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Vendredi 23 janvier 2026. Célébration d’à-Dieu à Denise Chautard

Orgue : F. Eymet – Vivaldi : Largo e spiccato

Bonjour à toutes et tous !

« Bien-venu.es » qui que vous soyez dans cette église Notre-Dame d’Espérance ce matin : vous qui êtes à un titre ou l’autre présents au nom de ce que vous avez vécu avec Denise !
Nous avons souhaité nous réunir pour célébrer ce temps de prière et d’eucharistie autour de Denise qui est entrée dans une communion nouvelle avec chacun de nous !
Faire mémoire et célébrer ce vécu ensemble…
Voici le temps de « re-poser », poser autrement nos vies dans la Parole !
Il restera de toi… Denise, ce que tu as donné, partagé, accompagné, défendu avec d’autres et cette volonté de rendre le monde meilleur, plus juste, plus fraternel où l’humain doit toujours avoir la première place !

En nos vies il y a toujours une part d’utopie comme un rêve qui veille, un désir à combler, une faim à satisfaire, un cœur tourné vers les autres, une main tendue, ouverte, des yeux attentifs, une vie qui se révèle, la vie à partager !

« Être et demeurer attentifs aux murmures de brise légère » … c’est toujours un appel et une attention, une posture, un accueil !
Au cœur de ce monde, aussi sombre soit-il à certains moments, le Dieu d’amour révélé par Jésus nous enjoint d’être porteurs de lumière et d’espérance avec tant d’autres…
Dieu nous invente à incarner la fraternité non pas avec des beaux discours mais par des actes qui « co construisent » un monde plus juste, pacifié et fraternel ou chacun trouve sa place.
Merci à vous d’en porter parole et témoignage !

Que la paix de Dieu, Père, Fils et Souffle saint soit avec nous tous ce matin !

Frédéric Lanthonie

Témoignage de sa famille
Je me permets de commencer cet hommage à Denise en reprenant ces quelques mots de la dernière messe de Monseigneur Gaillot le 22 janvier 1995 en la cathédrale d’Évreux  « La Parole de Dieu est lumière pour la route. Parole qui guérit et libère les cœurs de ceux qui sont blessés. N’ayons pas de haine, pas de violence en nous. Notre cœur n’est pas fait pour haïr ».
Denise partageait ces paroles qui résonnaient en elle et guidaient son action. Elle qui a tant souffert d’un manque d’amour.
Denise est née le 6 août 1929 et le bébé qu’elle fut a perdu sa mère, emportée par la tuberculose 3 ans plus tard. Cette perte immense à un âge si précoce est le drame de sa vie. Elle fut alors confiée à sa grand-mère Berthe jusqu’à son adolescence. Berthe était rigoureuse et pieuse. Mère de 5 enfants, elle a traversé le 19e siècle dans la rudesse des campagnes, au sein desquelles prendre soin des enfants signifiait répondre à leurs besoins primaires, le manque de temps et la pudeur d’une éducation relayant les besoins affectifs au second plan.
Denise a toutefois été imprégnée dans son enfance d’une foi profonde qui la guidera pour le reste de sa vie.
Lorsqu’elle atteint l’âge de quinze ans, Denise rejoint son père vivant bourgeoisement à Paris. Ceux-ci ne se comprennent pas. C’est une rupture pour Denise qui se sent abandonnée une seconde fois.
Courageuse, et par le fruit de rencontres, Denise décide de devenir infirmière puis éducatrice spécialisée. Donner aux autres, répondre à leur détresse et à leur manque d’amour, c’est en recevoir en retour.

Sa générosité, son amour et son humanité ont guidé ses actions militantes après sa vie professionnelle.
Même si Denise s’est sentie abîmée par son enfance, elle a toujours conservé des liens sincères avec les membres de sa famille. Nous sommes devenus très proches ces dix dernières années, et Denise a pleinement pris la place d’une grand-mère et d’une arrière grand-mère de cœur. Nous avons eu à cœur de pouvoir lui donner toute notre affection et notre tendresse. Son départ laisse un vide immense mais nos cœurs restent emplis de la joie d’avoir eu la chance de rencontrer une personne si merveilleuse.

Pour conclure, je souhaiterais reprendre ces paroles de Simone Veil : « Ce que tu as semé en d’autres germera ».

Céline Valero, petite cousine de Denise

Témoignage de JC Amara, président fondateur de Droits Devant

Denise, à la maison toujours ouverte et à la table toujours servie pour ceux qui étaient écrasés par le Droit ; Denise avec qui nous avons partagé plus de 30 ans de lutte avec Droits devant !!, avec le DAL – Droit au logement, avec le CDSL – Comité des sans logis, pour la Palestine – où nous nous sommes rendus ensemble ; Denise qui disait son corps en hiver alors que son coeur était encore au printemps.

