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Rapport de la CIASE. Des chrétiens s’expriment

Tous nous avons été profondément touchés et meurtris par le contenu
du Rapport de la CIASE, et impressionnés par la dignité et la force de sa présentation.
Les réactions jaillissent de toute part, et, dans ce premier temps,
nous avons souhaité recueillir ce qu’expriment, à chaud, quelques personnes de notre communauté, ainsi que quelques contributions spontanées. Cette “Église de demain” que nous voulons construire,
voilà que l’urgence en apparaît au grand jour…

« Quand le sol s’effondre sous nos pieds, il faut partir »

Abîme, effroi, vertige, coup de poignard dans le dos, trahison de l’évangile de Jésus Christ, plus les jours passent, plus les dégâts se révèlent considérables. « J’ai été baptisé en 1999. Qu’aurais-je fait si j’avais su ce que nous savons maintenant (et aurions dû savoir bien plus tôt) ? Cela me sonne le vertige… » me confie un proche.

Maintenant il nous faut vivre cet effondrement. J’admire la capacité de rebondir de très, très nombreux laïcs et organes indépendants de l’institution. Le travail incroyable de justesse, de profondeur de la commission Sauvé, composée de pluri compétences éclairées nous donne la force et le désir de réagir.

Beaucoup a été dit, continue à se dire. Pour ma part, je me cantonnerai à quelques remarques.
Forme d’empire du mal (expression de J.M. Sauvé) la pédocriminalité de clercs et de religieux à la sexualité dévoyée, immature, a sans doute à voir avec le fonctionnement endogamique de l’institution : l’entre-soi, la non-différenciation des personnes ramenées à la mise à la disposition de quelques-uns sous forme incestueuse quand le prêtre appelé abusivement « Père » a accès à la conscience des enfants et à son être entier, l’entre-soi où les femmes ne sont pas reconnues, mais utiles pour leurs très nombreux services…

Nous, gens de Saint-Merry Hors-les-Murs, exilés du bercail clérical ou s’en étant éloignés,
nous avons l’opportunité d’ouvrir d’autres chemins. Ce n’est pas sans peine, sans tristesse
car nous sommes blessés. Mais nous ne sommes pas seuls et comme le disait dimanche dernier Jean-Marc Sauvé, invité sur France 2 au « Jour du Seigneur », notre espérance est que la mort
n’est pas la fin de l’histoire.

Marie-Thérèse Joudiou

Une surprise ?

Je n’éprouve pas de grande surprise à la lecture des conclusions du Ciase. C’est plutôt la surprise de beaucoup de catholiques qui me surprend. Le nombre des violences sexuelles (plutôt que des « abus ») ne me surprend pas non plus. C’est « systémique » comme dit le rapport, et dans un système un seul élément peut modifier le système entier. Pour moi, parmi tous les éléments évoqués, le principal est celui de la sacralisation du prêtre. Je comprends qu’il est difficile pour l’institution sacerdotale de s’y attaquer mais je me demande alors comment de nouvelles violences pourront être empêchées.

La souffrance des victimes est à l’origine et au centre du rapport. Je n’en connais aucune mais je suis très touché par leurs témoignages, comme je l’ai été par le film Grâce à Dieu (F. Ozon, 2018). Mais je n’éprouve pas de honte, je ne me sens ni coupable, ni responsable. L’image d’une Église prostituée mais qui serait cependant « ma mère » ne me parle pas, je vis plutôt dans un rapport de fraternité avec ceux et celles qui essaient de suivre le Dieu de Jésus-Christ. La publication de ce rapport et son écho dans les médias me font mesurer mon éloignement de l’Église catholique romaine. Certains la quittent sur la pointe des pieds. Je les comprends mais j’y ai été baptisé il y a 84 ans…  

Enfin je ne peux m’empêcher de rapprocher, toutes proportions gardées, les abus révélés par le rapport avec la brutalité dont l’archevêque de Paris a usé contre la communauté de Saint-Merry en lui refusant tout dialogue et en engendrant souffrance et désarroi chez beaucoup de ses membres. Cela me rappelle aussi la façon dont j’ai vécu la condamnation des prêtres-ouvriers et de plusieurs théologiens quand j’étais adolescent. Que de souffrances là aussi ! C’était avant Vatican II. Peut-on espérer un « aggiornamento » durable ?

