Le Christ est le chemin pour aller vers le Père et nous dit son unité profonde avec son Père. À travers le Christ, nous voilà donc associés à l’œuvre du Père pour libérer l’humanité entière de toutes ses entraves… Marchons en confiance
♫ Entrée en prière
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Bonjour à tous et bienvenue à notre célébration. Séparés par la distance, ces écrans nous permettent d’être unis en prière et de nous projeter vers l’avenir comme les disciples « bouleversés » par les paroles du Christ. À la préparation, lundi soir, nous avons retenu la lecture des Actes qui « s’intéresse au devenir du christianisme comme peuple et à la naissance de ce peuple, » et l’Évangile. Alors que les apôtres sont inquiets face à l’avenir, Jésus leur dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. »
- Le Chemin : Ce n’est pas une route tracée sur une carte.
- La Vérité : n’est pas à entendre comme la connaissance reconnue juste, conforme à son objet
- La Vie : C’est sûrement un peu plus que la période entre la naissance et la mort.
Comme le dit Pierre dans la deuxième lecture, que nous ne lirons pas ce dimanche :
« Bien-aimé.es, approchez-vous du Seigneur Jésus : il est la pierre vivante »
1 P 2
Entrons dans la célébration, au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit
Claire B.
📖 Évangile selon Jean (Jn 14, 1-12)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

Résonance
Jésus m’offre ce fantastique cadeau de me faire connaître son Père à travers ses paroles.
Jésus me rassure :
« puisque vous me connaissez, vous connaissez mon Père. »
Jean 14, 7
Mieux encore :
« Je suis dans le Père et le Père est en moi. Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même. »
Jean 14, 10
N’ai-je pas, moi aussi, dans certaines circonstances importantes à mes yeux, n’ai-je pas eu la grande surprise de prononcer des mots que me chuchotait le Souffle de Dieu ?
Alors, je peux dire oui à Jésus quand il me parle de son Père qui demeure en lui et qui, par lui, fait ses propres œuvres.
Catherine B.
♫ Chant : Nul n’a jamais vu Dieu L 195
Paroles : CFC – Musique : Mannick
1 – Nul n’a jamais vu Dieu,
Nul ne sait qu’il est Père.
Mais Jésus nous l’a révélé.
Et l’homme apprend qu’il est aimé.
2 – Nul ne connaît le Fils,
Nul n’en sait le mystère.
Mais les pauvres seront comblés,
Et l’homme apprend qu’il est aimé.
3 – Nul ne saurait unir
Les enfants de la terre.
Mais l’amour veut tout rassembler,
Et l’homme apprend qu’il est aimé.
📖 Introduction à la lecture des Actes des Apôtres
Après la Pentecôte une communauté chrétienne s’était développée à Jérusalem. Malgré l’opposition des autorités religieuses elle tenait bon et même faisait plus d’adhérents dans le peuple.
Parmi tous ceux présents à la Pentecôte, il y avait des juifs originaires du pays même d’Israël, leur langue habituelle était l’hébreu à la synagogue et l’araméen dans la vie quotidienne. On les appelait les Hébreux et il y avait des juifs originaires de tous les autres pays du bassin méditerranéen, les juifs de la diaspora et, en plus de leur langue régionale, ils avaient tous le grec comme langue commune. On les appelait les Hellénistes.
Le partage était à l’honneur dans la jeune communauté chrétienne. Mais survient un malentendu et un conflit concernant le service d’assistance sociale des veuves des Hellénistes ; elles étaient défavorisées par rapport à celles des Hébreux. Cette dissension met en péril la belle unanimité. Les apôtres ne veulent pas s’en occuper au détriment du temps qu’ils doivent consacrer à la prière et au service de la Parole et demandent de choisir sept hommes pour « le service des tables » sans doute représentant le service de partage et d’entraide. Et sept hommes « de bonne réputation, remplis d’Esprit et de sagesse » sont désignés, tous des Hellénistes. Les deux premiers, Étienne et Philippe, ne s’en occupent jamais mais ils sont très actifs au service de la Parole. On peut en conclure que, dans une communauté ecclésiale, un ministère particulier ne peut pas être confiné ; « le service des tables » n’est pas étranger au « service de la Parole » puisqu’il réclame d’être rempli « d’Esprit et de sagesse ». Ainsi, il semble que les Sept étaient sans doute plus que des assistants du partage mais aussi les dirigeants de la partie judéo-hellénistique de la communauté. Avec eux les Apôtres ont fait droit à une différence légitime à l’intérieur de la communauté qu’ils rassemblent.
