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Dimanche 4 février 2024. « Tout le monde te cherche »

En ce cinquième dimanche du temps ordinaire la misère, la souffrance et la maladie nous assaillent. Mais l’espérance est là, Job, Paul et l’Évangile nous le confirment, elle est en tout et pour tous.

Entrée en prière

Vivaldi – Concerto pour mandolines

Accueil

Bonjour à toutes et à tous,
C’est une grande joie de se retrouver en ce dimanche pour notre Zoom hebdomadaire, un merci tout particulier aux nouveaux venus.
Nous avons fait le choix pour notre lutrin de la phrase tirée de l’Évangile de Marc : « Tout le monde te cherche » Dans notre monde d’aujourd’hui cette recherche prend des chemins bien différents mais gardant toujours à l’esprit cette volonté de donner un sens à notre vie quelles que soient nos croyances. Il est réconfortant de savoir que nous ne sommes pas seuls dans cette démarche : nos relations personnelles, familiales ou de travail, nous y aident. Sans oublier nos échanges fraternels avec « l’autre » que nous célébrons ce dimanche, par la Journée Internationale de la Fraternité Humaine.
« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux », cette phrase de Jésus résonne particulièrement en moi. Entrons dans notre célébration par le signe de la croix : Au nom du Père, du Fils et de l’Esprit.

Bernard R.

Psaume 146

Il est bon de fêter notre Dieu
il est beau de chanter sa louange
il guérit les cœurs brisés
et soigne leurs blessures

Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu’à terre les impies
Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

Méditation en musique

Remembrance : Hillsong worship (instrumental)

📖 Lecture du livre de Job (7, 1-4.6-7)

Job prit la parole et dit : « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché, je me dis : “Quand pourrai-je me lever ?” Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. »

Gonzalo Carrasco Job On The Dunghill 1881
G. Carrasco, Job, 1881, musée national d’Art, Mexico

Résonance

La souffrance de Job
Cette plainte presque désespérée de Job résonne très fort en moi : tellement humaine, sans fard, universelle, comme une des faces inavouables de tant de vies humaines, de toute vie humaine peut-être : cette souffrance, cette solitude et cette désespérance que parfois nous n’osons pas nous avouer, mais qui renvoie chacun à sa solitude fondamentale…
Souffrance qui éclate à l’extrême dans ces mots que Ziad, notre ami gazaoui, vient d’écrire à notre communauté le 26 janvier dernier :
“Croyez-moi : ma détermination, mon courage, ma résilience, ma patience et mon optimisme n’arrivent pas à dépasser ma détresse totale…. La vie est un goût amer, en fait, il n’y a pas de vie à Gaza. La vie est paralysée totalement. Je suis malheureux, je souffre au quotidien comme tous les habitants de cette région dévastée et laissée à son sort… Et je suis en train de supporter l’insupportable.
Pour moi, la nuit, je n’arrive pas à dormir, je pense à mon frère assassiné avec toute sa famille, et je pleure seul, je reviens à mes beaux souvenirs avant cette agression, j’essaie de rêver et d’espérer un meilleur avenir, mais en vain.”
Face à ce vécu tellement douloureux, Job exprime une respiration possible en osant se confier au Seigneur : “souviens-toi , Seigneur”, comme Ziad nous exprime que ce qui reste de lumière pour lui c’est de pouvoir se tourner vers ceux qui portent sa souffrance : “Vos messages me soulagent …”
Tenter de casser l’insupportable par le regard, la parole, l’écoute, le geste : “j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison et vous êtes venus jusqu’à moi !”

Jean-Luc L.

📖 Évangile de Jésus Christ selon Marc (1, 29-39)

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Résonance

L’Évangile selon Marc me touche par sa cinématographie, mouvements et lieux sont présentés avec des indications de temps, comme dans un script.
Au début de l’action, Jésus et ses disciples sortent d’une synagogue, à Capharnaüm. A la fin, Jésus parcourt « toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues ». Que proclame-t-il dans ces lieux de culte ? Ce qui est possible dans une maison d’habitation, ici celle de la belle-mère de Simon Pierre ?
Maison où la vie est empêchée par la maladie. Maison où la vie surgit à nouveau, dans un quotidien transfiguré par le geste de Jésus, qui s’est approché et a pris cette femme par la main.
Maison où se presse « la ville entière », emplie du désir d’une vie à nouveau possible. Sans entrave de la maladie, physique ou psychique, qui isole, met à l’écart de la communauté, ne permet plus d’y être utile. Souffrance douloureuse qui touche Jésus puisqu’il guérit là « beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies ». Jésus touche et se laisse toucher.
Dès le lendemain, il sort pour un endroit désert. Marc nous le montre en prière. Confie-t-il tous les visages rencontrés, les regards échangés et mains tenues, à celui qui est source de toute vie, de tout amour ?
Ses disciples le trouvent, pour le ramener en ville, et lui répond « Allons ailleurs, dans les villages voisins ».
Il est « sorti » pour semer la vie au large, dans une brassée généreuse, ici et là-bas, partout où il peut aller, traversant tant de frontières.
Et nous, aujourd’hui, partons-nous à sa recherche ? Comment ?