Jean Verrier

Faut-il vraiment s’en étonner ?

Après l’écoute des cruelles et odieuses révélations du rapport Sauvé et la sidération qui s’en suivit, ma première réaction fut professionnelle : « Faut-il vraiment s’en étonner » ?
En effet depuis quelques décennies, les historiens du catholicisme, en particulier celui qui s’est construit peu à peu après le concile de Trente, ont bien mis en valeur :

  • la sursacralisation du prêtre, imposé comme une personne séparée, asexuée, qui célèbre
    « le sacrifice de la messe » in personna Christi capitis* ; ce qui peut autoriser toutes les dérives ;
  • le pouvoir sans contrepartie de l’autorité hiérarchique et le fonctionnement monarchique
    de la papauté ;
  • la politique du secret et de la dissimulation dans la défense de l’institution soi-disant
    d’essence divine ;
  • l’existence ancienne des problèmes de pédophilie, sans compter l’importance des prêtres suborneurs, surtout à l’occasion des confessions. Si bien que dès le milieu du XVIe siècle
    Rome désigna, pour le condamner en vain, un nouveau péché : la sollicitatio turpis**.

En fait, le rapport-loupe de la CIASE, en révélant à leur juste et atroce mesure les crimes cléricaux,
ne fait que souligner ce qui existait déjà bien avant 1950, mettant ainsi à jour tous les dysfonctionnements d’un système autocentré, obsédé par le sexe et par sa propre reproduction,
bien avant d’être au service de l’Évangile et des baptisé-es.

Alain Cabantous

* En la personne du Christ, chef de l’Église
** incitation à la débauche

Les laïcs doivent eux aussi participer aux décisions de réformation de l’Église

L’Église catholique romaine est devenue une fabrique de l’inhumain et nous a rendus peu à peu incapables de le voir, de le reconnaître, de le dénoncer, d’en déconstruire les mécanismes institutionnels et culturels. 
Aujourd’hui encore nous demeurons finalement rétifs à réaliser que nos attitudes et comportements sont dépendants d’un univers symbolique catholique malade, d’un ensemble organisé de représentations, de croyances, de normes et de valeurs faussés. 

Cet univers symbolique dans lequel nous avons été sociabilisés – cette liturgie d’adorateurs, cette sacralisation des sacrements, ce catéchisme qui dit le vrai, le beau, le bon, le bien, le mal, le péché, ce qui est contre nature – non seulement ne nous a pas permis d’être des lanceurs d’alerte mais, plus grave, a fait de nous des non-assistants à personnes en danger, des fidèles qui, à l’instar du droit canon, étaient plus enclins à fustiger l’homosexualité que les crimes sexuels perpétrés sur mineurs, plus disponibles pour s’indigner des délits contre la sainteté des sacrements que de la protection des enfants, plus prompts à s’indigner du non-respect du célibat par des clercs que des abus et crimes commis contre des femmes, dont beaucoup « entrées en religion »… des mariolâtres dispensés de compassion pour les  « filles-mères » et leur progéniture placés dans des institutions religieuses. Et que dire de nos familles acceptant les « arrangements » qui mettent à l’abri les abuseurs par « fidélité » supérieure à leur Église, punissent l’enfant qui a osé dire ou disent la femme victime d’attouchements ou violée, « aguicheuse »…