Mais il ne s’agit pas de mettre en place une organisation particulière. Ce qui leur importe, c’est que la Parole de Dieu soit dite et proclamée.
Luc, tout au long des Actes, s’intéresse au devenir du christianisme comme peuple.
Ce n’est pas l’aspect institutionnel qui l’intéresse mais c’est la naissance de ce peuple qu’il s’attache à décrire.
Pour Luc La Parole est l’acteur principal des Actes.
Blandine D.
📖 Lecture des Actes des Apôtres (6, 1-7)
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent :
« Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.
Résonances
Que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes, Seigneur, Seigneur, tu nous combles de joie.
Ce chant nous l’avons proclamé un certain nombre de fois, mais pour moi, le compte n’y est pas. Tu nous as fait Seigneur cocréateur, co-gestionnaire de ce monde, mais qu’en est-il ? C’est difficile de s’entendre, de coopérer, à la moindre contradiction tout s’enflamme. Nous détruisons « la maison commune » nous ne protégeons plus le monde qui nous entoure. Vous allez me trouver bien pessimiste et c’est vrai. Mais je crois, malgré tout, en l’Homme, en l’Homme vivant capable de se réinventer, de construire ensemble, chacun à sa mesure un monde de Béatitudes.
Bernard R.
Pour moi, dans l’Évangile de ce matin, Jésus dit :
« qui demeure en moi fait ses propres œuvres »
Jean 14, 10
Mais c’est quoi, ses propres œuvres ? Les Béatitudes, comme a dit Bernard ?
Dans les Actes de Apôtres que nous venons d’entendre, nous voyons que les disciples ont compris ce que Jésus leurs avait dit, c’est à eux de prendre le relais et de continuer ses œuvres. Tous ceux qui suivront, dont nous sommes, sont appelés à agir pour le bien de tous. Pour moi, c’est la lutte contre la pauvreté, l’injustice, le racisme et l’antisémitisme, très présents dans notre monde aujourd’hui.
Et pour notre partage, on peut se poser la question : Si croire, c’est faire, qu’est-ce que je fais ?
Danièle R.
Partage :
« Si croire, c’est faire, qu’est-ce que je fais ? »
♫ Méditation en musique

Quelques échos du partage :
- Avant de faire, je pense, il faut savoir en quoi croire et d’abord croire en soi, avoir confiance en soi
- Les cases à cocher me donnent le vertige ; je peux enfiler les choses à faire et croire m’aide à prioriser et à m’interroger surtout sur comment je le fais ! Essayer de mettre de la cohérence entre ce que je fais, ce que je dis et ce que je crois, ça c’est un chemin pour moi, ardu
- Faire un tri de ce qui est vraiment à faire et comment on va le faire ! Un des critères est, même s’il faut tenir debout soi-même et faire des choses pour soi-même, qu’il faut que cela apporte quelque chose aux autres, que cela ait une certaine utilité auprès de ceux qui en ont besoin
- J’ai aimé cette question et dans l’évangile il est dit : « Le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres« , cela veut dire qu’on laisse toute la place au Père. Je suis très sensible entre ce que l’on dit et ce en quoi on croit et ce que l’on fait ; cela se situe, pour moi, en ce moment, dans le service familial et puis dans le relationnel : essayer de porter la paix plutôt que rentrer dans les jeux de conflits. C’est un des axes qui m’habite
- Pour moi, le grand apprentissage est « de ne plus faire », ne plus faire pour être…. j’adore les jeux, alors je joue … avec les gens de la rue et avec des jeunes migrants LGBT. Dans le jeu, il n’y en a pas un qui donne et un qui reçoit, il y a juste un moment commun où les différences disparaissent, où les rires fusent, moment qui donne de la joie.
