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Dimanche 15 mars 2026. « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »

Évangile de l’aveugle-né, onction de David par Samuel : comment voir ? Au-delà des apparences, voir avec le coeur ? Se laisser ouvrir les yeux et voir la lumière ? Se laisser déranger dans ses propres certitudes ? Serions-nous aveugles, nous aussi ? Richesse du Partage, appel à la lumière …

♫ Taizé : La Ténèbre

Bienvenue aux Franciliens, bienvenue aux habitants d’Aurillac et de Corse, bienvenue aux habitués, et bienvenue à celles et ceux qui se joignent pour la première fois au partage de la bonne nouvelle, en ce 4ème dimanche de carême et 1er tour des élections municipales.
Dans le premier livre des Rois, c’est aussi jour d’élection à Bethléem : le Seigneur y envoie Samuel pour chercher un roi. Mais ce n’est pas pour ses beaux yeux que David est choisi car il ne faut pas se fier apparences, c’est le petit dernier de la famille qui sera élu.
Pouvons-nous en tirer une leçon pour aujourd’hui ? Ayons au moins une pensée pour ceux qui, loin des grandes villes, et ils sont nombreux sur près d’un million de candidats, loin des « magouilles » de toutes sortes, s’avancent courageusement au service de leurs concitoyens.
Et unissons aussi nos prières pour les Iraniens et pour les Palestiniens, tout particulièrement les enfants, innocentes victimes de la folie des puissants.
Ouvrons donc grand nos yeux, notre cœur et notre intelligence. Le long et bel évangile de ce jour nous y invite. Jean nous entraîne parfois dans des exposés théologiques exigeants, mais aujourd’hui l’évangile de l’aveugle né est une des histoires les plus savoureuses de la Nouvelle alliance, avec des pas de côté et des retours en arrière qui nous ramènent tous au mystère de Jésus : « Le Fils de l’Homme…qui est-il ?… – Tu le vois, c’est lui qui te parle » La liturgie nous propose des lectures brèves, mais ce serait bien dommage de supprimer des passages ici ou là. Nous allons donc prendre le temps d’écouter, d’imaginer la scène et de nous interroger
              … au nom du Père, du Fils et de l’Esprit

Jean V.

« Dieu ne regarde pas comme les hommes : le Seigneur regarde le cœur. » 

Miniature anglaise, Livre des Psaumes, Onction de David,
c. 1150 – Nero C. IV, British Library

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »
Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »
Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »
Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? »
Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. »
Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères.
L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

Quand Jessé présente à Samuel ses sept fils. À l’évidence ses fils sont tous là. L’évidence est la vérité, nous le croyons facilement.
Mais dans le texte, il nous est montré que, pour Dieu, l’évidence peut n’être qu’apparence et peut faire écran à la vérité, à la vie. Il inspire donc Samuel pour qu’il passe derrière l’écran où il découvre, en dehors du lieu de la maison, l’enfant roux et beau. Le Seigneur ne cherche pas en nous un Eliab fort, baraqué, intelligent, un vrai adulte dont les qualités nous hypnotisent comme des miroirs aux alouettes.
Le Seigneur nous aime et nous choisit là où nous sommes, à côté de la norme et fragiles. C’est cela que le Seigneur bénit par l’onction pour que l’Esprit nous fasse vivre.
Nous aussi, passons de l’autre côté des écrans qui nous sont proposés ou des étiquettes dont nous affublons nos frères. Osons douter, changer nos certitudes et nos a priori pour chercher le cœur de la vie.

Michel Metzger

Méditation en musique

♫ TCHEREPNIN – Narcisse et Écho, Op. 40: No. 4, Entrée des jeunes Béotiens et Béotiennes

Photo par Thomas Wolter de Pixabay

À l’aveugle-né : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » – « Et qui est-il pour que je croie en lui ? » – « Tu le vois, et c’est lui qui te parle »

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde »…

Duccio di Buoninsegna, Guérison de l’homme aveugle, ~1308-1311, National Gallery, Londres

Je crois entendre Jésus me/nous dire :
« Dès qu’il y a un problème, vous pensez que c’est à cause du péché »
Je ne suis pas là pour vous parler du péché.
Avec la guérison de cet aveugle de naissance, vous allez découvrir quelque chose du sens de ma vie.
L’infirmité de cet homme n’est pas la conséquence d’un péché quelconque ! Vous cherchez la cause du mal alors que moi je voudrais vous dire le sens qu’il peut prendre.
L’idée de péché, comme explication du monde et de la vie, vous enferme et vous empêche de voir plus loin que le bout de votre nez.
Or j’aimerais vous faire entendre que, si ne pas voir est un manque, croire qu’on voit est un manque encore plus grand ! Je suis là pour vous inviter à regarder autrement, pour vous suggérer de voir au delà des apparences dans la vie de tous les jours, pour habituer vos yeux à découvrir ce qui précisément ne saute pas aux yeux !
Je suis venu pour que vous ouvriez les yeux et surtout votre cœur !
Cet homme, il est aveugle et je souhaite qu’il voie !
Et pour toi et pour vous, j’ai le même souhait !
Voilà ce que je crois entendre aujourd’hui.

