Après avoir échappé une nouvelle fois à une tentative d’assassinat, Donald Trump a déclaré : « Dieu m’a sauvé pour que je rende sa grandeur à l’Amérique ». Il avait utilisé cette même rhétorique du miracle en 2024 lors d’un meeting électoral, une balle ayant éraflé son oreille. Le 13 avril, il a déclenché la critique jusqu’au sein de ses partisans, en publiant une image le montrant grimé en Jésus posant sa main sur le front d’un malade. Dans sa jeunesse Donald Trump fréquentait une église presbytérienne dont le pasteur prônait « la théologie de la prospérité » qui fait de la richesse un don de Dieu. En 2021, il a rejoint le christianisme non confessionnel et cherche surtout à s’attacher les protestants évangéliques en allant dans leur sens sur les questions de société telles que l’avortement, le genre, l’homosexualité…
Tout dévoué à ses électeurs chrétiens, Donald Trump ne craint pas de s’opposer verbalement au pape américain. Dans son homélie des Rameaux, Léon XIV a proclamé : « Dieu n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre ». Réponse de Trump : « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon… il ne serait pas au Vatican si je n’étais pas à la Maison-Blanche ».
En Afrique, le 17 avril, le pape a renouvelé son message : « Malheur à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins militaires, économiques et politiques ». Le pape Léon ne mâche pas ses mots et, même si sa voix porte au-delà des catholiques, il ne constitue qu’une force morale. Il est, comme nous tous, atterré par la vacuité de l’ONU, muette sur l’Ukraine, sur Gaza et sur bien d’autres conflits. Donald Trump dénigre l’institution et ne tient aucun compte des règles internationales en enlevant un chef d’état au Venezuela ou en intervenant sans aucun mandat contre l’Iran aux côtés des Israéliens. Lui, Trump, dit avoir mis fin à huit, neuf et bientôt dix guerres ! Face à tant d’arrogance et de malfaisance, que pouvons-nous : prier pour la Paix et bien voter ?