- Quand on pose la question de « faire », ça me culpabilise, car je ne fais pas grand chose ; la seule chose que je sache peut-être faire : c’est écouter l’autre, le valoriser, lui donner confiance en lui, plus que « faire » .
- « Celui qui croit en moi fera des œuvres plus grandes que moi » et je me suis dit qu’il me fallait redécouvrir quelles sont les œuvres que Jésus a faites : Il a guéri, il a remis debout, il a donné la vie, il a nourri, il a fait réfléchir….Donc faire les œuvres, pour moi, ce serait essayer de rejoindre ce type d’action de Jésus.
- Si croire c’est faire, c’est faire confiance pour construire ensemble, faire communauté, communion peut-être.
- Tous réunis ensemble, nous marchons. Moi, j’aime cette phrase de Michée (6, 8) sur ce qu’il faut faire :
» Œuvrer avec justice, aimer avec tendresse et marcher humblement avec ton Dieu » et cette phrase me suffit « . - Cela me fait penser à cette phrase : » il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour « … Ce sont les actes qui comptent ! L’amour nous vient de Dieu et nous sommes les instruments de cet amour : notre rôle est de faire, en nous imprégnant de cette source d’amour qu’est Dieu, qu’elle inonde le monde, qu’elle serve à ce monde, donc à tous nos frères, migrants ou tout autres
- Caesar pontem fecit : César a fait faire ce pont (et non pas a fait ce pont). Jésus a vécu ce type d’expérience par rapport à son Père : faire des choses qu’il n’aurait pas faites de lui-même et c’est cela que Jean a contemplé. Dieu a fait faire à Jésus beaucoup de choses. Jésus est fait par son Père, est agi par son Père, de la même façon que les apôtres sont agis par l’Esprit, étonnés de ce qui se passe, de ce qui se vit autour d’eux, avec eux, par eux…. ça me rejoins pas mal et j’essaie, moi aussi, de me laisser agir.
- Pour moi c’est au jour le jour -et ce n’est jamais fini- entendre la question de Jésus : » Que veux-tu que je fasse pour toi ? » et son commandement : » Aime ton prochain comme toi-même « .
- J’entends bien cela : j’apprends à accueillir ce qui vient, pas à agir de mon plein gré, vouloir tout changer, mais accueillir ce qui vient c’est à dire laisser Dieu agir en moi. J’essaie d’être là, disponible.
- Croire, je suis d’accord, c’est faire ensemble, mais ce n’est pas particulièrement chrétien : plein de gens font des choses remarquables pour les autres, sans être chrétiens. Et moi, qui me dis chrétienne, qu’est-ce que je fais de plus ?
- Ce qui m’habite en ce temps d’Ascension et qui a un sens profond : c’est un temps où Jésus s’efface, … le Fils s’efface devant les hommes, devant ses amis, devant le Père aussi, il est complètement décentré à tel point qu’il sort du cadre ! Ça parle du fait que, chrétien ou pas, ce n’est pas l’étiquette qui compte, c’est la vie dans l’Esprit, l’action dans l’Esprit… qui sont importants.
- Pour moi, croire c’est espérer que ce que j’essaie de faire, portera du fruit
♫ Chant : Pour accomplir les œuvres du Père
Paroles : Didier Rimaud – Musique : G. de Courrèges
L’Esprit nous appelle à vivre aujourd’hui
Vivre de la vie de Dieu ;
L’Esprit nous appelle à croire aujourd’hui
Croire au bel amour de Dieu !
