Dimanche 11 janvier 2026. « Moi, le Seigneur, je te saisis par la main »

Célébration à Notre-Dame d’Espérance, Paris 11e

Nous vous souhaitons la bienvenue à tous, habitués de nos célébrations ou amis d’un instant, d’un jour, de passage et, pour la circonstance, membres de cette assemblée réunie autour de la Parole et du partage du corps et du sang pour la vie du monde, nos vies personnelles et notre vie communautaire.
Le sapin de Noël quitte nos salons aujourd’hui. Une nouvelle page de notre histoire démarre. Une nouvelle dynamique s’invite.
Alors, bonne année à nous tous. Heureux sommes-nous et privilégiés ! Et tels tous ces anonymes qui dernièrement se sont rendus nombreux dans les églises en hommage aux victimes de Crans- Montant, tournons-nous vers Dieu, vers Celui qui donne sens à nos vies.

José Mandiangu

Bonjour à toutes et à tous et bonne année à ceux qui n’étaient pas en visio dimanche dernier.
En écho à la phrase du Lutrin tirée du beau texte d’Isaïe que nous entendrons tout à l’heure, tournez-vous vers vos voisins et serrez-vous les mains.
Aujourd’hui nous clôturons la période de Noël et nous découvrons le début de la vie publique de Jésus, en effet, le baptême de Jésus est sa première manifestation publique.

L’actualité de ces derniers jours nous laisse entrevoir le côté sombre de notre humanité. À Crans, la cupidité et la négligence ont transformé un lieu de fête en tragédie. La violence des dirigeants de certains pays fait vaciller l’équilibre mondial.

Face à cet égoïsme, les textes de ce dimanche ne sont pas simplement une parenthèse poétique, mais une réponse radicale.
Isaïe nous fait entendre un Dieu qui s’implique : « C’est moi le Seigneur… je t’ai saisi par la main ».
Contre la violence, les Actes nous parlent de puissance, mais de la puissance de l’Esprit au service des autres : « il est passé en faisant le bien et en guérissant ».
Face à l’orgueil, l’Évangile nous présente un fils de Dieu humble qui dit à Jean-Baptiste : « laisse faire pour le moment » et il faut le Père pour connaître la figure du Christ : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Gonflés d’espérance, entrons dans la célébration, au nom du Père, du Fils et de l’Esprit…

Claire B.

Paroles : M. Scouarnec – Musique : J. Akepsimas

1/ Par le baptême de renaissance Dieu nous donne un pays.
Par le baptême de renaissance Dieu nous donne un pays.
Justice et tendresse y prennent leur source de lumière.
Par le baptême de renaissance Dieu nous donne un pays.

2/ Par le baptême de renaissance Dieu nous donne son nom.
Par le baptême de renaissance Dieu nous donne son nom.
Amour et pardon s´écrivent sur toutes nos frontières.
Par le baptême de renaissance Dieu nous donne son nom.

4/Par le baptême de renaissance Dieu nous ouvre un festin.
Par le baptême de renaissance Dieu nous ouvre un festin.
Sa table dressée invite les peuples de la terre.
Par le baptême de renaissance Dieu nous ouvre un festin.

Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois.
Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »

Orgue

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée, chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes. Telle est la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ, lui qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. »

Musique : L. Boldrini
Alléluia, Alléluia, Alléluia, Alléluia (bis)

Le Pérugin - Baptême du Christ - Détail
Le Pérugin, Baptême du Christ, détail, 1481,
Chapelle Sixtine

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

« Laisse faire…alors Jean le laisse faire »

L’accent mis sur le baptême de Jésus et sa reconnaissance comme Fils bien-aimé de Dieu laisse de côté l’effacement de Jean le Baptiste au profit de son cousin.
J’ai relu depuis lundi dernier ce qu’en disent José Antonio Pagola dans Jésus, approche historique et Colette et Jean-Paul Deremble dans Jésus selon Matthieu, héritages et rupture. Si cette double lecture apporte le meilleur éclairage historique possible, elle laisse assez d’incertitude pour que chacun puisse poursuivre réflexion et méditation.
Dans les quatre évangiles, il est d’abord question de Jean Baptiste. Luc le fait naître trois mois avant Jésus. Aux alentours de l’année 28, le Baptiste est un prophète bien connu sur les bords du Jourdain. Il appelle à une conversion radicale. Or, on lit dans Matthieu : « Alors paraît Jésus », et Matthieu ne cache pas l’embarras du Baptiste : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi ». C’est là que Matthieu prête à Jésus cette réponse assez peu explicite : « Laisse faire car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »
C’est une « lecture chrétienne postérieure » dit Pagola, peu assuré de connaître quelque chose de « cette période cruciale pendant laquelle Jésus vit aux côtés de Jean Baptiste ». Reste que ce qui ressemble à un passage de témoin dans la confiance et la sérénité me fait rêver quand je vois comment cela se règle dans notre monde déchiré par l’appétit de pouvoir et la violence.