Jean-Luc Lecat

… Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : « Envoyé ». L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » …

Résonance

Comme souvent au cours de sa vie, Jésus pose un geste thérapeutique.
Mais une chose nous a frappés dans ce récit : ce geste à lui seul ne suffit pas pour que l’homme voie.
En effet, c’est seulement après que l’aveugle se soit mis en marche, en confiance, et lavé à Siloé qu’il retrouve la vue.
La guérison naît de la rencontre entre l’action de Jésus et la réponse de cet homme.
Se mettre en marche, en confiance…
N’est-ce pas là une invitation pour nous qui sommes parfois captifs de nos ténèbres, pour aller vers la lumière ?

Nadine L.

… Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors, ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir.
C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors …

Dans la lecture de ce troisième passage, je suis frappé par tous ces questionnements, toutes ces incompréhensions face à la guérison, toutes ces impossibilités à pouvoir répondre, sinon de côté, aussi bien de la part de l’aveugle, de ses parents que des pharisiens.
Cette difficulté légitime à justifier clairement ce qui vient d’arriver renvoie directement, hier comme aujourd’hui, à l’identité de Jésus et, par là, à nos propres interrogations sur le mystère même de Dieu et sur ses manifestations.
À la toute fin du texte, il faudra que l’ancien aveugle voie autrement, moins pour expliquer le miracle que pour croire au Fils de l’homme.

Alain Cabantous

… Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en cause : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

Ici, la lumière ne surgit pas comme une évidence ; elle s’apprend. L’homme guéri avance pas à pas dans la clarté : d’abord, en parlant « d’un homme appelé Jésus », puis en discernant en lui un prophète, avant de reconnaître le Seigneur. Tandis qu’il s’ouvre peu à peu à une vérité qui le dépasse, ceux qui se croient éclairés – les pharisiens – s’enferment dans leurs aveuglements. Et sont comme frappés d’une sorte d’infirmité spirituelle. Dès lors, la vraie cécité ne serait pas le manque de savoir mais la certitude d’avoir déjà compris.

Le récit raconte alors moins la guérison d’un aveugle que la naissance d’un regard nouveau sur Dieu et sur le monde.

L’Évangile esquisse ainsi une pédagogie du dévoilement : la vérité de Dieu ne s’impose pas comme un système achevé, elle se révèle dans l’expérience vécue, dans le doute, parfois dans le conflit avec les évidences religieuses établies. Voir, devient alors un acte humble : consentir à ce que la lumière nous transforme avant même que nous la comprenions pleinement.

Et c’est peut-être là que le récit nous rejoint. Car la question que Jésus laisse en suspens ne concerne pas seulement les pharisiens, mais chacun de nous.

Serions-nous aveugles nous aussi ? Comment nos yeux s’ouvrent-ils ?

Bénédicte I.-R.

Méditation en musique

♫ Prélude pour M. Vaquelin : Improvisation d’après le Prélude en Sol mineur de M. de Sainte-Colombe

Image de Pexels sur Pixabay

Quelques échos du Partage

  • Nos yeux s’ouvrent quand nous mettons en pratique Mathieu 25, « ce que tu fais au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que tu le fais ».
  • On a dit tout à l’heure : « On n’ouvre jamais assez ses yeux et son cœur. » Et Prévert écrivait : « Il y a ceux qui croient ; ceux qui croient croire ; et ceux qui crôa crôa. » Il faut brancher son système visuel sur son cœur, (drôle d’anatomie), se décentrer et pratiquer l’empathie.
  • Regardons la vie comme des enfants, avec émerveillement et les yeux ronds devant la vie.
  • Quand je regarde à nouveau, quand je relis l’Évangile, il y a toujours de nouveau détails que je n’avais pas vus et que quelqu’un d’autre me signale.
  • Par les autres, grâce à eux, nos yeux s’ouvrent plus.
  • D’après l’Évangile, quand on dit « nous voyons », notre péché demeure : il faut donc garder le doute. Les yeux sont les fenêtres de l’âme.
  • Thomas avait besoin de voir : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». A notre époque de fake news, et quand les algorithmes ne nous renvoient que vers ce que nous croyons déjà, nous ne pouvons plus que douter de tout ce que nous voyons !
  • Accepter le risque d’une rencontre qui peut bouleverser notre vie.
  • Garder l’œil ouvert, en éveil !
  • J’aime ouvrir mes yeux tout grands sur la beauté du monde. Ce qui m’aveugle : ceux qui m’éblouissent et que je crains.
  • J’aime beaucoup revoir ce que je connais déjà, il y a toujours à regarder et à découvrir.
  • « Venez et voyez » : c’est une promesse ; vous allez voir ce que vous allez voir ! Entendre et voir : la vision par la Parole et par l’écoute. « Il vit et il crut », devant le tombeau vide.
  • Le toucher est aussi important que la vue : Jésus se salit les mains, il fait un geste tendre.
  • Le péché n’est pas dans l’aveugle ou sa famille, mais dans le système, l’institution qui rend aveugle. Attention à l’aveuglement collectif : à quoi sommes-nous aveugles ? De quoi sommes-nous prisonniers ?
  • Comment nos yeux s’ouvrent-ils sur les réalités que nous vivons ? La soirée Palestine de vendredi nous met en marche.
  • « Je n’en sais rien », c’est la parole du pauvre ; il entend autre chose que la réponse que nous attendons.
  • J’aime l’humour et l’ironie, quand l’aveugle refuse le débat idéologique : « Voulez-vous devenir disciples ? »