1
Pour accomplir les œuvres du Père
En croyant à celui qui a sauvé le monde ;
Pour témoigner que Dieu est tendresse
Et qu’il aime la vie et qu’il nous fait confiance ;
Pour exposer ce temps à la grâce
Et tenir l’univers dans la clarté pascale… /R
2
Pour découvrir les forces nouvelles
Que l’Esprit fait lever en travaillant cet âge ;
Pour nous ouvrir à toute rencontre
Et trouver Jésus-Christ en accueillant ses frères ;
Pour être enfin le sel, la lumière
Dans la joie de servir le Serviteur de l’homme…/R
3
Pour inventer la terre promise
Où le pain se partage, où la parole est libre ;
Pour que s’engendre un peuple sans haine
Où la force et l’argent ne seront plus les maîtres ;
Pour annoncer le Jour du Royaume
Sa justice et sa paix qui briseront les guerres…/R


Prière universelle
Élargissons notre prière pour que, par nos voix, elle se fasse universelle
♫ Refrain
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
Comme notre espoir est en toi !
Quelques-unes des prières partagées :
- Pour que tous les opprimés gardent la ferme espérance ! Et pour tous les gestes d’amour qui sont faits, je rends grâce au Seigneur
- Pour cette religieuse agressée par un juif dit « intégriste »
- Avec cet épisode des actes des apôtres, je voudrais confier à nos prières, notre processus d’élections des candidats à l’équipe pastorale ; pour qu’il se passe dans la paix, l’unité, l’harmonie et le bon fonctionnement
- Suite à notre partage, j’ai envie de demander l’aide de l’Esprit pour que nous sachions à la fois éviter l’activisme, mais aussi les discours sans actes
- Pour tous les dirigeants, afin qu’ils privilégient la diplomatie plutôt que le recours aux armes
- Vendredi, c’était la fête du travail ; nous pouvons prier pour tous ceux qui, dans notre pays, sont obligés de travailler dans des conditions indignes, parce qu’ils n’ont pas les bons papiers ; que notre législation leur permette de trouver leur place dans notre société
- Pour cette journée mondiale de la liberté de la presse.
- Pour tous ceux dont la vie professionnelle est bouleversée en ce moment et qui sont complètement déboussolés dans l’exercice de leur métier, soit pour des questions de place de l’humain, de place de l’IA, ou de « collaboration » avec l’IA. Je prie pour tous les bouleversements professionnels, pour ceux qui ont trop de travail, pour ceux qui n’en ont pas assez, pour ceux qui ne savent plus comment travailler et que la vie professionnelle puisse aussi être travaillée « au souffle de l’Esprit »
- Pour que nous gardions, chacun, notre esprit rebelle car l’évangile est un message de rébellion face à un monde d’injustices, d’argent qui se cumule dans quelques poches. Je voudrais aussi confier à vos prières les huit personnes qui ont été évacuées ce week-end de leur centre d’accueil d’urgence, qui sont en galère complète
- Dans ce même état d’esprit, je nous invite à prier pour cette masse d’indifférents devant tant d’injustices dans ce monde ! » Dieu vomit les tièdes » (Apocalypse 3:14-16) ! Ayons le courage, comme les évêques américains, de dire haut et fort ce que l’évangile a à nous dire
- Pour tous ceux qui sont dans une extrême solitude, que l’Esprit leur vienne en aide, quelles que soient les circonstances
- L’écoute de ce silence à l’instant, c’était le thème de notre Carême, pour que Dieu nous donne cette force de nous écouter nous-mêmes déjà et d’écouter le monde très douloureux.
- Pour les familles des cinq jeunes victimes sur une route de l’Ardèche, qu’elles soient enveloppées de gestes d’amour et d’attentions. Je pense aussi ce matin beaucoup à Anaïs, Noëllie, Gaspard et Isia si proches du coeur de Joëlle
- Et pour toutes les prières restées dans nos cœurs

Notre Père
Bénédiction
Bonne route sur nos chemins vers le Christ, vers la vérité de nos vies, au souffle de l’Esprit
Bonne semaine.
Rendez-vous lundi 4 mai à 19 h -en visio- pour préparer
la célébration eucharistique du dimanche 10 mai à Notre-Dame d’Espérance, Paris 11e à 18 h