Jean Verrier

Titien, St Jean-Baptiste, 1542,
Galleria Dell’Academia, Florence

Paroles et musique : JM Duménil

R : Plonge-moi, mon Dieu, dans les flots de ton mystère,
Dans le courant qui emporte vers la vie.
Plonge-moi, mon Dieu, dans le fleuve qui libère,
Dans le torrent d’eau vive de l’esprit.

Comment trouverai-je ma place au sein de ton immensité,
Si je ne passe par ton Fils, chemin de vie et vérité ?
Comment pourrai-je te connaître, percer le secret de tes mots,
Si tu ne fais naître en mon être un cœur et un esprit nouveaux ?
Alors, je t’en prie.
/R

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie ».

Sous toutes les latitudes, un enfant aimé et chéri par ses parents leur procure de la joie.

À distance du nouveau-né de la crèche, l’évangile de Matthieu reste bien incarné. À l’heure d’un choix de vie décisif, quel jeune adulte n’est pas conforté par la joie d’un père, qui exprime ainsi sa confiance ?
Jésus avait sans doute intériorisé les paroles du prophète Isaïe : « Voici mon serviteur que je soutiens : aux nations, il proclamera le droit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre. » Un programme très clair : « ouvrir les yeux des aveugles, faire sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres ». Un programme pour tous : « Je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations ».

Ce programme, Jésus l’a accompli. Le livre des Actes des Apôtres lui rend témoignage : « Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui ». Jésus n’a cessé de relever, de guérir des personnes mises à l’écart ou rejetées pour qu’elles retrouvent une vie sociale. Mais il a aussi haussé le ton pour dénoncer les hypocrisies sociales et les manipulations religieuses.

La joie du Père est pour tous ses enfants et nous le sommes, comme tous les humains de cette terre. Entrer dans cette dynamique est à la portée de tous, dans le quotidien des jours, par des regards, des paroles, des gestes concrets. Cela peut changer la vie de bien des personnes, notamment seules ou isolées.

Prendre soin des plus fragiles, des plus vulnérables, dépasse aussi le cadre des initiatives individuelles et associatives, chaque jour plus indispensables. Les politiques publiques, à tous les niveaux, ne peuvent perdre de vue cette priorité. La réduction des déficits serait plus crédible si les écarts ne se creusaient partout entre les plus riches et les plus pauvres.

Léon XIV, en ce début d’année, nous invite à redécouvrir la portée prophétique des textes du concile Vatican II, dans l’appel impérieux des peuples à plus de justice et de paix.

La conférence des évêques d’Amérique latine a écrit récemment : « Là où il y a vérité, justice, miséricorde et attention aux plus fragiles, Dieu se manifeste à nouveau, comme à Bethléem ».

Comme au Kenya, où un centre de santé mentale, tenu par des religieuses, aide des personnes précaires à sortir de la dépendance à l’alcool et aux drogues : leur parole fait ce qu’elle dit : « Vous n’êtes pas seuls. Nous sommes prêts à vous tenir la main ». En préparant cette messe, le choix de la phrase « Moi le Seigneur, je te saisis par la main » nous a fait penser au chant « Les mains de Dieu », ces mains posées sur nos visages de misère, tendues, offertes, levées pour nous montrer la route à suivre. Poserons-nous ainsi nos mains, lèverons-nous ainsi nos mains, pour faire grandir la joie ?

Éliane B.

R : Plonge-moi, mon Dieu, dans les flots de ton mystère,
Dans le courant qui emporte vers la vie.
Plonge-moi, mon Dieu, dans le fleuve qui libère,
Dans le torrent d’eau vive de l’esprit.

Comment saurai-je témoigner, offrir un visage de joie,
Si ta parole ne nourrit mon cœur, mes gestes et ma voix ?
Comment irai-je propager le feu nouveau dont tu m’embrases,
Si tu ne m’aides à affronter un monde que le doute écrase ?
Alors, je t’en prie.
/R

♬ Refrain : Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi,.
Quand je lève les mains, quand j’implore ta présence !

  • pour tous les otages dans le monde
  • pour les Iraniens et Iraniennes qui luttent pour leur liberté et leurs vies
  • pour les Syriens, à nouveau bombardés
  • pour tel jeune qui ne va pas bien
  • pour les migrants qui font tout leur possible pour s’intégrer, alors qu’on leur impose de nouvelles règles

Offertoire – Préface

Nous te rendons grâce Seigneur, pour ce pain et ce vin que tu mets à notre portée pour que, en revitalisant nos forces dans ce monde déchiré, ils nous permettent de redécouvrir ta bonté et ta splendeur. Qu’ils deviennent pour nous, pain et vin du royaume éternel.