Voici la lettre que j’adressais à Denise pour son dernier anniversaire :

Ma Denise,
Voilà plus de trente ans que nous nous côtoyons, que nous affrontons au coude à coude, au cœur à cœur, bise et zéphyr, soleil et nuée.
Et toi, toujours debout, fleur d’humanité, avec aux lèvres le doux chant de la liberté et de la tolérance.
Tous les petits-enfants et arrière-petits-enfants de la planète rêveraient de t’avoir comme grand-mère, de poser leurs petites mains dans les tiennes, de s’endormir dans ton giron.
Fasse que tu vives encore longtemps, très longtemps. Fasse que ta révolte reste intacte, comme un cristal précieux, face aux abominables turpitudes des barbares et des tyrans.
Fasse que notre amitié nous accompagne jusqu’à notre dernier souffle, jusqu’à l’ultime rivage, infaillible, inaltérable, jamais corrompue.
Fasse que tes battements de cœur, ta générosité, fassent écho et cortège à celles et ceux qui souffrent, qui agonisent et meurent avant même d’avoir vécu.
Tu es mon amie, chère Denise, et cela concourt à mon désir de vivre, même si mon pas chancelle, même si, après le zénith, vient le déclin.

Denise appréciait beaucoup le Dalaï Lama, qui disait :

 » Il faut espérer le meilleur et se préparer au pire. »

Dalaï Lama
J. Gaillot 15avril2023 Bastille Droits Devant
Hommage laïc à Jacques Gaillot, 15 avril 2023, place la Bastille – 2e personne à gauche : Denise

Des lumignons sont déposés sur le cercueil par des membres de sa famille

Parole : M. Scouarnec – Musique : J. Akepsimas

1
Laisserons-nous à notre table
Un peu de place à l’étranger,
Trouvera-t-il quand il viendra
Un peu de pain et d’amitié ?

R : Ne laissons pas mourir la terre
Ne laissons pas mourir le feu
Tendons nos mains vers la lumière
Pour accueillir le don de Dieu. (bis)


2
Laisserons-nous à nos paroles
Un peu de temps à l’étranger,
Trouvera-t-il quand il viendra
Un cœur ouvert pour l’écouter ?
3
Laisserons-nous à nos églises
Un peu d’espace à l’étranger ?
Trouvera-t-il quand il viendra
Des cœurs de pauvres et d’affamés ?

Élie marcha toute une journée dans le désert. Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, et demanda la mort en disant : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. » Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit.
Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! » Il regarda, et il y avait près de sa tête une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau. Il mangea, il but, et se rendormit.
Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange, car il est long, le chemin qui te reste. » Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.
Là, il entra dans une caverne et y passa la nuit. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée : « sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. »
À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ;
et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;
et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ;
et après ce feu, le murmure d’une brise légère.
Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.

Orgue méditatif

Alexandre GUILMANT : Invocation Op 18 n°3

Denise chez elle

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

R: Alléluia, Alléluia, Alléluia (bis)

Ta parole nous invite vers des rivages nouveaux
Souffle murmurant la Vie au-delà de tous les mots / R

Le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

Dans l’Évangile que nous venons d’entendre, Jésus ne nous parle pas d’abord de doctrines, ni de rites, ni même de belles paroles.
Il nous parle de gestes.
Il nous parle de visages.
Il nous parle de la faim, de la soif, de l’exil, de la nudité, de la maladie, de la prison.
Et surtout, il nous dit quelque chose de bouleversant :
Il s’identifie aux plus petits.
« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Voilà le cœur de la foi chrétienne !

Jésus n’a exclu personne de son chemin. Enraciné dans une communion avec Dieu, il a partagé sa vie avec tous ceux qui venaient à lui, les justes comme les injustes.
Il a reconnu la présence de Dieu en celles et ceux qui étaient aux marges de la société, les pécheurs et les exclus, et même en celles et ceux qui n’appartenaient pas à son propre peuple.

Jésus l’homme de toutes les rencontres a donné ce qu’il avait, ce qu’il était mais il a aussi reçu de celles et ceux qu’il a rencontrés. Par eux, sa vie a été stimulée, et souvent enrichie.
Il a pris le parti des faibles, des opprimés, des « sans », des laissés pour compte !
Sa vie et sa Parole nous engagent ! Être chrétien, cela engage par des actions, du temps, des choix, des luttes.
Chacun est invité à faire sa part : être solidaire, faire reculer la misère, la mort en soutenant l’autre, en lui étant présent, attentif, solidaire.

