Quels signes d’espérance peut donner au monde une petite communauté de Chrétiens telle que Saint-Merry Hors-les-Murs, en cette période où tant de régions sont ravagées par les guerres et par les crimes contre l’humanité ; en ce temps où nous prenons conscience, sans parvenir à y remédier, du danger extrême dans lequel nous mettons la planète ?
Associés avec d’autres, différents mais ayant les mêmes orientations de fond, pour constituer les Chrétien.nes d’Ouverture et de Dialogue, nous pourrions prendre une place dans l’Église à Paris. Entendre les cris de ceux qui clament, en France et ailleurs, leurs besoins matériels et leur désir de sens et de spiritualité.
Une journée de partage, de joie et d’ouverture
Depuis que l’Équipe Pastorale, renforcée par les derniers élus, a pris ses marques, il semble qu’un certain dynamisme relance la communauté en ce début d’année.
En témoigne ce jour de rentrée au cours duquel nous avons pu découvrir plus précisément ce que veulent faire et devenir les Chrétien.nes d’Ouverture et de Dialogue. Nous sommes désormais une de ces multiples entités qui se regroupent pour être plus fortes et plus visibles. Une partie de l’Église qui fait le pari de porter au monde de demain le souffle de l’Évangile. En résistant à l’idolâtrie contemporaine autour des machines et des algorithmes qui pourrait entraîner la destruction de l’humain. En résistant à l’épuisement de la terre, notre maison commune. En essayant de proclamer l’Évangile dans un langage accessible au 21eme siècle.
Comment agir dans les murs ou hors les murs ?
En cette année décisive pour la France avec les élections présidentielles, puissions-nous être nombreux à annoncer que l’accueil de l’autre et la justice sociale sont bien plus puissants pour notre avenir que les replis identitaires et les discours de haine.
Nous avons pu aussi, le 11 octobre, exprimer nos souhaits et nos propositions d’actions concrètes, en particulier à partir d’un lieu confié par le diocèse. Tout en continuant les partages en virtuel tellement importants pour beaucoup. Il semble que la majorité des personnes de la communauté aspire à pouvoir se retrouver avec d’autres dans une sorte de maison commune où il ferait bon se rencontrer, dialoguer avec d’autres, célébrer, se laisser accueillir et accueillir. En gardant l’esprit du hors-les-murs cultivé depuis 5 ans, c’est-à-dire l’esprit de la marche, du nomadisme, de la migration, tel que l’a vécu Jésus.
Geneviève P.-M. et Isabelle M.