Photo de Simone Jo Moore sur Unsplash

Silencieux, ou « malgré-nous » du système nous l’avons entretenu, fait durer, reproduit. Et quand la situation nous met au pied du mur nous aimerions pouvoir nous satisfaire des promesses de changements arrachés aux autorités, craintifs à l’idée même qu’il nous faut être radical.
Le scandale absolu serait de laisser les autorités décider de l’avenir seuls, les laisser choisir les remèdes, les laisser sauver une institution, la reconstruire sans s’être occupés du terrain pollué qui a fait ce qu’elle est. 
Laisser faire les autorités, vouloir confortablement ne se situer que dans une position de solliciteur ou même de forts en gueules mais peu faiseurs, ce serait infliger une double peine aux victimes des crimes, aux victimes des abus de toutes sortes, à la banalité de la subordination, de la soumission, de la déférence, de la discrimination dans l’Église. Les autorités qui ont la quasi-audace de demander à l’État le respect du secret de la confession quand des crimes sont commis sur des enfants de moins de 15 ans, sont celles qui organisent la discrimination, la mise à l’écart des femmes dans l’Église, protégées scandaleusement par un statut des religions, qui, s’il n’existait pas les conduirait devant les tribunaux. Oseront-ils renoncer à ce statut ? 
Les hommes et femmes laïcs doivent eux aussi décider des entreprises qui permettront une profonde réformation de leur Église, se donner les moyens d’entreprendre cette réformation de la cave au grenier de leur Église. 

Patrice Dunois-Canette

Quelques réflexions à propos du rapport Sauvé

Ce rapport a été abondamment commenté et a donné lieu à d’intéressantes contributions. Je n’ai rien d’original à ajouter à ce qui a été dit par ci, par là. Je voudrais simplement attirer l’attention à quelques points qui me paraissent particulièrement importants.

  1. Toutes les institutions sont portées à camoufler soigneusement leurs turpitudes de tous ordres, financières, sexuelles, relatives au pouvoir. Il convient de saluer la décision courageuse (tardive, il est vrai) de la Conférence épiscopale de France de faire lumière sans complaisance. C’est pourquoi je trouve inopportun l’appel lancé à une démission collective des évêques. Il me semble qu’il s’agit d’une provocation inutile et probablement contre-productive. Les évêques ont trop tardé, mais ils ont fini par « y mettre le paquet ». En outre il paraît paradoxal de demander aux évêques de démissionner au moment précis où ils vont devoir prendre leurs responsabilités en tirant les conclusions du rapport.
  2. Le rapport Sauvé n’apporte pas de révélations inattendues. Depuis plusieurs années, de nombreuses publications avaient traité du sujet (par exemple : Isabelle de Gaulmyn, Histoire d’un silence en 2016 ou encore Véronique Margron Un moment de vérité en 2019.) Le mérite essentiel du rapport Sauvé est d’avoir quantifié rigoureusement en ayant recours à des méthodes incontestables. Il n’est plus possible de rester dans le déni ou même de minimiser. Un autre mérite du rapport Sauvé est d’être parti des victimes, ce qui permet de mesurer la gravité des traumatismes subis. Ce ne sont pas de petites égratignures qui ont été infligées, mais des plaies profondes qui ne cicatrisent jamais.
  3. Certains se sont précipités sur le rapport Sauvé pour mettre en accusation le célibat des prêtres. Je crois que c’est une fausse piste. J’espère qu’il y aura un jour des prêtres mariés (et aussi des femmes mariées ou non) dans l’Église latine, mais c’est pour d’autres raisons. Le rapport lui-même indique que c’est très majoritairement dans le milieu familial qu’ont lieu les actes de pédophilie ; l’Église catholique vient en deuxième position, assez loin derrière la famille. À ce propos, il serait intéressant de savoir quel a été le comportement des prêtres mariés des églises orientales.
  4. Établir et assumer la vérité, c’est bien. Prendre des mesures pour qu’un tel scandale ne se renouvelle pas, c’est une nécessité impérative. Ne nous berçons pas d’illusions, la nature humaine étant ce qu’elle est, il y aura toujours des pédophiles qui s’emploieront à déjouer les obstacles qui leur seront opposés. C’est la « banalité du mal »… Il s’agit de limiter drastiquement les dégâts. Des mesures préventives et des mesures curatives peuvent être suggérées.
  5. Désacraliser la figure du prêtre et de l’évêque (y compris l’évêque de Rome). Quel rapport avec la pédophilie ? Les phénomènes d’emprise sexuelle sont, la plupart du temps, liés à des phénomènes d’emprise spirituelle. Celle-ci repose sur l’illusion qu’il existerait des êtres humains à part, « sacrés », mis à l’abri de dérapages majeurs par le sacrement de l’Ordre.
  6. Transformer en profondeur les structures de pouvoir dans l’Église. Ce n’est pas le lieu de dessiner ce que devraient être les nouvelles structures, mais quelques principes me paraissent devoir être retenus : Abandon du culte du secret. Que les décisions importantes soient prises collégialement avec une participation de laïcs hommes et femmes Des instances d’appel pouvant s’opposer efficacement à des décisions inadéquates ou encore dénoncer la carence des autorités. La démarche synodale initiée par le pape François permettra-t-elle une avancée significative ? Il s’agit d’un immense chantier qui demandera du temps et de la ténacité.
  7. Dans les années 60/70 l’accès de certains séminaires ou noviciats était précédé de tests psychologiques organisés notamment par Marc Oraison et Albert Plé. A-t-on noté des cas de pédophilie parmi les prêtres qui ont subi ces tests avec succès ? Il semble que cette pratique ait été abandonnée. Pourquoi ?
  8. Quelles démarches curatives envers les victimes ? L’indemnisation forfaitaire envisagée paraît dérisoire. Peut-on suggérer que chaque victime soit reçue personnellement par l’évêque du lieu où les actes délictueux ont été commis ? Que la victime puisse dire sa souffrance et sa colère ? Que l’évêque accepte de s’exposer à des reproches qui seront parfois véhéments ? Il appartient aussi aux communautés chrétiennes d’apporter aux victimes le réconfort d’un accueil chaleureux.
  9. Les prédateurs sont aussi victimes. Victimes d’un système qui a disjoncté. Les mettre hors d’état de nuire ne suffit pas, même s’il est impératif de le faire sans la moindre exception. Mais le criminel reste notre frère en humanité. Notre appareil judiciaire avec un code pénal qui ne connaît que la prison, traite très mal le problème. C’est à l’évêque et aux communautés chrétiennes qu’il appartient d’apporter au prédateur une aide qui lui permettra de se reconstruire. Les situations étant très diverses, ce sera un travail au cas par cas avec l’aide de médecins ou de psychologues.
Robert Picard
Le Christ aux outrages
Pierre de Grauw, Le Christ aux outrages, Saint-Merry

