T

Témoignages. Un appel à oser la confiance

Au Centre pastoral de Saint-Merry, il y a eu tellement de graines semées, avec une telle force, une telle résonance – comme l’attestent les nombreux témoignages reçus de partout – de France et de l’étranger – et le nombre impressionnant de signataires de la pétition, que nous pouvons avoir confiance… Ces 12.000 signatures et plus montrent que notre cheminement correspond à une attente profonde… Alors, c’est peut-être un message fort d’actualisation de notre mission qui nous est proposé : comment agir pour rester debout, en mouvement, comment bâtir une nouvelle étape, dans le prolongement de notre mission fondatrice.
« N’ayons pas peur ! » La tâche de transformation qui nous attend est nourrie de la force de vie de nos valeurs partagées et de toute la richesse de notre expérience. Nous ne sommes pas seuls – en France et à l’étranger – pour rejoindre d’autre lieux, d’autres réseaux, qui vivent dans la même Foi des alternatives de retour aux sources du message du Christ, souvent en référence aux premières communautés chrétiennes ?
Et si c’était une chance ? Si c’était le bon moment pour aller de l’avant ? Si c’était, bientôt, le temps du renouveau créateur ? … Une évidence éclatante, comme un beau printemps à venir : prolonger notre cheminement avec toutes nos activités et nos valeurs, en allumant plein de nouvelles petites lumières, dans une dynamique renforcée de fraternité !
« Le Souffle de l’Esprit souffle où il veut, quand il veut, souvent violemment. »
Je voudrais remercier, du fond du cœur, tous les membres de la communauté pastorale de Saint-Merry, depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui, pour la richesse exceptionnelle d’humanité et de spiritualité vécue et partagée depuis plus de 40 ans.

Sophie de Lannoy

Ouverture, ouverture, ouverture… C’est l’évangile !

Patrick Armanet

Ce qui caractérise pour moi le Centre pastoral, c’est la liberté.
Liberté dans les célébrations.
Liberté dans les initiatives du moment,
qu’elles traduisent une expression de la communauté.

Marie-Odile Barbier-Bouvet

Saint-Merry, c’est la Vie
en majuscule !

Cécile Huet

C’est au CPHB que j’ai perçu
le sens profond et vivant
de ce que signifiait
« vivre EN Église ». Il serait plus que regrettable d’ignorer toutes les belles énergies qui s’y sont déployées.

Sylvie Roux

Que signifie le mot : universalité de l’Église ? Pourquoi Caïn tue-t-il Abel ? Et pourquoi faut-il éliminer pour exister ? Décidément cette hiérarchie catholique me pousse dehors sans cesse …
Quel gâchis !

Bénédicte Coquio-Marq

Le Centre pastoral Saint-Merry est un des phares de l’Église en France. Je l’ai fréquenté dans les années 80, quand des réfugiés, persécutés par les dictatures d’Amérique latine s’y retrouvaient. Haut lieu de témoignages et de la quête de Dieu aujourd’hui, Saint-Merry ne peut pas être supprimé sans construire une suite. Sa fermeture sonne comme la mise à mort d’une espérance.

