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L’aventure du Réseau Chrétien-Immigrés (RCI)

C’est en 1999 qu’a commencé l’aventure du Réseau Chrétien-Immigrés : les plus anciens de Saint-Merry, et plus précisément, du Centre Pastoral Halles-Beaubourg, s’en souviennent sûrement. À l’époque, plusieurs communautés paroissiales, telles que Saint-Hippolyte, Saint-Bernard-de-la-Chapelle ou encore Saint-Merry, avaient été occupées par des sans-papiers en quête de refuge ; c’est alors que fut envisagée la création d’une structure stable ayant comme objectifs l’accompagnement des migrants en même temps que l’effort de sensibilisation des pouvoirs publics s’agissant de la situation de ceux-ci. À l’initiative de quelques membres de Saint-Merry, parmi lesquels figurait notre amie Céline Dumont, a été constitué le RCI, sous la forme juridique d’une association, loi 1901.

Dès 2002, en lien avec la Cimade, a été organisée dans les locaux de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, une permanence juridique recevant deux fois par semaine les sans-papiers sollicitant des pouvoirs publics la régularisation de leur situation. En 2003, ont été mis sur pied des cours de français et ce, il faut le souligner, avec l’appui de la Mairie de Paris qui a mis des locaux à la disposition de notre association. 

Ce concours de la Mairie de Paris, outre la subvention annuelle qu’elle accorde au RCI, s’est traduit encore d’une autre manière : depuis 2008, le RCI a organisé des dîners réguliers réunissant Français et migrants dans une salle mise à sa disposition par la Mairie du IVe – et il était tout sauf indifférent que ces rencontres puissent avoir ainsi lieu dans un local public ; malheureusement, depuis 2020, avec la fermeture de la Mairie du IVe, cette initiative a dû être suspendue – et nous restons en quête d’une solution de remplacement.

Voilà pour les « actions de terrain ». Mais le RCI a à cœur de poursuivre son deuxième objectif, la sensibilisation de l’opinion publique ; c’est à cette fin que sont organisées à Saint-Merry, tous les deux mois environ, des rencontres-débats ouverts à tous, avec la participation de ceux que nous appelons des « grands témoins », tels François Héran, Thierry Tuot, Benoist de Sinety, Marie-Laure Morin, pour ne citer que les plus récents. C’est à cette fin encore qu’il s’associe, chaque fois que l’occasion se présente, aux démarches entreprises dans le même sens par d’autres acteurs de la vie sociale.

Avec aujourd’hui sa quarantaine d’adhérents et ses quelques vingt bénévoles pour les cours de français et la permanence juridique, le RCI a naturellement bien conscience de la modestie de ses moyens… mais il a la conviction, chevillée au corps que la démarche ayant suscité sa création demeure plus que jamais nécessaire.

Bruno G.

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CategoriesSolidarité

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