La Semaine Sainte a rassemblé la communauté de Saint-Merry Hors-les-Murs à Notre-Dame des Anges, et à Notre-Dame d’Espérance pour les grands moments. Certains membres de notre communauté ont continué le nomadisme et sont allés voir ailleurs. Jean de Savigny nous fait part de son expérience.

Nous aimons bien, Francis et moi, fêter Pâques dans une abbaye. Cette année, nous avons choisi la Trappe de Soligny. Surprise : les trappistes célèbrent l’office de la nuit à… 4h du matin, ce qui ne nous a pas semblé une heure très chrétienne !
C’est donc la messe du jour que nous avons partagée avec les moines et deux ou trois cents fidèles. La célébration m’a semblé aux antipodes des pratiques de Saint Merry : tout y est prévu selon un rituel manifestement séculaire qui ne laisse place à aucune spontanéité. La joie pascale est priée de rester tout intérieure.
Mais on est saisi d’un mouvement de sympathie admirative à l’égard de ces hommes qui ont été capables de faire abandon de tout ce qu’offre la vie civile pour former une communauté cloitrée et porter le témoignage silencieux d’un engagement total à la suite de Jésus.
Paradoxalement, par sa seule existence, cette communauté crée une atmosphère priante où le monde extérieur est présent. Pendant cette célébration, je me suis senti très proche de tous ceux que nous avions laissés et particulièrement de la communauté de Saint Merry.

Jean de Savigny.

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