« Le chemin de Dieu passe par nos chemins » et en tant qu’humain, j’ai ma part à réaliser dans le projet de Dieu. Certes, je ne sauverai pas le monde, ce n’est pas mon rôle, mais je ne peux pas tout attendre des autres ou même de Dieu qu’on nomme parfois le « Tout Autre »…
C’est le sens de l’engagement et des actes militants. Ne rien faire, tout attendre de la providence, serait trahir l’image de Dieu posée en moi, serait rester sourd à la responsabilité qui m’a été donnée dans ma liberté, et reviendrait à piétiner l’amour et l’engagement de Dieu.

« Le ciel n’est pas là-bas : il est ici ;
l’au-delà n’est pas derrière les nuages, il est au-dedans.
L’au-delà est au-dedans, c’est aujourd’hui que la vie doit s’éterniser,

c’est aujourd’hui que nous sommes appelés à vaincre la mort,
à recueillir l’histoire, pour qu’elle fasse, à travers nous un nouveau départ.
Aujourd’hui, nous avons à donner à toute réalité une dimension humaine

pour que le monde soit habitable, digne de nous et digne de Dieu. »

Maurice zundel

Frédéric Lanthonie

: Accueille au creux de tes mains, la prière de tes enfants

  • Seigneur, nous te prions pour les sans voix, les sans logis, les sans papiers, tous ceux à qui Denise a consacré son engagement et qui peinent à survivre ou à s’intégrer dans notre société en manque de partage et de fraternité. Et nous te demandons aussi de soutenir et d’inspirer toutes les personnes, toutes les associations qui défendent ces personnes vulnérables en leur procurant aide et chaleur humaine.
  • Seigneur nous te prions pour ces jeunes confiés à l’Aide Sociale, à qui Denise a consacré toute sa vie professionnelle, déterminée à transmettre à ces personnes vulnérables tout l’amour qu’elle n’avait pas reçu elle-même dans son enfance. Et nous te demandons d’inspirer les éducateurs en charge de ces enfants fragiles, afin qu’ils les accompagnent au mieux pour les aider à grandir en humanité.
  • Où est Dieu dans ce monde de souffrance, d’injustice, de violence, de malheur ? Nous n’y comprenons rien ! Au secours Seigneur, nous sommes déboussolés, nous te perdons ! Donne-nous de nous laisser trouver par toi ! Nous te prions pour tous les malades, tous ceux qui souffrent, qui ont oublié Dieu ou qui le cherchent.
  • Seigneur, nous te prions pour le peuple palestinien, si durement éprouvé à Gaza et de plus en plus en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Denise était allée à Ramallah et, comme Jacques Gaillot et tant de solidaires, n’a cessé d’être à leurs côtés pour la reconnaissance de leurs droits et de leur culture. Nous te demandons que la force cesse de prévaloir sur la justice, afin qu’une paix durable s’établisse sur cette terre, par la rencontre et le dialogue.

Offertoire : Orgue Bach : Sicilienne en sol mineur, extrait de la Sonate pour flûte et clavecin

Au moment de partager le pain et le vin, rends-nous présents Dieu notre Père à l’invisible présence de ton Fils Jésus le Vivant !
Il est la Parole qui fait lever notre humanité.
Il est la promesse où s’engrange le blé de notre espérance.
Il est notre levain et notre demain, la joie qui tremble entre nos mains…

Par lui, avec lui et en Lui, pour le grain de vie qu’il sème entre nous, nous te disons merci par le chant qui nous garde vivants !

Sanctus
Saint le Seigneur, Dieu des vivants, Hosanna au plus haut des cieux (bis)
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire, Hosanna au plus haut des cieux,
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, Hosanna au plus haut des cieux
Saint le Seigneur, Dieu des vivants, Hosanna au plus haut des cieux (bis)

Prière eucharistique

Anamnèse 
Nous rappelons ta mort Seigneur ressuscité,
Et nous attendons que tu viennes

Notre Père

Agneau de Dieu
R : La paix, elle aura ton visage, la paix elle aura tous les âges,
La paix sera toi, sera moi, sera nous, et la paix sera chacun de nous.
Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous,
       Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, donne-nous la paix / R

Paroles et Musique : O. Vercruysse

Seigneur, quand je rencontre mon frère,
Que je croise son regard
Pour que mon jugement reste dans ta lumière
Oh ! Donne-moi tes yeux, Ô Jésus…

Seigneur quand je rencontre mon frère,
Et qu’il porte son chagrin
Pour que mon amitié console sa misère,
Oh ! Donne-moi tes mains, Ô Jésus….