Le poids des convenances sociales est si lourd qu’il a longtemps permis d’étouffer les souffrances des victimes d’abus sexuels dans notre société. Nous avons là une nouvelle preuve que l’Église est bien de ce monde. Ils sont si nombreux, et si proches, les « plus petits d’entre mes frères » de toute espèce dont parle Jésus (Mt 25) et que « notre monde » n’arrête pas de fabriquer. Mais n’est-ce pas le même système de convenances qui conduit aujourd’hui à dénoncer à l’unisson les crimes hier ignorés ? A cause de leur nombre estimé ? Il y a tant de personnes sans défense à côté de nous, parmi nous. Puisse le synode qui débute ces jours-ci être pour nous une occasion d’écouter attentivement la parole des « plus petits » de l’Église et d’ailleurs ? De quelle Église ont-ils besoin ? 

Olivier Coutor

Depuis la publication du rapport de la CIASE, salué par une presse très large, autour de moi se sont exprimés des témoignages, jusqu’ici tus, d’abus par des clercs : dans un préventorium pendant la guerre (ah, les confitures sur la table pour attirer la petite fille et lui enlever sa culotte) ou dans des écoles chrétiennes … Encore davantage de récits qui s’ajoutent à ceux déjà comptabilisés. Non, je ne me sens pas solidaire de cette Église-là. Comme je comprends la netteté de l’anticléricalisme qu’exprimaient mon père et mon grand-père, néanmoins respectueux de la piété sincère de leurs proches. L’hypocrisie, voilà ce qui depuis des siècles est reproché à l’Église catholique et ce qui est dévoilé par le rapport de la CIASE.
Quelle joie de savoir que la filiation qui nous rattache au Christ passe par de toutes autres voies, que porte aussi notre communauté.

