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Témoignages. Faire Église autrement

Sans le Centre Pastoral Saint-Merry, je ne sais pas ce que serait aujourd’hui ma foi chrétienne. J’y ai apprécié la présence d’une communauté vivante, la préoccupation de rechercher le sens profond des paroles de l’Évangile, l’accompagnement apporté aux engagements de chacun dans le monde. J’y ai admiré l’engagement dont ont fait preuve beaucoup des prêtres qui ont marqué cette expérience : Jacques, Jésus, Daniel… l’engagement des innombrables laïcs attachés à faire vivre ce Centre pastoral aux multiples initiatives ; la saveur nouvelle que prenait le partage eucharistique dominical émanant d’une communauté vivante. 
Je ne peux pas croire que disparaisse subitement ce qui a été bâti depuis 40 ans en matière de recherche jamais satisfaite d’une liturgie plus apte à porter la prière des fidèles contemporains ; du souci de donner une réalité au vœu exprimé par Vatican II que les laïcs partagent la responsabilité de la marche de l’Église ; d’accueil de tous ceux qui ne se sentent pas à l’aise dans les structures traditionnelles de l’Église ; d’approfondissement collectif des textes sur lesquels repose notre foi; de participation aux réflexions communes engagées par l’Église ; d’intérêt pour une expression artistique moderne de nos élans spirituels; d’ouverture vers les membres des autres religions… 
Je ne peux pas croire que notre évêque n’ait retenu de cette riche expérience que les controverses passionnées et les divergences de vue qui accompagnent inévitablement tout effort de renouvellement des pratiques habituelles, sans avoir un mot de reconnaissance pour l’apport du Centre pastoral dans la recherche de nouvelles façons de “faire Église” tout en restant viscéralement attaché au message de Jésus-Christ et à la communauté chrétienne hors de laquelle notre existence aurait perdu tout sens.
Je ne peux pas croire que notre évêque soit resté indifférent à l’avenir des centaines de paroissiens qui ont placé leur confiance dans le Centre pastoral, y ont trouvé le cadre qu’ils cherchaient pour vivre une communauté de foi et d’action et doivent aujourd’hui se sentir amers, désorientés et orphelins.

Jean de Savigny

Une vraie communauté d’Église, intelligente, solidaire et engagée.

Bénédicte

Le jour de son élection, le pape François raconte qu’il a dit à ses frères cardinaux avoir fait un rêve qui invitait à une Église ouverte et non repliée sur elle-même. Je continue d’y croire. Dans la tristesse et l’espérance.

Jean-Claude Thomas

Faire pénétrer la vie du XXIe siècle dans l’Église… C’est cela qui est inacceptable aux yeux de la hiérarchie catholique. Et c’est d’une incommensurable tristesse… et bêtise.

François Camper

On abandonne la 100ème brebis pour s’occuper du troupeau ? Curieuse interprétation de la parabole !

David Steward

C’est probablement encore une occasion manquée de fissurer la forteresse du cléricalisme. Dommage ! Comme toute collectivité vigoureuse, les animateurs du Centre avaient leurs limites, mais ils n’étaient pas des « ouailles » (moutons) bien obéissants… N’aurait-il pas été possible d’avancer un peu, plutôt qu’arrêter cette expérience de plusieurs décennies ?

François Euvé

À nouveau, un prêtre quitte Saint-Merry, il démissionne…
Saint-Merry et son Centre Pastoral, le vilain petit canard de l’Église de Paris ?
Non ! nous ne sommes pas les meilleurs !
Nous ne cherchons pas à être un modèle.
Nous ne sommes pas des “parfaits”.
Nous ne disons pas qu’il n’y a que nous de vrais.
Nous ne sommes pas là pour mettre la pagaille dans l’Église.
Nous ne sommes pas des contestataires invétérés et systématiques.
Nous ne sommes pas des “mangeurs de curé” .
Nous ne voulons la peau de personne !
Et nous sommes très profondément désolés que des prêtres s’y sentent agressés,
pas reconnus, pas aimés : leur vécu est effectivement très important. 
Mais, en même temps, une communauté ne peut pas exister simplement
pour permettre aux prêtres d’être heureux, pour éviter les tensions.
Nous sommes tous ensemble des adultes doués de liberté,
capables de réflexion et c’est tous ensemble,
à égalité d’humanité et de baptême,
que nous souhaitons avancer,
même si nous avons des rôles différents.
Et partager ensemble notre marche d’humanité,
en prise avec le monde de notre temps,
éclairés et nourris par l’Esprit et la parole du Christ,
c’est là notre désir et notre horizon.

Jean-Luc Lecat

Partager ensemble notre marche d’humanité, en prise avec le monde de notre temps, éclairés et nourris par l’Esprit et la parole du Christ.

Jean-Luc

Avoir rencontré le CPHB, il y a une trentaine d’années, a été pour moi, une grande chance, après avoir laissé l’Église pendant vingt ans. J’ai été accueillie telle que j’étais, ma foi n’était plus qu’un souvenir dont je ne me souciais guère dans ma vie mondaine, qui a fait suite à ma vie de religieuse consacrée. Le CPHB m’a fait retrouver, au cours de mes longues années, ma vocation vécue autrement et dans la sérénité, à quatre-vingt-treize ans. Si vous saviez à quel point je suis reconnaissante aux membres du CPHB ! C’est la raison pour laquelle je peux dire que vous êtes ma deuxième famille… La grâce que je reçois passe souvent à travers vous.

Jacqueline Casaubon

C’est à Saint-Merry que j’ai trouvé le chemin vers l’Église, et même si je n’y venais pas souvent depuis quelques années, je savais que dans ce lieu se réunissait une vraie communauté d’église, intelligente, solidaire et engagée.

Bénédicte de Nazelle
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  1. Christophe NAUD says:

    Bonjour 🙂 _ J’habite loin de Paris, et je ne suis jamais allé à St Merry. Je fais partie de ces nombreux fracassés de la vie qui ont un jour écouté les sirènes du renouveau charismatique et s’y sont laissés entraîner. J’ai, comme beaucoup, un parcours de foi douloureux et pour moi, le visage de l’église (qui se confondait avec celui de Dieu) a d’abord été celui du tyran, du tortionnaire, du policier, du surveillant, avant d’apparaître aujourd’hui davantage comme celui du médecin, de l’infirmier ou du soignant. J’ai pu trouver d’autres croyants vraiment accueillants et aimants dans un groupe ACAT et aussi ailleurs dans l’église Anglicane (à Genève). Je pense à cet idiome anglais: “to make merry”. Le sens de l’expression inclut l’usage immodéré de l’alcool, mais il veut aussi dire célébrer et faire la fête. Tous mes encouragements à rester des “Merry makers”, avec ou sans alcool. Je garde le lien dans mes favoris.
    Christophe.

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