Père éternel, alors que le Christ est baptisé dans les eaux du Jourdain, ton Esprit Saint descend sur Lui. Tu manifestes ta gloire en nous le présentant comme ton Fils bien-aimé. Accueille nos offrandes et fais-nous serviteurs de ta Parole.
Père éternel, tu nous invites, à travers le baptême de ton Fils, eu qui Tu trouves ta joie, à reconnaître Jésus comme Christ-Messie. Finies nos craintes, finies nos ténèbres. Tu nous ouvres à une promesse d’accompagnement et d’alliance :  » Toi, Seigneur, tu nous saisis par la main « . Au sein de ton immensité, Tu nous donnes de braver les frontières pour proclamer la force de l’évangile en actes et en vérité. La solidarité, dans le geste simple du quotidien, dans une certaine décontraction du rapport humain, est une force qui abreuce, une force de paix. Nous qui tenons à grandir dans ta fidélité à ton nom et à l’écoute de ta Parole, laisse-nous joindre nos voix pour chanter et proclamer :

Sanctus

Saint le Seigneur, Dieu des vivants, Hosanna au plus haut des cieux (bis)
               Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire, Hosanna au plus haut des cieux,
               Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, Hosanna au plus haut des cieux
Saint le Seigneur, Dieu des vivants, Hosanna au plus haut des cieux (bis)

Père Saint, nous t’apportons nos offrandes, sanctifie-les, que ce pain et ce vin deviennent, sous l’effet de ta grâce, le corps et le sans de Jésus; le Christ, notre Seigneur.
Un soir, peu avant sa Passion-Résurrection, alors qu’il était avec ses disciples, il prit du pain, te rendit grâce, le rompit et le leur donna en disant : « Prenez et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous « 
Après ce geste, il prit la coupe de vin, te rendit grâce à nouveau et la donna à ses disciples en disant :  » Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. « 

Anamnèse

Christ est venu, Christ est né, Christ a souffert, Christ est mort
Christ est ressuscité, Christ est vivant,
Christ reviendra, Christ est là (bis).

Ici et maintenant, Seigneur, en mémoire de cet instant de mort et de résurrection de ton Fils, et dans l’attente de son retour en gloire, nous t’apportons ce pain de vie et cette coupe de bénédiction. Accepte, Seigneur, notre offrande et renforce notre communauté dans sa volonté de trouver des formes toujours neuves dans sa vocation de messagère de l’Évangile pour notre monde. Ce monde où existent bien des situations insupportables (des jeunes envoyés comme chair à canon dans les zones de guerre, …) ce monde où domine la logique du toujours plus, où le rapport à l’argent devient de plus en plus problématique, quand nombre de gens même dans nos familles ont tendance à mettre leurs sécurités dans l’argent.
Toi, Père, tu nous saisi par la main, et, avec la fin du temps de Noël, tu nous entraînes au quotidien de nos vies, à une ouverture de nos rapports humains et à une proximité avec l’humain. Tu nous appelles à plus de fraternité et à des gestes concrets de solidarité à l’égard des fragiles et des vulnérables. Au coeur des relations filiales et familiales, tu stimules notre joie de voir nos enfants s’épanouir et vivre leur liberté. Tu nous appelles à semer l’espérance.
Cette offre d’amour, nous l’acceptons et la portons avec foi, en union avec le pape Léon, notre archevêque Laurent et à tous ces témoins vivants à travers le monde, pèlerins de la foi et de l’espérance.
Nous voulons retrouver la force du contact physique avec les malades de nos familles, de notre communauté et porter dans nos cœurs ceux qui nous ont quittés et que nous retrouverons sur cette terre des vivants.
En union avec Marie, Joseph et tous les prophètes de la vie, nous voulons chanter ta louange et ta gloire par ton Fils Jésus, le Christ.

Doxologie

Par Lui, avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père tout puissant dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.

José Mandiangu

Notre Père

Notre Père que ton règne vienne (bis)
Notre Père que ton règne vienne sur notre terre.
Mon Dieu, que ton règne vienne (bis)
Mon Dieu que ton règne vienne sur la terre

Prière pour la paix
Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes Apôtres :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » ;
ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ;
pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix,
et conduis-la vers l’unité parfaite,
toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

Agnus

Dona la pace, Signore
A chi confida in te
Dona la pace, Signore
Dona la pace

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Photo Nikola Jovanovic – Unsplash

Paroles : Mgr Maurice Roger

Appelés par le Christ à semer l’espérance
Faire entendre sa voix aux hommes d’aujourd’hui
Envoyés par le Christ aux chemins de l’alliance
Devenons ses témoins, prophètes de la vie.


Par les eaux du baptême, tu nous as recréés
Serviteurs de ta Parole, nous sommes ton corps
Ton amour nous appelle tes enfants bien-aimés.
Messagers de l’Évangile, fais de nous ton corps.

Parole qui abreuve, donne sens à nos vies
Serviteurs de ton Église, nous sommes ton corps
Parole qui éclaire, nous envoie, nous unit
Envoyés à tous les hommes, fais de nous ton corps

Seigneur, tu nous as nourris de ton don sacré. Accorde-nous de pouvoir écouter fidèlement la Parole de ton Fils et porte-nous sur les chemins de la vie au service de nos frères.

Journée festive communautaire le 18 janvier à St Gabriel de 11h30 (eucharistie) à 16h30, avec un repas tiré du sac avec votre kit écologique. À cette occasion, nous tirerons les rois.

Début des inscriptions pour les Groupes Carême. Inscriptions possibles à nouveau le 18 janvier à Saint-Gabriel et le 8 février à Notre-Dame d’Espérance ou sur l’adresse mail :
groupescareme2026@saintmerry-hors-les-murs.com

Bonne semaine !

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