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Dimanche 8 août 2021. « Lève-toi et mange, car autrement le chemin serait trop long pour toi »

Pour participer au Partage à 11 h :
https://zoom.us/j/96044945949?pwd=V0ErYmFJV1lzcVpmRTNCeGRoYXNHUT09
ID de réunion : 960 4494 5949 Code secret : 228659

Musique : marche viennoise miniature de Fritz Kreisler

Accueil

Bonjour à vous tous membres de la communauté Saint-Merry Hors les Murs et bienvenue à ceux qui nous rejoignent, peut-être pour la première fois, pour ce partage dominical. Comme les dimanches précédents, nous échangeons sur le pain, nourriture élémentaire de l’humain depuis qu’il s’est sédentarisé avec la culture des graminées.
Quoi de plus essentiel à la vie que l’eau et le pain ? Les deux textes que nous avons retenus pour nos échanges et notre prière parlent de cet « essentiel » précisément, à travers l’expérience d’Elie et de Jean, dans des périodes bien différentes.
« Lève-toi et mange ! »
Nous nous sommes étonnés de l’ordre dans lequel ces deux injonctions, énoncées à deux reprises, étaient données : d’abord se lever, puis manger.
Qu’est-ce qui amène Elie à sortir de sa torpeur ? Alors qu’il est averti qu’un long chemin lui reste à faire, qu’est-ce qui l’a finalement « touché » pour le remettre debout, lui redonner de l’appétit avant qu’il ne marche… pour quarante jours et quarante nuits, jusqu’à la montagne ultime ?
« Je suis le pain vivant »
Jean, lui, après la Résurrection, témoigne d’une nourriture dont il a fait l’expérience de vie, une vie qui va au-delà de la mort, la vie éternelle rien que cela ! Un témoignage sur « l’Essentiel » pour vivre : de pain, oui, mais aussi de l’Autre pain. Plus tard, il s’agira de partager le pain du repas « pour faire mémoire », pain désigné alors Corps du Christ, pain vivant …
… pour que le monde ait la vie !
Quel est-il, ce pain, en ce dimanche matin ? Nous doutons souvent de ce que nous avons dans notre besace, nous pensons que nous n’avons rien peut-être, pour nous même et à partager. Nous avons peut-être aussi avalé un essentiel qui nous était proposé gratuitement « près de notre tête », mangé ce pain sans réaliser son importance. Découragé par les turpitudes de la vie, on s’arrête, on s’allonge pour retourner au sommeil de l’oubli, Elie demande même de ne plus vivre !
Alors, dans la simplicité, confions-nous aux uns et aux autres, à travers la communauté que nous formons ce matin, avec le Père, le Fils et dans l’Esprit Saint.

Clément G.

📖  Lecture du premier livre des Rois (1R 19, 4-8)/TOB 

Lui-même s’en alla au désert, à une journée de marche. Y étant parvenu, il s’assit sous un genêt isolé. Il demanda la mort et dit : « Je n’en peux plus ! Maintenant, Seigneur, prends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes pères. » Puis il se coucha et s’endormit sous un genêt isolé. Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi et mange ! » Il regarda : à son chevet, il y avait une galette cuite sur des pierres chauffées, et une cruche d’eau ; il mangea, il but, puis se recoucha. L’ange du Seigneur revint, le toucha et dit : « Lève-toi et mange, car autrement le chemin serait trop long pour toi. » 
Elie se leva, il mangea et but puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb.

Seif Amr, Mont Horeb, by Unsplash

Méditation en musique :
https://Grieg : Peer Gynt Suite N° 1, Op. 46 – 4. In The Hall Of The Mountain King

Jésus, vraie nourriture

Le texte d’évangile proposé pour ce jour est le prolongement de la méditation de Jean sur le pain de vie : avec sa façon sémitique de penser et de parler, on a un peu l’impression de redites, de mots qui semblent tourner en rond… ce qui a tendance à nous ennuyer et à nous faire décrocher… Alors tentons une écoute toute fraîche, toute neuve.
Je me demande si Jésus ne s’est pas appliqué à lui-même ce terme de nourriture au moment où il partagea le pain de la Pâque avec ses amis et en se remémorant ce jour où une foule de ses « fans » a pu partager pains et poissons. Ne réalise-t-il pas que ce pain rituel de Pâques peut devenir expression, image, rappel de tout ce que, avec ses compagnons, ils ont partagé et vécu ensemble jusqu’à ce dernier jour ? Permettez-moi de tenter d’imaginer ce que Jésus a pu se dire :
Et si je leur donnais ce pain de la Pâque comme un signe : du pain pour leur faire comprendre ce que je peux être pour eux : une vraie nourriture… Oui ! Toute ma vie, tout ce que j’ai fait, nos conversations, nos échanges, nos rencontres avec les autres, et même ma souffrance et ma mort demain, tout cela c’est moi, c’est ce que je vous lègue, ça peut vous parler, ça peut vous nourrir, ça peut être nourriture pour vous-mêmes comme cela le sera pour les femmes et hommes de tous les horizons, de tous les pays, de tous les temps ! »
Finalement, Jésus n’a qu’une audace, c’est de dire; nourrissez-vous de moi!
Réécoutons comment Jean, avec toute son affection un peu radoteuse pour le Christ, tente de nous redire cette prétention de Jésus d’être vraie nourriture, vie pour le cœur et, comble d’inconscience à nos yeux, vie pour le monde entier et pour tous les temps !

