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Dimanche 23 janvier 2022. « S’il n’y avait que les yeux, … s’il n’y avait que les oreilles, …»

Nous terminons la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Paul nous parle de cette unité à travers l’image du corps : tous les membres sont différents mais interdépendants et formant l’unité du corps, chacun avec un rôle primordial. En union avec nos frères orthodoxes et protestants, faisons l’expérience de “faire corps”, dans le Christ.
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Entrée en prière

Chœur orthodoxe : Bortniansky – The Cherubic hymn

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Cette semaine est prière pour l’unité des chrétiens, orthodoxes, protestants et catholiques. Et pourquoi pas pour l’unité de toute l’humanité ?

Paul nous parle, dans le texte d’aujourd’hui, de l’unité à travers l’image du corps. Tous les membres sont différents et irrémédiablement interdépendants. Être unis avec nos différences et même avec nos différends n’est pas facile. Nous en avons bien l’expérience à Saint-Merry Hors-les-Murs. Or, l’unité commence, comme pour un embryon, par un petit nombre de cellules qui se multiplient en se différenciant. L’unité de tous commence par être vécue chez chacun de nous, à notre porte.

Le dimanche, nous faisons l’expérience de faire corps, dans le Christ, par le partage que nous vivons.
Unissons-nous donc, dans le Christ, pour que son Amour nourrisse toute la terre et tous les hommes de bonne volonté, nous qui sommes rassemblés au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Michel M.

Notre-Père

Nous signifions, avec le Notre-Père en entrée de cette rencontre autour de la Parole, notre unité avec tous les chrétiens de la terre. Notre Père

Lecture  de Paul aux Corinthiens  (1 Co 12, 12-30)        

Frères, prenons une comparaison : notre corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu. Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.

Chant de méditation

Bless The Lord – Taizé – J. Berthier

Bless the Lord my soul and bless God’s holy name
Bless the Lord my soul, who leads me into life.


Bénis le Seigneur, mon âme, bénis son saint nom,
Bénis le Seigneur, mon âme, il me conduit à la vie.

En guise de commentaire : la relation est fondamentale

Les liens qui unissent, Coll. privée G. Renard

Quand il est question d’une réconciliation (…), on entend parfois s’exprimer la crainte que cela conduise à une uniformité qui porterait atteinte à la spécificité de chaque partie. Ne va-t-on pas perdre ce qu’il y a de plus authentique dans son propre cheminement ? Pire encore, la partie la plus forte ne risque-t-elle pas d’engloutir les autres en imposant sa vision des choses ?
(…) Notre monde part en général de l’autonomie de chaque individu ou groupe, puis se demande comment établir des rapports entre ces réalités disparates. (…),
Dans la Bible, par contre, c’est la relation qui est fondamentale. Les parties trouvent leur identité et leur existence par les liens qui les unissent les unes aux autres. (…) L’unité ne se fait pas au détriment de l’identité de chaque élément, au contraire elle rend à chacun ce qu’il doit être. C’est ce que saint Paul cherche à faire comprendre en employant l’image du corps…

Frère Aloïs – Lettre de Taizé – 14 février 2008

Chant de méditation

Bless The Lord – Taizé – J. Berthier

Bless the Lord my soul and bless God’s holy name
Bless the Lord my soul, who leads me into life.


Bénis le Seigneur, mon âme, bénis son saint nom,
Bénis le Seigneur, mon âme, il me conduit à la vie.

Introduction au partage

Quel texte !

D’un côté toutes les parties – le pied, la main, l’œil, l’oreille – qui sont nécessaires au corps, et pas une plus noble que l’autre, et pas une pour dire à l’autre « je n’ai pas besoin de toi ».

D’un autre côté, pas une partie qui sait faire/être ce que l’autre amène et donc, autant s’y faire, une interdépendance incontournable.

D’un troisième côté, on pourrait avoir l’impression d’être assigné – on est cet homme, cette femme, à cet endroit là et c’est notre place, et pensons qu’elle est ni plus ni moins pertinente que celle d’un autre. Sentir, donc, et la richesse et la limite de ce qu’on amène… mais aussi que ces limites, ces richesses peuvent bouger.

D’un quatrième côté, et alors ? Car tous ces engrenages, ces membres complémentaires d’un même corps, ces cellules interdépendantes sans lesquelles le corps ne fonctionne pas, tout cela s’emboîte, s’intrique se complète, pas juste pour frimer en salle de musculation, mais pour faire vivre ce corps, pour l’emmener ailleurs que là où il est. Un tout plus grand que la somme des parties, un tout qui, du coup, impulse. Un corps vivant une vie plus vivante que ce que chacun des membres expérimenterait tout seul.

Alors voilà. Ce texte nous a emmenés dans plein de directions, et in fine, on avait envie de s’interroger chacun de nous, sur cet autre membre du corps, cette autre capacité que la nôtre, qui nous ont emmenés dans ce chemin de foi que nous construisons, chacun au contact des autres.

Valérie L.P.

Photo Joao Tzanno sur Unsplash

La question est donc :

De quelle main, de quelle oreille, de quel œil ai-je besoin pour faire vivre le corps ?

Méditation musicale

Arianna Savall – In Languedoc and Gascony : Cancion real francesa in echo

Chant : Partage D 145

Photo de David Hofmann sur Unsplash

Paroles et musique: O. Vercruysse

Seigneur, quand je rencontre mon frère,
Que je croise son regard,
Pour que mon jugement reste dans ta lumière,
Oh ! Donne-moi tes yeux, ô Jésus !
Oh ! Donne-moi tes yeux,
Oh ! Donne-moi tes yeux, oh ! Donne-moi
Donne-moi tes yeux. (ter)

Seigneur, quand je rencontre mon frère,
Et qu’il porte son chagrin,
Pour que mon amitié console sa misère,
Oh ! Donne-moi tes mains, ô Jésus !
Oh ! Donne-moi tes yeux,
Oh ! Donne-moi tes mains, oh ! Donne-moi
Donne-moi tes mains. (ter)

Seigneur, quand je rencontre la haine,
Qui me barre le chemin,
Pour que mon cœur humain soit plus fort que ma peine,
Oh ! Donne-moi ton cœur, ô Jésus !
Oh ! Donne-moi tes yeux,
Oh ! Donne-moi ton cœur, oh ! Donne-moi
Donne-moi ton cœur. (ter)

Seigneur, quand je suis seul sur la terre,
Isolé parmi les miens,
Pour que demeure en moi ta paisible lumière,
Donne-moi ton amour, ô Jésus !
Oh ! Donne-moi tes yeux,
Oh ! Donne-moi ton Amour, oh ! Donne-moi
Donne-moi ton Amour. (ter)

Évangile de Jésus-Christ selon Luc (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21) : “l’Esprit du Seigneur est sur moi”        

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :

L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ».

Méditation musicale

Pierre d’Andrieu- Le livre d’orgue – Dialogue n°6

Intentions de prière

Refrain
Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ;
qu’ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

Visages du monde – Photo libre d’usage

Isaïe

Paul nous a redit que nous étions corps du  Christ, notre ambition ne reste-t-elle  pas la même que celle de Jésus ? Nous nous proposons donc de reprendre à notre compte les paroles d’Isaïe en les redisant chacun pour nous-même.

 « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. »

Chant

L’Esprit de Dieu – Paroles et musique : Lucien Deiss

L’Esprit de Dieu repose sur moi, l’Esprit de Dieu m’a consacré
L’Esprit de Dieu m’a envoyé proclamer la paix, la joie !

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