Éliane B.

Partage

Partage Partons Nous à Sa Recherche

Quelques interventions lors du partage :

  • Je ne cherche pas, il me saute au visage chaque fois que je rencontre d’autres êtres humains
  • Quel visage devons-nous proposer pour dire Jésus dans notre monde moderne ?
  • Jésus, je le trouve dans les Évangiles
  • J’essaie de rejoindre Jésus dans le présent
  • Dans la violence de ce monde j’ai besoin de me retirer, de me laisser apaiser par le Seigneur
  • Comme le dit Ziad à la fin de son message “je suis fier de ne pas avoir de haine”. Dieu ne serait-il pas dans cette réaction de Ziad ?
  • Sortir comme il nous est proposé dans les textes de ce jour. Est ce que je sais me laisser bousculer, sortir, pour le trouver ?
  • Nous sommes une cinquantaine en ce dimanche et je le trouve parmi tous ces visages sur mon écran
  • Pour tenter de le trouver, il faut savoir ne pas exclure ceux qui ne pensent pas comme nous
  • etc.
Christ Aux 1000 Visages
Christ aux mille visages

Chant : Je cherche

(Vercruysse/ADF-Musique)

REFRAIN
Je cherche le Visage, le Visage du Seigneur
Je cherche son Image tout au fond de vos cœurs

Vous êtes le Corps du Christ,
Vous êtes le Sang du Christ,
Vous êtes l’Amour du Christ,
Alors ? Qu’avez-vous fait de Lui ?

Vous êtes le Corps du Christ,
Vous êtes le Sang du Christ,
Vous êtes la Paix du Christ,
Alors ? Qu’avez-vous fait de Lui ?

Vous êtes le Corps du Christ,
Vous êtes le Sang du Christ,
Vous êtes le Joie du Christ,
Alors ? Qu’avez-vous fait de Lui ?

📖 Lecture de la première lettre de Paul aux Corinthiens
(9, 16-19.22-23)

Frères, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée. Alors quel est mon mérite ? C’est d’annoncer l’Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile. Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.

Dyu Ha Ngo Uvgkaxi Unsplash1
Dyu Ha Ngo sur Unsplash

Quelles intentions de prière avez-vous le désir de confier à la communauté ?

♫ Refrain :
Accueille au creux de tes mains, la prière de tes enfants

Quelques interventions lors de la prière universelle

  • Évacuons la haine de nos cœurs, comme le suggère Ziad
  • L’accueil du Secours Catholique à la Porte de Pantin nous donne espoir. Nous connaissons les personnes qui viennent et le bilan est positif
  • Réjouissons-nous de la fin sans violence des manifestations d’agriculteurs
  • Prions pour ceux enfermés dans leur maladie ou solitude, que nous sachions les aider et qu’ils sachent accueillir l’Esprit
  • Ayons la force de scruter l’Évangile tel qu’il nous est livré et explorer le visage de Jésus
  • Vous êtes la joie du Christ, sachons nous réjouir et reconnaître ceux qui rayonnent
  • Que Dieu sachent aider les violents et les non-violents à résoudre les conflits
  • Pour tous ceux qui nous aident à nous “lever” : une sorte de petite résurrection. Merci mon Dieu !
  • Soyons en mouvement, en recherche dans notre vie quotidienne

Notre Père

Chant : Partage (D145)

(Odette Vercruysse)

Seigneur, quand je rencontre mon frère,
Que je croise son regard
Pour que mon jugement reste dans ta lumière
Oh ! Donne-moi tes yeux, Ô Jésus…

Seigneur quand je rencontre mon frère,
Et qu’il porte son chagrin
Pour que mon amitié console sa misère,
Oh ! Donne-moi tes mains, Ô Jésus….

Seigneur, quand je rencontre la haine
Qui me barre le chemin,
Pour que mon cœur humain soit plus fort que ma peine
Oh ! Donne-moi ton Cœur, Ô Jésus…

Seigneur, quand je suis seul sur la terre
Isolé parmi les miens
Pour que demeure en moi ta paisible lumière
Donne-moi ton Amour, Ô Jésus…

Photo Hannah Busing Sur Unsplash
Photo Hannah Busing sur Unsplash

Bénédiction et envoi

Annonces

  • La préparation de ce lundi 5 février à 19 h concernera la célébration du dimanche 11 février à Notre-Dame d’Espérance
  • Les groupes Carême, c’est reparti ! Pour tout savoir cliquer ICI





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