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Témoignages. Une Église aux multiples visages

Rive droite à Paris
Adieu Saint-Merry
Adieu tes doutes adieu ta vie
Un État dans l’état d’esprit
Traité par le mépris
Comme sa ville par Mgr Aupetit
Comme nous aussi…
Ah ! le mépris…

Marion Oury

« À Saint-Merry nous dialoguons à partir d’une confrontation au réel. Notre dynamique consiste à interpréter les signes de la promesse de Dieu à travers les événements du monde et à ouvrir des chemins nouveaux de fraternité. Prêtres et laïcs, dans un échange permanent, nous faisons Église, c’est-à-dire Assemblée, pour dire Dieu dans l’actualité du monde. Chaque célébration est alors un événement. Une chance extraordinaire pour cette communauté ! Et pour moi. »

Daniel Duigou, Lettre ouverte d’un curé au pape François

Saint-Merry est un lieu d’Église essentiel qui dit que toutes et tous ont une place dans l’Église.

Marie-José Poiré

Ce sont ces lieux du seuil et les chrétiens qui les animent, qui, de tous temps, nourrissent la mission de l’Église, l’approfondissent, lui redonnent audace et créativité et la gardent du repli et de l’auto-suffisance. Les supprimer est à contre-courant du sens de l’histoire et des exhortations de François.

Claudie Brouillet

Le Centre pastoral de St Merry donne un sentiment d’appartenance à l’Église universelle pour beaucoup de femmes et d’hommes en recherche et partage de foi, d’espérance, et d’amour. 

Benoit Eyraud

Il est vital que de tels lieux existent pour témoigner de l’Évangile auprès des femmes et des hommes de notre temps et pour sortir l’Église du cléricalisme dans lequel elle est empêtrée.

Marie-Thérèse Bodin-Charpié

Accepter les différences, c’est le seul cheminement vers une spiritualité évangélique. Nous sommes l’Église avec le désir d’être catholique.

Patrice Pons Ramells

Parce que le maintien d’une proposition d’Église pour celles et ceux qui se tiennent sur le parvis et sont toujours à la limite de partir est déterminante pour que l’Église soit authentiquement “catholique”.

Thierry Quinqueton

Comment l’Église peut-elle imaginer toucher la diversité du monde pour lui présenter Jésus, si elle ne se déplace pas ? Ne se réinvente pas ? Va-t-elle devenir “l’obstacle” ?

Marie-Pascale Malphettes

Habitant au Pays Basque et parisiens occasionnels, nous avons entendu à Saint-Merry des femmes et des hommes proclamer et commenter l’évangile comme nulle part ailleurs. Nous avons partagé la Parole et l’eucharistie avec des couples homosexuels comme nulle part ailleurs. Nous avons été accueillis comme si peu ailleurs. Nous avons écouté des musiques vivantes d’aujourd’hui comme on en entend peu. Saint-Merry, c’est un des cœurs vivants de Paris pour les croyants d’aujourd’hui et ceux qui ne croient pas encore.

Bernard et Marie Contraires

Nous sommes toujours frappés dans les célébrations par le partage et l’implication du peuple de Dieu, c’est-à-dire des laïcs en leur diversité. Avec la démarche menée à Saint-Merry, il semble qu’on soit dans le fil direct de ce que prône notre pape François. N’est-ce pas vraiment l’occasion, comme le dit la revue Études de ce mois de février, de « repenser la gouvernance des paroisses », de repartir de toute la communauté, de dialoguer au plus près de l’Évangile ?

Jean-Marie et Marie-Christine Guion

Je tiens à dire que c’est l’un des seuls lieux de vie chrétienne où j’osais emmener mes enfants et petits-enfants, et les amis de leur âge qui depuis longtemps ne supportent plus les messes répétitives et liturgiquement cadenassées où ils ont le sentiment de perdre leur temps…

Jean Housset

Approche passionnante d’une théologie ouverte au monde actuel. Une liturgie compréhensible et proche de la sensibilité des gens.

Jean-Marie Garcin

Cette communauté, répondant à l’appel du pape François, loge actuellement trois familles de réfugiés dans le centre de Paris, une quatrième vient d’être relogée définitivement (totalisant 9 enfants). Les sommes cumulées par plus de 80 membres de cette communauté permettent d’espérer loger encore deux familles nombreuses de réfugiés ayant fui la famine ou la guerre. Un tel effort n’a pu avoir lieu que grâce à la communauté du Centre Pastoral, forte et unie par des valeurs chrétiennes fondamentales dont la charité. 

Bernard Sadier

Le Père Xavier de Chalendar, fondateur du Centre Pastoral, se retournerait dans sa tombe. Car, vu le manque de vocations, il avait su innover une image ouverte de l’Église. En encourageant les initiatives des laïcs, il pratiquait le vrai partage de l’évangile concrètement. Les décisions de l’Église devraient être collégiales afin d’attirer les chrétiens recommençants, des brebis perdues qui ont besoin de sérénité spirituelle. 

Elizabeth Druesne

J’ai eu l’immense chance de rencontrer et de côtoyer pendant nombreuses de mes années parisiennes le Père Xavier de Chalendar, initiateur prophétique en 1975 du centre Saint-Merry. Il a eu une grande influence dans ma foi et mes pensées spirituelles sont souvent liées à lui et à sa vision de la vie d’Église. L’esprit qu’il a insufflé à Saint-Merry (et ailleurs) était précurseur pour l’Église d’aujourd’hui et de demain, un esprit dont le Pape François se fait l’ardent défenseur : une Église ouverte aux différences de sensibilité et dans l’ouverture au monde du 21ème siècle, en refusant toutes exclusions contraires à l’Évangile. Les lieux d’expérimentation comme St Merry sont très précieux pour l’avenir de l’Église. Que l’Esprit souffle dans le cœur des décideurs pour qu’ils soient conscients des enjeux et conséquences d’une telle décision !

Emmanuel Jeger

Pour avoir assisté, ce dimanche matin à la messe télévisée sur la chaîne allemande ZDF et écouté après la messe sur France Culture, je peux vous assurer que dans la pastorale les Allemands ont aussi beaucoup d’avance sur nous et qu’eux ne se seraient pas permis de fermer un tel lieu, au contraire. Malheureusement “catholique” n’est pas “universel” partout !

Anny Bour

À l’heure où les églises se vident, il est important d’ouvrir grand les portes pour de nouveaux dialogues.

Odile Durand

Lorsque je viens à Paris, c’est là que je participe à la messe du dimanche, parce que votre façon de célébrer m’a redonné espoir : il existe un lieu où cela est possible, et ce lieu existe depuis longtemps. C’est donc possible.

Sibylle Besançon

Qui croit en Dieu croit en l’Homme.
Merci à Saint-Merry de me faire vivre cette dimension de la Parole
depuis trente-cinq ans.

Bénédicte Idoux
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