Marie-Thérèse Villard

La fermeture du Centre pastoral Saint-Merry est une décision triste pour l’Église et pour ceux qui s’intéressent à elle. Sans en être un membre actif, je connais et fréquente de temps à autre le Centre pastoral depuis 40 ans et y compte beaucoup d’amis. Je suis aussi membre « classique » d’une paroisse parisienne et d’une autre, rurale, dans le centre de la France. Je souscris pleinement à la chronique d’Isabelle de Gaulmyn, « Une foi par semaine », dans La Croix l’Hebdo des 20-21 février 2021, et à celle de Guillaume de Fonclare du 22 février.
Le lieu est vivant, toujours animé, les célébrations bien structurées, préparées par tous ceux qui le souhaitent, et c’est peut-être là que j’ai pris conscience de l’importance du temps de la Parole sans lequel il n’y a pas de célébration eucharistique… Il y a une grande pluralité de participants, d’origine géographique et de milieux divers, parmi lesquels des mal-aimés de notre Église catholique : pas d’étiquette sur la personne, une réflexion pastorale et liturgique vivante qui se veut témoignage de la foi au Christ qui rassemble, dans un monde devenu étranger et diversifié.
Ce que j’ai aimé à Saint-Merry : son ouverture non conformiste mais respectueuse de l’Église.
Qui a peur d’initiatives s’inscrivant pourtant dans la ligne recommandée par le pape François ? Alors que se brisent les murs du silence qui a masqué dans nos institutions des maux terribles et destructeurs, que nos amis et nos enfants se sont déjà éloignés d’une Église perçue comme hypocrite, repliée sur elle-même et bien éloignée du message évangélique, il est bien paradoxal de fermer brutalement un lieu d’accueil de ceux qui ne sentent pas à l’aise dans les paroisses, surtout s’ils sont à la marge des réseaux classiques. À la veille de Pâques, espérons que l’esprit de dialogue reprenne le dessus et permette une ouverture à des horizons nouveaux.

Cécile du Temple

L’annonce actuelle de l’Évangile peut prendre des voies nouvelles

Chantal Borlée

C’est avec tristesse que nous avons appris le choix du diocèse de Paris de mettre fin aux activités du Centre pastoral de Saint-Merry. Sans nous permettre de porter un jugement sur le contexte et les évènements ayant conduit à une telle décision, nous ne pouvons que regretter cette volonté de mettre fin d’une manière aussi radicale à la mission qui anime votre Centre et à la démarche pastorale dont vous êtes les porteurs depuis plus de 45 ans. Dans un contexte ecclésial qui a de plus en plus de mal à faire vivre de véritables propositions orientées vers ses périphéries sociales et existentielles le Centre pastoral de Saint-Merry est reconnu pour son accueil et la place importante prise par les laïcs dans son fonctionnement, bien au-delà du diocèse de Paris et de l’Ile de France. Comment, dès lors, comprendre cette décision précipitée, prise de manière non concertée de la fin, au 1er mars, de vos activités ? Nous souhaitons vivement qu’un dialogue constructif puisse s’ouvrir avec le diocèse de Paris afin de donner de nouvelles perspectives à votre Centre pastoral. Il nous semble indispensable que vous puissiez être entendus par le diocèse de Paris afin que votre mission, qui participe à l’annonce de l’Évangile dans la société d’aujourd’hui, puisse continuer à porter du fruit. 

Sylvain Knittel, Secrétaire général de l’Action Catholique Ouvrière

La situation de crise que vit le centre Saint-Merry nous interpelle tous. L’une des richesses de nos communautés de base est la mise en pratique de la synodalité que notre Église se doit de promouvoir. Ainsi, nous savons que dans un dialogue sans cesse renouvelé, nous trouvons le chemin du vivre-ensemble dans le respect des différences. Nous avons besoin les uns des autres pour accomplir la mission. Notre communauté en appelle donc au dialogue et manifeste son soutien au centre Saint-Merry. Perdre un lieu d’ouverture, de dialogue entre croyants et incroyants, d’accueil des migrants, de rencontres de communautés peu accueillies dans les paroisses … nous inquiète beaucoup. Qu’en sera-t-il de nos petites communautés de base qui trouvent accueil (ou refuge) au sein de notre Église ? Oui, nous soutenons l’appel au dialogue exprimé par Guy Aurenche. Nous avons confiance en chacun.

Jean-Paul Dodelin, communauté Point 1 de Rouen

L’évêché estime qu’à près de cinquante ans, le Centre Pastoral est daté. Que dit-il de Jésus qui, lui, a atteint l’âge vénérable de 2021
et dont la parole continue à nourrir tous ceux qui acceptent de la recevoir ?
Parole qui transcende l’espace et le temps.
Parole déjà entendue et toujours neuve.
Parole du Dieu vivant. Vivante et à faire vivre.
Parole à risquer.
Non pas à mettre sous le boisseau ou au musée des bien-pensants et bien-disants. Quels qu’ils soient.

Martine Rigaudière-Real
CategoriesNon classé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.