Catherine Monbeig-Goguel

L’Église, dans sa longue histoire, n’a pas commis que des crimes, et a pu aussi engendrer des merveilles de beautés et de bontés (ne jetons donc pas le bébé avec l’eau dégoûtante de son bain). Mais nous ne pourrons plus jamais lui faire confiance sans nous montrer irresponsables et complices, si nous n’exigeons pas fermement et sans faillir une réforme radicale de ses modes de fonctionnement et, au-delà, de sa mentalité profonde : les clercs sont des êtres humains, faibles et faillibles comme tous leurs frères, auxquels il n’est plus possible de déléguer aveuglément toutes responsabilités spirituelles et temporelles sans aucun contre-pouvoir équilibré – ne se résumant donc pas à quelques laïcs servant d’alibis… Le côté archaïque et pervers de l’organisation actuelle a été pointé par la recommandation 34 du rapport de la CIASE, qui dénonce « l’identification de la puissance sacramentelle avec le pouvoir ». […]
Engagée à la demande du pape François dans une démarche synodale, l’Église est-elle vraiment prête à mettre en application ses déclarations de bonnes intentions ? […] Il va falloir faire appel à toutes nos réserves d’optimisme pour s’en persuader. En attendant, ne serait-ce que pour se comporter de façon responsable vis-à-vis des centaines de milliers de victimes de crimes systémiques, on peut déjà tenter d’y participer.

Blandine Ayoub

lire ici la chronique complète “Crimes et synodalité”

  1. PAJOT says:

    A lire les commentaires des uns et des autres la question que je me pose est : “Où est Dieu dans tout cela ?”

  2. ALAIN CABANTOUS says:

    Une réponse au texte de Robert Picard.
    C’est contrainte et forcée que la Conférence épiscopale a dû mettre sur pied la commission Sauvé. On peut certes saluer l’initiative mais qui, sans pressions extérieures, y compris celles de baptisé-es, n’aurait probablement jamais vu le jour. Et si les évêques français, ou à tout le moins, l’immense majorité d’entre eux, avaient du courage, ça se saurait, ça s’entendrait, ça se verrait.

    1. marie-josé Lecat-Deschamps says:

      Une réponse à Patrice Dunois-Canette

      Je ne vous connais pas, je voudrais cependant exprimer ici mon malaise en lisant votre article écrit un peu comme souvent dans les homélies : Vous utilisez toujours le “nous” comme si dans l’Église nous n’étions qu’un troupeau indissocie, clon ‘é. Personnellement je ne me reconnais pas du tout dans votre description et cela me rend mal à l’aise. Il est dommage que vous n’exprimiez pas votre opinion en disant “Je “. Nos différences sont une richesse, ne pas les écraser est un chemin qui semble difficile à emprunter pour bien des chrétiens.
      Sans aucun mépris pour vos paroles qui par ailleurs son intéressantes.

  3. TERRIER says:

    Je vous ai lus, lues, avec intérêt.

    A mon avis, le séisme est tel que tous les évêques de France devraient démissionner en bloc, comme des ministres dans une démocratie. Sinon, que sont-ils ? Personne ne les a élus.

    On verrait l’Eglise, Assemblée de tous les baptisés et baptisées se débrouiller comme une grande sans eux.

    Voici ma question : quelqu’un, parmi vous, a-t-il eu vent de comportements suspects de prêtres dans son entourage ? Les prédateurs se glissent partout, y compris chez les prêtres-ouvriers. Outre les 300 000 personnes victimes de violences sexuelles de prêtres, doit exister une importante nébuleuse de victimes de propos continuels, blessants et à connotation sexuelle de la part de clercs. A vous lire, on dirait que le problème est ailleurs.

    Marie-Hélène Terrier

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