Jean-Luc L.D.

📖  Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 41-51)/TOB

Dès lors, les Juifs se mirent à murmurer à son sujet parce qu’il avait dit : « Je suis le pain qui descend du ciel. » Et ils ajoutaient : « N’est-ce pas Jésus, le fils de Joseph ? Ne connaissons-nous pas son père et sa mère ? Comment peut-il déclarer maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » Jésus reprit la parole et leur dit :
« Cessez de murmurer entre vous ! Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi je le ressusciterai au dernier jour. Dans les Prophètes il est écrit : tous seront instruits par Dieu. Quiconque a entendu ce qui vient du Père et reçoit son enseignement vient à moi. C’est que nul n’a vu le Père, si ce n’est celui qui vient de Dieu. Lui, il a vu le Père. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts. Tel est le pain qui descend du ciel, que celui qui en mangera ne mourra pas. « Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. Et le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Raffaellino del Garbo, Multiplication des pains

Méditation en musique : Croce : Ecce panis angelorum

Comment Jésus me nourrit-il aujourd’hui
pour que le monde
ait la vie ?

Chant : Qui donc a mis la table ?

C 121 (Claude Duchesneau)
Photo F. Carillon

Qui donc a mis la table où nous attend le pain ?
Qui donc emplit la coupe où nous boirons le vin ?
Quel est celui qui nous a conviés ?
Quel est celui qui peut nous combler ?
Allons vers le festin, il nous dira son nom
Allons vers le festin qu’il donne en sa maison.

C’est toi Jésus qui nous conduis vers ce repas
Et rien ne peut manquer à qui suivra ses pas.
Pour nous la vie prend le goût du pain.
Pour nous la vie coule comme un vin.
Tu viens nous inviter, tu nous l’avais promis
Ta joie revient brûler le cœur de tes amis.

Tu pars nous chercher sur les routes à chaque instant.
Que nous nous croyions bons ou que nous soyons méchants
C’est toi qui nous prépares l’habit
Que nous portons pour vêtir la vie.
Dieu saint, nous accueillons Celui que tu envoies.
Jésus, tu viens à nous et Dieu nous vient par Toi.

Quelles intentions de prière avez-vous le désir de confier ?

Photo-by-Damien-Dufour-on-Unsplash

Celui qui a reçu le soleil dans son cœur chantera

Celui qui a reçu le pain sans faillir marchera

Celui qui a reçu le feu à une torche brillera

Notre Père

Psaume 33

Chaque jour je te bénirai et je célébrerai ton nom à jamais !

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre. /R

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge ! /R

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Fra Angelico, Les précurseurs du Christ avec les saints et les martyrs, 1423-1424, National Gallery, Londres
CategoriesNon classé
  1. Maguy Sauvagnac says:

    Elie se recouche après s’être sustenté .,Ne sommes nous pas tentés , comme lui , après avoir lu ou entendu les nouvelles peu encourageantes qui nous sont données,( même si nous nous sommes associés à la souffrance du monde sous le regard de Dieu) de nous « recoucher «  symboliquement, en tentant d’oublier , pour un moment, ce monde déchiré.C’est là qu’il nous est demandé , à nouveau, de nous nourrir du pain de l’Espérance et de repartir vers?…

  2. Clément says:

    Le juste rapport à l’Eucharistie se vérifie par la pratique de cette charité qui espère, donne et pardonne. Laure Pastoureau

    Il y a plus de vingt ans, le rabbin Marc-Alain Ouaknin faisait parler le récit de la manne (Ex 16). Dans le désert, les fils d’Israël mangent du Mann hou ?, du qu’est-ce-que c’est ? Le qu’est-ce-que-c’est ?, le quoi ?, est la nourriture humaine au point que, être humain, c’est se nourrir d’interrogations, qu’est-ce que c’est ?, au point que l’être homme et femme, c’est la quoibilité. Patrick Royannais

    (sources: CCBF)

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