M

Mercredi 2 mars 2022. « Voici maintenant le moment favorable ! »


Accueil

Bonjour et bienvenue à chacune et à chacun. Merci à Notre-Dame des Anges de nous accueillir encore une fois. Nous voici, de nouveau, rassemblés au nom du Père, du Fils et de l’Esprit. La célébration du mercredi des Cendres initie le chemin du Carême qui nous mène à Pâques. C’est en Dieu que nous pouvons devenir juste, et juste de la justice même de Dieu, nous dit saint Paul dans la deuxième lecture. La démarche du Carême nous invite à rejoindre Dieu par le Christ en nos frères, ces frères dont nous sommes si souvent séparés, malgré notre désir de fraternité. L’Évangile donne plusieurs exemples de l’ego qui prend le devant. Nous allons maintenant, à travers notre rituel, nous mettre en route vers Dieu, une fois de plus. Il est plus proche que nous le croyons si souvent, nous disent tous les textes.

Michel M.

Méditation musicale

Orlande de Lassus – Psalmi poenitentialis

Première lecture : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements »

Lecture du livre du prophète Joël (Jl 2, 12-18)
Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil!
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

Mercredi des cendres – Chapelle ND des Anges

Psaume 50 (3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

REF : Ouvre mes lèvres, Seigneur,
Ma bouche alors proclamera ta louange (bis)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. 
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint. 

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.


Deuxième lecture : (2 Co 5, 20 – 6, 2)

“Laissez-vous réconcilier avec Dieu. Voici maintenant le moment favorable !”

Frères,
Nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a, pour nous, identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture :
Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.
Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Résonance : une invitation à creuser au plus profond de nous-mêmes

Voici maintenant le moment favorable !

Étant donné le contexte, de guerre en Ukraine, de grandes migrations, de campagne présidentielle délétère, d’incertitudes pour les peuples d’Europe, cela pourrait ressembler à de la provocation !
Et pourtant, cette entrée en Carême est bien ce moment favorable, une occasion renouvelée pour entrer en nous-mêmes et nous laisser réconcilier avec Dieu ; Nous réconcilier avec Dieu, donc avec nous-mêmes et avec nos frères et sœurs, même si le chemin à prendre n’est pas toujours celui que nous avions imaginé ! Réunir, rassembler ce qui, dans nos vies, part en lambeaux ou se déchire.
À quoi ce temps de Carême peut-il nous ouvrir, dans une démarche intérieure, presque intime avec nous-mêmes, les autres et Dieu ? À plus d’unité ? À plus de présence ? À plus de fraternité dans nos environnements quotidiens, dans notre communauté ? Les voies sont multiples…. À nous de cheminer et de nous aider à cheminer….. Dieu lance un appel…. une invitation à être des ambassadeurs du Christ, des ambassadeurs de paix, des coopérateurs de Dieu, pour la vie et non pas contre ! Quel programme et quelle responsabilité pour ce Carême 2022 !

Bernadette C.

Photo by Andreas Fickl on Unsplash

Évangile selon Matthieu (6,1-6.16-18) :

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire-toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »


Résonance : de Joël à Matthieu, expérimenter des renversements

Décidément, les temps sont durs ! Aujourd’hui, nous pensons évidemment particulièrement à l’Ukraine…
Peut-être nous demandons-nous « où est Dieu ? » Jean-Marie-Martin* disait : « si vous n’arrivez pas à dire Notre-Père qui es aux cieux, dites : “Notre-Père qui es au creux ».
C’est ce que nous vous proposerons tout à l’heure pour le Notre-Père, de changer exceptionnellement de direction, pour aller au fond. En effet, l’Évangile ne nous invite pas à aller en façade. Il nous invite à aller au creux, dans le sillage du prophète Joël appelant à une démarche et du cœur et du rassemblement.
Peut-être est-ce, quand nous sommes rassembleurs, que nous pouvons aller au creux et, parce que nous avons pu aller au creux, que nous sommes rassembleurs ?
Pendant cette célébration, nous allons expérimenter différents renversements. Nous proposerons donc ce « Notre-Père qui es au creux » et au lieu des cendres – il y en a suffisamment des cendres autour de nous, elles sont là au sol, avec la petite lumière qui brille au milieu, en symbole de toutes ces vies réduites en cendres – nous vous inviterons à partager l’huile parfumée qui prend soin et fortifie. Pour ce geste, nous prendrons l’Évangile à la lettre :

Photo by Vero Photoart on Unsplash

« quand vous jeûnez, parfumez-vous la tête »

et nous serons invités à nous parfumer la tête les uns les autres. L’huile pénètre au dedans, nous invitant à ce cheminement vers plus de profondeur.
Parallèlement, comme cela fait pratiquement un an jour pour jour que nous sommes hors les murs, nous vous proposons de vivre cette démarche de retournement, de conversion comme une célébration de paix, de réconciliation en partageant, à deux ou trois, un point que nous aimerions voir dénouer, réconcilié.
A l’issue de ce bref temps, nous élargirons notre démarche de demande de réconciliation. Nous demanderons pardon pour ce qui aspire à la réconciliation dans notre communauté, en Ukraine, pour la planète, pour vos intentions aux dimensions du monde.