Seigneur, quand je rencontre la haine
Qui me barre le chemin,
Pour que mon coeur humain soit plus fort que ma peine
Oh ! Donne-moi ton cœur, Ô Jésus…

Seigneur, quand je suis seul sur la terre
Isolé parmi les miens
Pour que demeure en moi ta paisible lumière
Donne-moi ton amour, Ô Jésus…

Témoignage de Lucienne Duton, amie et militante avec Denise

Denise aimait la Vie. Pour ce faire, elle était d’abord joyeuse. Elle aimait regarder l’autre, elle aimait le comprendre et l’aider, ce qu’elle a parfaitement fait avec les personnes qu’elle recevait pour les aider dans leur situation irrégulière.
Elle avait la joie et l’élan pour cela.
Elle connaissait leurs souffrances et c’est pour cela qu’elle leur donnait confiance en eux et les encourageait à prendre leurs vies en main.
Denise aimait chanter, en particulier, ce chant :

Prends ma main
Car je suis étranger ici
Perdu dans le pays bleu
Étranger au paradis

dont les paroles sont de Francis Blanche et le chant : Laisserons-nous à notre table un peu de place à l’étranger que nous avons chanté au début de cette célébration.
Ces derniers temps, elle me disait souvent : « Tu sais, Lucienne, je sens comme une lumière en moi », et cela me posait question.
Je voudrais vous dire pour terminer que ce qu’elle nous a laissé, gardons-le précieusement, car nous aurons besoin de cette lumière pour continuer nos vies.
Je sais que, là où elle est, elle continuera à nous aider.

Témoignage de Saint-Merry Hors-les-Murs

Chère Denise, très engagée au début des années 1990 au centre pastoral Halles Beaubourg, tu as été élue à l’équipe pastorale, cheville ouvrière de la coresponsabilité prêtres-laïcs. Nous étions alors dans les murs de l’église Saint-Merry, mais tu avais un pied hors-les-murs, en étant proche des habitués du porche. Lors du décès prématuré de l’un ou l’autre, tu prenais part aux célébrations d’A Dieu qui rassemblaient leurs amis de la rue.
En 2021, le départ forcé du centre pastoral t’a bouleversée, comme toutes les expulsions qui laissent sans toit. Éloignée un temps de nos célébrations et réunions, notamment du fait de nombreuses rencontres en Visio, tu t’es réjouie des voix amies qui ont pris de tes nouvelles, de Joëlle, venue découvrir ta vie pour nous la faire mieux connaître, toi si discrète.
Tu manquais rarement nos célébrations dans cette église de Notre Dame d’Espérance ou lors de nos journées communautaires, comme en juin dernier.

Denise avec le Groupe « Que sont nos amis devenus ? »

Tu venais aussi aux rencontres du groupe « Que sont nos amis devenus ? ». Te voir arriver, pleine d’énergie avec tes bâtons de marche et ton sourire pétillant, nous mettait tous en joie. Ton témoignage lors de la célébration d’hommage à Jacques Gaillot, dans cette église, nous a impressionnés et bouleversés.
Dimanche dernier, nous étions réunis à Saint-Gabriel. Tu étais dans nos prières et tu priais sans doute avec nous, toi qui es sûrement allée directement au Paradis comme une fusée, selon les mots de Blandine. Oui, nous croyons que tu es « devenue » près du Christ, où tu retrouves tes amis, accueillis et accueillants, pour leur plus grande joie.
Merci, chère Denise, pour ton regard, ton rire, ta voix, tout ce que tu as donné de toi. Tu nous manques.

Bénédiction et encensement du corps de Denise

Botticelli, L’Annonciation du Cestello, vers 1489-1490,
Florence, Musée des Offices

Magnifique est le Seigneur,
tout mon cœur pour chanter Dieu
Magnifique est le Seigneur

1- Magnifique est le Seigneur,
Tout mon cœur pour chanter le Dieu de mon salut !
Son regard s’est posé sur son humble servante ;
Toutes les générations découvriront ma joie.

2- Sa puissance fait pour moi des merveilles :
Que son nom est grand !
Sa tendresse va de génération en génération
À ceux qui le reconnaissent.

3- Il déploie la force de son bras
Pour la déroute des orgueilleux :
Il détrône les puissants
Et relève les humbles.

4- Il rassasie les affamés
Et renvoie les riches les mains vides.
Il prend soin de son peuple comme d’un fils
Dans la fidélité de son amour.

5- Il tient la parole donnée autrefois
En faveur d’Abraham et de sa lignée dans les siècles.

ORGUE : Ave Maria (Gounod)

Cantate BWV 147 de JS Bach : Jésus que ma joie demeure

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