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Célébration du dimanche 28 février 2021

Le dimanche 28 février 2021, à 11h15, a eu lieu la très belle et dernière célébration eucharistique dominicale du Centre pastoral Saint-Merry, dernière du moins dans les murs de l’église qui l’héberge depuis quarante-cinq ans. Une assistance particulièrement nombreuse et émue emplissait toute l’église, nef, chœur, bas-côtés, chapelle de communion. De nombreux prêtres amis de la communauté et parfois anciens membres de l’équipe pastorale y ont participé, en aube à l’autel ou en civil dans l’assistance, qui ont donné ensemble la bénédiction finale, suivie de très longs et vigoureux applaudissements.

Lire les textes, commentaires, prières et écouter les chants :


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      Marguerite Rousselot says:

      Pouvez-vous préciser pour que nous puissions vous répondre : un zoom était prévu par qui et sur quoi ? Merci.
      Marguerite, de l’EP

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    Kirlian says:

    St Merry etait un lieu à part, une église ouverte sur le Monde, avec ses concerts gratuits si remarquables…et d’autres evenements culturels innatendus…ses billets sur Beaubourg etc..Un lieu véritablement fraternel…indispensable dans une ville comme Paris…
    A chaque fois que je revenais à paris, j’aimais y passer..et y « passer » un moment…
    La hiérarchie qui vous mets des batons dans les roues se trompe de chemin..

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    Nicole PEROTTI says:

    Ce qui vient de se passer à St Merry est inacceptable. Nous n’avons pas besoin d’une Eglise autocrate.
    L’Evangile continue à se manifester par la vie des hommes et des femmes mais l’Eglise ne sait plus accueillir ses enfants.
    Continuons à chercher et gardons l’espérance.

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    Marie-Claire Bruley says:

    Très remuée par cette dernière messe à Saint-Merry, par sa densité, sa très belle tenue. Cette messe était visiblement très préparée et plusieurs laïcs ont parlé, notamment pour introduire les textes du jour exprimant si bien ce que traverse la communauté, « ce moment où Dieu semble annuler sa parole » tout comme Abraham devant le sacrifice d’Isaac, qui a été beaucoup et longuement repris. Quelques pensées exprimées : Il est demandé à Abraham de consentir à se détacher de son fils. Et dans la lettre de Saint Paul, c’est le même mouvement qui habite le Père livrant son fils pour nous tous. Ce que nous apprenons là, c’est qu’on ne met pas la main sur le don. Ceci nous rappelle que les dépossessions portent du fruit, elles sont promesse de vie.
    De Jean-François Petit pendant l’homélie : serons-nous appelés, comme Abraham à changer de nom et de lieu ? Sommes-nous prêts à nous laisser déposséder de notre vocation ? Nous nous quittons sachant que ce qui a été semé de l’évangile ne peut pas être perdu. À quelle sortie de nous-mêmes sommes-nous appelés, à quelle perte pour que la vie renaisse abondamment ?
    Plus tard, avant la bénédiction, il a parlé d’un carême qui était un départ pour le désert et la dispersion, ajoutant que nous ne savons pas encore à quelle naissance nous sommes promis. Au début et à la fin de la célébration, il a abondamment parlé de la façon dont à l’écoute de l’évangile, la communauté de Saint-Merry avait su toujours se tourner vers les exclus, le migrants, les sdf, les personnes homosexuelles qui avaient trouvé un havre à Saint-Merry, tout comme les victimes fuyant leurs bourreaux, rappelant l’accueil inconditionnel des réfugiés arrivant d’Amérique du Sud, du temps où Saint-Merry était devenu paroisse de la communauté chilienne, d’un autre temps de grande proximité avec la communauté polonaise et Solidarnosc. Il n’a pas omis les milliers de personnes venues à des concerts, des expositions, aux nuits blanches de Saint-Merry, sa proximité avec les artistes, des personnalités connues venant faire des conférences, scandant régulièrement « Seigneur, tu attendais de nous, et nous l’avons fait », ajoutant aussi « Nous n’avons pas su, avons connu l’échec et fait des erreurs… ». Il a évoqué à deux reprises qu’ils avaient reçu beaucoup beaucoup de messages venant du monde entier. Ce matin, on pense à nous de par le monde. De Gaza.
    Ils étaient quatre prêtres à concélébrer (est-ce devenu une habitude ou est-ce exceptionnel ?). Au moment de la Bénédiction et l’envoi, il a demandé à tous les prêtres étant dans l’assemblée de venir le rejoindre pour que cette bénédiction soit donnée par tous. Certains étaient des vicaires de Xavier de Chalendar, de la première heure. Ils ont tous levé les bras ensemble pour cette « bénédiction exceptionnelle et cet envoi exceptionnel », puis nous avons applaudi, nous nous sommes tous levés et avons applaudi, applaudi pendant un très long moment.

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