Nouvel élément pour notre dossier Célébrer à Saint-Merry : le témoignage de Paul et Anne-Marie, qui se joignent à nous le dimanche pour le Partage de la Parole, en visio depuis Aurillac – richesse des participations rendue possible grâce au contexte hors les murs.
Devinette
Comment se retrouver à Saint-Merry intra muros, dans Paris la Grand-Ville, quand on habite un département où les vaches sont plus nombreuses que les habitants (si, si) ? Et bien en participant plusieurs fois à des célébrations lors de rares passages dans la capitale. Rafraîchis et réjouis par cette respiration qui nous laisse heureux de croire et donne des biscuits pour la route, nous nous sommes inscrits à la Lettre d’info pour continuer à suivre Saint-Merry.
Enfer et damnation, voilà que l’archi-épiscope (archi scandaleux surtout) de Paris fait sa crise d’autoritarisme et décide de mettre fin brutalement à la mission confiée en 1975 au Centre pastoral Saint-Merry par le cardinal François Marty. Notre sang n’a fait qu’un tour et depuis cette date nous sommes chaque dimanche à 11 h devant l’écran pour le Partage de la Parole. Voilà ! Quels maniaques ces hiérarques : après s’être entraînés sur Jacques Gaillot (venu à Aurillac en 2011, à l’invitation de notre groupe NSAE 15 et bien sûr accueilli à la maison), ils récidivent : pénibles !
Oxygène
Sans doute, on peut vivre sans Saint-Merry Hors-les-Murs, mais de toute façon nettement moins bien et pas nous en tout cas. C’est simple : chrétiens d’ouverture, nous sommes mal à l’aise (euphémisme) dans le cadre paroissial classique. Nous répondons le mieux possible aux initiatives lancées par Saint-Merry, dans la mesure de nos moyens, mais avec enthousiasme.
Ah le Zoom de 11 h ! Comme c’est bon d’être en famille, de retrouver les visages connus et d’en découvrir d’autres, pour partager la Parole bien sûr, les mots et les silences offerts dans la confiance et le respect mutuels, la beauté des musiques, des photos, des textes, car l’art aussi est prière et lave les regards et les cœurs parfois meurtris : à 11 h, c’est la vie qui palpite…
Un jour viendra – couleur d’orange évidemment – où vous aurez enfin un lieu à Paris. Tant mieux ! MAIS, il y a toujours un mais niché quelque part, ce partage de la parole va demeurer, DOIT demeurer (sinon, c’est l’émeute) !

Contexte local
Nous (PAM) avons démarré un groupe NSAE Cantal (Nous Sommes Aussi l’Église – Cantal), il y a vingt-cinq ans déjà, petit mais toujours vaillant (comme Kirikou). Ayant entendu l’appel aux laïcs du pape François, nous avons décidé d’agrandir un peu la tente en créant une communauté élargie, depuis quatre ans maintenant : les Amis de la Bonne Nouvelle (ABN) qui a établi sa charte, se réunit mensuellement et célèbre trois fois par an en invitant évidemment très largement dans nos réseaux.
En novembre 2025, nous (les ABN) avons invité Laurent Grzybowski, avec le soutien du Doyenné, pour une conférence et un concert – affiche ci-dessous. Échange bien sûr très riche. Nous avons aussi déjà rencontré François Cassingena-Trévedy, avons célébré ensemble et notre frère évêque Didier Noblot est invité à notre prochaine réunion de mars. Voilà, vous avez un aperçu de notre place dans le paysage local.
Paul et Anne-Marie H.