Paroles CFC – Musique J. Berthier

Vivons en enfants de lumière,
Sur les chemins où l’Esprit nous conduit :
Que vive en nous le Nom du Père !

L’heure est venue de sortir du sommeil!
Voici le temps de l’appel au désert !
Allez où va le Fils de l’homme.
La joie de Dieu sur lui repose. 

L’heure est venue d’affermir votre cœur!
Voici le temps d’espérer le Seigneur!
Il est tout près, il vous appelle.
Il vous promet la vie nouvelle.

L’heure est venue de courir vers la vie !
Voici le temps de trouver Jésus Christ !
Il est présent parmi les pauvres.
Il vous précède en son Royaume.

Photo Marys sur Pixabay

Comme chaque dimanche de Carême, un extrait de notre livret de textes nous incite à redonner et accueillir ce nouveau jour qui nous est donné :

« Être écouté, c’est être remis au monde, c’est exister,
C’est comme si l’on vous redonnait toutes les chances d’une vie neuve. »

Christian Bobin (Pierre,)

Quelles intentions voulez vous confier à la communauté ?
REF : Seigneur mon Dieu, dans cette nuit je crie vers Toi
Prête l’oreille à ma demande que ma prière parvienne jusqu’à toi 

Photo Matt Nelson Sur Unsplash
Photo Matt Nelson sur Unsplash

La communauté a porté dans sa prière :

  • Netanyahou et Trump installent l’apocalypse : aide-nous à résister tous ensemble !
  • Pour tous les opprimés, ceux qui sont sous les bombes, les déplacés.
  • Pour Denise Sadier et ses enfants, en ce nouveau temps sans Bernard qui commence. Et rendons grâce pour le mal qu’il s’est donné pour les personnes sans logements.
  • Pour toutes les personnes lumineuses qui se battent pour plus de justice.
  • Rendons grâce pour la joie de la soirée Palestinienne de vendredi ; que notre communauté continue à oser.
  • Je vis en Inde parmi les Dalits, les intouchables, qui sont trente millions dans un contexte politique très dangereux ; je partage avec vous leur dignité.
  • Pour le Liban, pour les Libanais qui sont en train de perdre toute raison de vivre, pour toutes les victimes de cette guerre.
  • Pour tous ceux qui sont aveuglés par une idéologie mortifère (Quentin, jeune catholique converti, néonazi).
Photo Jacob Bentzinger sur Unsplash

Notre Père qui es aux cieux, que nous nous sentions tous frères et sœurs,
Que nous sachions sanctifier ton nom en agissant avec miséricorde.
Que ton règne vienne à nous, règne de justice, d’amour et de paix.
Que nous apprenions à faire ta volonté et à nous aimer ici, sur terre, comme tes enfants s’aiment au ciel.
Donne à tous les Hommes le pain de la foi, de l’espérance et de l’amour.
Fais, Seigneur, que nous oubliions haine et rancœur.
Ne permets pas que nous nous habituions aux divisions.
Pardonne les séparations dues à notre orgueil et à notre incrédulité,
à notre manque de compréhension et de charité.
Garde notre conscience en éveil :
c’est le péché qui divise ce que tu as uni.
Ne nous laisse pas aller à la tentation
d’être durs de cœur ;
délivre-nous de trouver normal
ce qui est un scandale pour le monde
et une offense à ton amour.
Notre Père, que nous vivions tous comme tes enfants.

 » Frères et sœurs, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité … »

Avec ces mots de Paul aux Éphésiens, demeurons cette semaine dans la lumière, ne soyons pas aveuglés, laissons nous ouvrir les yeux… et recevons la bénédiction du Seigneur, Lui qui est Père, Fils et Esprit Saint

Photo Philipp Deus – Unsplash

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Nous vous donnons rendez-vous lundi 16 mars à 19 h (lien sur l’agenda du site) pour préparer :

  • la rencontre autour de la Parole du 22 mars en Visio
  • la messe en plein monde du samedi 21 mars à 18 h à Notre-Dame des Anges

Le Partage sur les textes sera commun puis, suivant leur intérêt, les participants seront divisés en deux salles qui construirons deux célébration différentes

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine

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