* Théologien décédé en 2021 cf : le site http://www.lachristite.eu/

Alexandra N.

Intentions de demande de pardon “collectif”

REF : Tournés vers Toi, Seigneur,
Nous implorons ta grâce
Écoute nos appels, exauce-nous
.


L’Europe est en guerre. Les armes crépitent. Des vies sont fauchées. Des projets anéantis. Des espaces de vie mis à rude épreuve. Les cernes de douleurs et de désespoir dessinent des yeux.
L’Ukraine est aujourd’hui le théâtre de ce que l’on appelle la folie des hommes qui, avec les armes, pensent régler la vie du monde. Et pourtant, la guerre, avec son lot de bouleversements, renforce la mort de l’homme et celle de Dieu. Elle est obstacle à la liberté, à la vie. Et les mesures qui s’abattent ici et là pour ramener la paix et contrer la guerre ne sont guère convaincantes quant à l’urgence de la paix et de la coexistence pacifique.
Nous avançons vers les échéances électorales. Les programmes et propos des acteurs politiques sur le terrain ne sont pas toujours au rendez-vous d’une société d’harmonie, qui ouvre des espaces de vie et de liberté à tout le monde.
Les incertitudes que dessinent des lendemains obscurs entament sérieusement notre désir de fraternité, de solidarité et de vivre ensemble.
Dans ce climat, nous revenons à Toi, Père, et nous t’implorons : que ton Esprit descende et accompagne tous les acteurs de terrain, qu’ils mettent de côté leur ego et militent pour la réconciliation, la paix et la justice, afin que chaque fils et chaque fille de ce monde vive et chante sa liberté. Aide-nous, Père, à tendre la main et à entretenir cette flamme de solidarité et d’accueil en faveur des victimes de la guerre d’Ukraine. R/

José M.

Pardon, Seigneur, pour mes, pour nos impérialismes. Peut-être que dans notre communauté, nous pouvons être aussi parfois impérialistes, conquérants des autres, nous pouvons « intruser» leur territoire. Quand nous vivons cette conquête de l’autre, au lieu de rencontres qui rassemblent dans le respect de nos différences, Seigneur, Pardon. R/

Alexandra N.

Seigneur, notre Terre et tous les êtres vivants implorent !
” Le dernier rapport du GIEC sur le climat est un atlas de la souffrance humaine !” proclame le secrétaire général de l’ONU, A. Guterres. Déjà la vie de plusieurs milliards de personnes est impactée par le changement climatique.
La recherche de pouvoir et le goût de l’argent, l’indifférence collective, le mépris du bien commun, font que des humains et notre Terre souffrent et sont anéantis.
Pour tout cela Seigneur, nous te demandons pardon.
Aide-nous à prendre soin de ce monde que nous habitons et à nous engager concrètement dans un changement plus radical de nos habitudes. R/

Bernadette C. et Michel M.

suivi d’un micro libre…

Proclamation du pardon de Dieu

Père, Dieu d’amour et de miséricorde, entends notre prière, nous tes enfants qui implorons ton pardon. Viens au secours de nos fragilités. Pardonne nos égarements, toi qui es Dieu pour les siècles des siècles, Amen.

Chant: Rien, jamais, ne nous séparera de l’amour

Paroles et musique Robert Lebel.
REF: Rien, jamais, ne nous séparera de l’amour. (bis)

Ni la mort, ni la vie,
Ni le feu, ni le froid,
Ni le jour, ni la nuit,
Ni la faim, ni la soif,
Ni chaînes, ni menaces.

Ni l’enfer, ni la peur,
Ni péril, ni danger,
Ni le mal, ni les pleurs,
Ni présent, ni passé,
Ni anges, ni puissances.

Et si Dieu est pour nous
Qui sera contre nous?
Qui saurait condamner
Ceux Que Dieu a sauvés
Au nom de sa tendresse?

