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Groupe chômage Saint-Merry : accompagner, une expérience de fraternité

Le groupe chômage de Saint-Merry existe depuis longtemps, il a été créé au cours des années 80 en devenant rapidement un groupe important de la communauté. Il est affilié à SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage), association créée par J.B. de Foucauld en 1985. SNC, c’est actuellement 185 groupes en France, 2 300 bénévoles accompagnant 3 500 chercheurs d’emploi, avec une sortie positive en fin d’accompagnement de 47 %. Plusieurs membres du groupe nous font part de leur expérience.

Le groupe Saint-Merry est également un contributeur financier important de SNC, à travers ses membres qui font acte de solidarité, mais aussi grâce à la générosité de nombreux membres de la communauté, qu’ils en soient remerciés. 
Notre groupe est composé d’une quinzaine de personnes travaillant en binôme homme/femme, actif/retraité, dans la mesure du possible, accompagnant actuellement 9 chercheurs d’emploi.
Pour avoir de plus amples informations vous pouvez visionner le site de SNC : wwww.snc.asso.fr
ou contacter Françoise Fabre ou Raphaël René-Bazin, les co-responsables du groupe à l’adresse groupe.stmerri@snc.asso.fr

Bernard Reis

Il y a quelques « millions d’années », du temps où Saint-Merry était dans les murs, le groupe SNC Saint-Merry s’y réunissait (évidemment c’est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre). Depuis, après quelques confinements et une éjection, la vie du groupe continue, hors les murs donc, par définition. Mais pour ce qui est d’accompagner, c’est bien toujours la même démarche, le même ouvrage remis sur le métier pour accompagnateurs comme pour accompagnés, la même dure difficulté de trouver un emploi quand on ne rentre pas dans les clous de la norme professionnelle pour ceux, divers et diverses, qui viennent frapper à la porte. 

Choisir un accompagnement, c’est accepter de travailler avec qui on est, et donc pour ma part j’ai plutôt ces dernières années accompagné des jeunes en recherche. Ils ont (presque) tout pour eux, les diplômes, les stages qui vont bien. Mais toujours un truc qui ne va pas, la couleur, la religion et ses signes explicites, les codes qui manquent et qui font que, voir son CV retenu est une première gageure, passer un entretien est une épreuve insurmontable, et régulièrement insurmontée. Raconter qui on est professionnellement en deux mots, convaincre, faire passer cet enthousiasme que le recruteur attend, toutes ces règles du jeu qu’on répète entretien après entretien, et qui sont si difficiles à approprier quand il s’agit de soi, de sa vie.  Parfois des victoires – et parfois inattendues – le job décroché alors qu’on ne voyait pas le bout du tunnel. Et parfois la douche froide au bout de trois mois, le CDI interrompu et on peine à comprendre pourquoi. Voilà ce qui fait le quotidien de mon accompagnement ; heureusement toujours en binôme pour garder tête froide et ne pas se décourager ; heureusement dans un groupe où on ne se prend ni trop au sérieux, ni pour la réponse aux problèmes du chômage : alors venez jouer avec nous ?

Valérie Le Peltier

Notre groupe est majoritairement composé de membres très impliqués dans la communauté Saint-Merry, qui y impriment leur marque faite de fraternité et d’espérance. Mais quelques électrons libres y exercent aussi leur engagement…
Pourquoi les uns et les autres se sont-t-ils engagés dans ce groupe et y demeurent-t-ils ?
Parfois pour prolonger une activité professionnelle, souvent pour avoir vécu, de près ou de loin le drame que représente presque toujours le chômage… Les raisons sont multiples et le groupe constitué des singularités de chacun est soudé dans l’objectif commun. Les binômes parfois découragés se ressourcent dans les réunions mensuelles, où règnent l’imagination et la bienveillance toujours, le rire souvent…
Nos accompagnés viennent de plus en plus fréquemment d’ailleurs, et s’ils n’expriment pas toujours leurs difficultés à vivre l’exil nous avons à en tenir compte. Le chômage fait aussi des ravages dans l’équilibre mental de beaucoup d’accompagnés. Cela nous apprend la patience et l’écoute. 
Le groupe et l’appui des formations dispensées par le siège associatif nous aident dans cet engagement plein de sens.

Dans le bénévolat on reçoit autant et parfois plus qu’on ne donne. Rejoignez-nous !

Françoise Fabre

CategoriesSociété

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