Geste du parfum

« quand vous jeûnez, parfumez-vous la tête »

Prière eucharistique

Père éternel et de toute bonté, toi la source de toute vie, nous tes enfants commençons ce temps de carême dans un décor tout à fait inhabituel : la guerre sur le continent, avec son lot de misères ; les échéances électorales qui approchent, avec des discours et des programmes politiques pas toujours « porteurs de sens ». L’incertitude qui naît chez nombreux de tes enfants suscite cette moquerie des païens : « où donc est-il leur Dieu ? » Où donc es-tu Seigneur ? Ou mieux, où donc sont-ils, les hommes, tes enfants, continuateurs de ta création ?
Voilà maintenant le moment favorable, le temps de te rendre grâce, à toi notre Père, et contempler ton visage dans notre monde en désarroi. En ce temps de carême, nous voulons faire avec nos frères en humanité et avec nous-mêmes, un chemin de réconciliation. Ambassadeurs du Christ, coopérateurs de Dieu, nous voulons aller sur le chemin et déchirer nos cœurs, afin qu’en toute liberté et dignité, nous expérimentions ensemble ce lien d’accueil avec Dieu et avec les autres. Nous voulons alors mieux percevoir cette offre que toi Père, Dieu de miséricorde, nous fais en ce temps de carême, qui nous prépare à célébrer avec un esprit purifié la pâque de ton Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur.
Lui seul nous met en marche pour quitter l’absurdité de nos vies. Lui seul nous enseigne la route du bonheur. Lui seul nous offre la liberté, la vraie. C’est pourquoi, avec les saints et les anges dans le ciel, nous voulons te bénir sur la terre et t’adorer en chantant :

Saint le Très-haut, Saint le Vivant, Saint le Seigneur de l’univers ! (bis)

Christ et Sauveur, mort sur la croix, Dieu plus puissant que nos tombeaux ! (bis)

Père saint, nous faisons ici mémoire de la passion et de la résurrection de ton Fils Jésus. En ce signe, nous t’offrons ce pain et cette coupe de bénédiction.
Que la force de ton Esprit fasse de nous, dès maintenant et pour l’éternité ambassadeurs de ton Fils et coopérateurs de Dieu. Qu’elle raffermisse notre foi et resserre notre unité avec le Pape François, avec notre administrateur apostolique Georges, avec le corps épiscopal et sacerdotal, et avec tous ceux et toutes celles qui, à travers le monde, sont acteurs de réconciliation, artisans et bâtisseurs de paix et de justice.
Oui Père, nous vivons ces jours des temps troubles : crépitement des armes, vies fauchées, projets abandonnés, déplacements des familles et des enfants, … Même les batteries de mesures pour contrer la guerre et imposer la paix (hélas par la violence!) ne semblent et ne peuvent être porteuses de vie. A de la misère, on ajoute des misères.
Par la prière, le jeûne et l’accueil, nous nous engageons à surpasser -comme nous le demande le pape François- ce sentiment d’impuissance et de fatalité qui nous frappe.  Et nous voilà debout Père, comme un seul homme, pour dire oui à ton offre de réconciliation et de paix. Installe-nous dans une démarche de partage sur ce qui, en nous, a besoin de réconciliation, et qui nous empêche d’être dans ta justice. Accepte Père ce pas vers la réconciliation, vers la paix avec toi, et pas sans toi. Soutiens ces jeunes et toutes ces personnes qui vont au secours de leurs frères victimes des atrocités en Ukraine et qui nous donnent des raisons d’espérer. Ouvre nos cœurs et nos mains pour accueillir et soutenir les victimes des guerres et des conflits, ceux d’Ukraine et ceux des zones de conflit oubliées.  
En union avec Marie, cette douce et humble mère, en union avec Saint Joseph, ce père du silence intérieur, en union avec les apôtres, les saints et la création entière, nous voulons te glorifier sur la terre, par le Christ notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

José Mandiango


Notre Père, qui es au creux, que ton nom soit célébré,
Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

Le feu sous la cendre – Photo by Pablo Martinez on Unsplash

Chant: Prenons la main que Dieu nous tend T42-2

1. Prenons la main que Dieu nous tend.
Voici le temps,
Le temps où Dieu fait grâce à notre terre.

Jésus est mort un jour du temps.
Voici le temps,
Le temps de rendre grâce à notre Père.
L’unique Esprit bénit ce temps.
Prenons le temps,
Le temps de vivre en grâce avec nos frères.


2. Prenons la paix qui vient de Dieu.
Voici le temps,
Le temps où Dieu fait grâce à notre terre.

Jésus est mort pour notre vie.
Voici le temps,
Le temps de rendre grâce à notre Père.
Son règne est là : le feu a pris.
Prenons le temps,
Le temps de vivre en grâce avec nos frères.


3. Prenons les mots que dit l’Amour.
Voici le temps,
Le temps où Dieu fait grâce à notre terre.

Jésus est mort, le Livre est lu.
Voici le temps,
Le temps de rendre grâce à notre Père.
Un même Esprit nous parle au cœur.
Prenons le temps,
Le temps de vivre en grâce avec nos frères.

Paroles : D. Rimaud – Musique : J. Akepsimas

CategoriesNon classé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.