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Vendredi Saint 29 mars 2024. « Sur ton Serviteur que s’illumine ta face »

Le Vendredi Saint, certains se sentent appelés à rejoindre le Christ dans ses souffrances et sa Passion en un chemin de croix. Et si c’était plutôt lui, le Christ qui venait nous rejoindre.

Entrée en prière

J.S. Bach – Cantata BWV 61 “Nun komm der Heiden Heiland”

Lecture du livre d’Isaïe (52, 13-53, 12)

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ;
il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.

Mon serviteur réussira (…) car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme.
OÙ EST LA RÉUSSITE ?

Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée,
car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Christ aux outrages
Pierre de Grauw, Christ aux outrages, église Saint-Merry

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ?
Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive,
une racine dans une terre aride ;
il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards,
son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes,
homme de douleurs, familier de la souffrance,
il était pareil à celui devant qui on se voile la face ;
et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait,
nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous pensions qu’il était frappé,
meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé,
à cause de nos fautes qu’il a été broyé.
Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui :
par ses blessures, nous sommes guéris.

Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui :
par ses blessures, nous sommes guéris.
Dieu, explique-nous, comment LA SOUFFRANCE PEUT-ELLE NOUS GUÉRIR ?

Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin.
Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
Maltraité, il s’humilie.

Dieu, explique-nous, es-tu un Dieu pervers ?
Nous humilier, CELA TE RÉJOUIT, vraiment ?

Agneau Pascal Clef De Voute De Labbatiale De Saint Avit Senieur Dordogne

Nous étions tous errants comme des brebis,
chacun suivait son propre chemin.
Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche :
comme un agneau conduit à l’abattoir,
comme une brebis muette devant les tondeurs,
il n’ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé.
Qui donc s’est inquiété de son sort ?
Il a été retranché de la terre des vivants,
frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants,
son tombeau avec les riches ;
et pourtant il n’avait pas commis de violence,
on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur.
S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,
il verra une descendance, il prolongera ses jours :
par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

DES SACRIFICES pour réparer quoi, MON DIEU ?

Par suite de ses tourments, il verra la lumière,
la connaissance le comblera.
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,
il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part,
avec les puissants il partagera le butin,
car il s’est dépouillé lui-même
jusqu’à la mort,
et il a été compté avec les pécheurs,
alors qu’il portait le péché des multitudes
et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Veux-tu nous dire que nous ne sommes pas SEULS ?
Tu nous rejoins même quand NOUS PERDONS le cap ?

Chant : Dieu caché L109

Dieu livré, tu n’as plus d’autre parole
Que ce corps partagé dans le pain qui te porte à nos lèvres
Tu dis seulement la coupe du sang versée pour la nouvelle confiance
Explique-toi par ce lieu-dit, que l’Esprit parle à notre esprit, dans le silence.

Dieu blessé, tu n’as plus d’autre parole
Que cet homme humilié sur le bois qui t’expose au calvaire
Tu dis seulement l’appel déchirant d’un Dieu qui apprendrait la souffrance
Explique-toi par ce lieu-dit, que l’Esprit parle à notre esprit, dans le silence.

Dieu vaincu, tu n’as plus d’autre parole
Que ces corps décharnés où la soif a tari la prière
Tu dis seulement: « Je suis l’innocent à qui tous les bourreaux font violence »
Explique-toi par ce lieu-dit, que l’Esprit parle à notre esprit, dans le silence.

Dieu sans voix, tu n’as plus d’autre parole
Que le signe levé édifié sur ta pierre angulaire
Tu dis seulement: « mon peuple est vivant, debout il signifie ta présence »
Explique-toi par ce lieu-dit, que l’Esprit parle à notre esprit, dans le silence.

Introduction à la Passion

Le vendredi saint certains se sentent appelés à rejoindre le Christ dans ses souffrances et sa Passion en un chemin de croix. Et si c’était plutôt lui, le Christ qui venait nous rejoindre quand nous n’en pouvons plus ? Et si c’était lui qui nous offrait son regard, sa présence pour nous remettre en relations, en conversation quand les dialogues semblent impossibles à renouer, quand tout chemin vers la paix semble barré par la violence ? Nous allons maintenant entendre le récit de la Passion. Laissons-nous rejoindre, rencontrer, interpeller. Et quand nous serons particulièrement touchés par un mot, une phrase… (même si la lecture se poursuit) nous pourrons venir silencieusement déposer une fleur comme un hommage, un germe d’espérance au pied de la croix.

Passion de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. 
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » 
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » 
Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : 
«  Qui cherchez-vous ? » 

Giotto Di Bondone Scenes De La Vie Du Christ Arrestation Du Christ Baiser De Judas
Giotto di Bondone, Arrestation du Christ, ~1303, Fresque, Chapelle des Scrovegni, Padoue

Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. 
Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors, la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : 
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. 
Pierre était avec eux, en train de se chauffer. 
Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette.

Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » 
À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » 
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : 
« Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » 
Encore une fois, Pierre le nia. 
Et aussitôt un coq chanta.

Christ Aux Outrages Croix
Pierre de Grauw, Christ aux outrages, église Saint-Merry

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. » Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » 
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher.

Jésus le Christ, lumière intérieure,
Ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Jésus le Christ, lumière intérieure,
Donne-moi d’accueillir ton amour.

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Mattia Preti, Pilate se lavant les mains, 1663,
Metropolitan NY


Mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi, s’oppose à l’empereur. » En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu-dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « À mort, À mort ! Crucifie-le ! » 
Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? »
Les grands prêtres répondirent : 
« Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » 
Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Jésus le Christ, lumière intérieure,
Ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Jésus le Christ, lumière intérieure,
Donne-moi d’accueillir ton amour.

Giotto Chemin Du Calcaire
Giotto, Chemin du Calvaire, vers 1300, Padoue

Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu-dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. 
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »

Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » 
Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ; 
ils ont tiré au sort mon vêtement. 
C’est bien ce que firent les soldats.

Giotto Crucifixion Vers 1300
Giotto, Crucifixion, 1304, fresque, Chapelle des Scrovegni, Padoue

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » 
Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture, Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. 
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.

Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. 
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. 
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Jésus le Christ, lumière intérieure,
Ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Jésus le Christ, lumière intérieure,
Donne-moi d’accueillir ton amour.

Eglise Saint Etienne De St Mihiel Godong
Mise au tombeau, église Saint-Etienne de St Mihiel Godong
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Dorothea Lange, Migrants durant la Grande
Dépression,1936

Prière Universelle

Pourquoi Seigneur notre Dieu ? pourquoi es-tu resté silencieux alors que Jésus ton Fils, le Juste est condamné, mis à mort suite à un faux procès ? Pourquoi tant de femmes et d’homme subissent le même sort ? Tournés vers la croix, en ce jour nous voulons te rejoindre au cœur du silence. Nous te présentons toutes les familles, les aspirations des femmes, des hommes, des enfants d’aujourd’hui. Nous nous inscrivons dans un cri qui monte vers toi depuis les quatre horizons du monde… Pendant cette longue prière qui nommera des situations des lieux nous pouvons nous attacher à telle ou telle situation que nous portons plus particulièrement. Nous nous laissons habiter par le refrain « En tout aimer et servir » qui nous entraine à un lien intrinsèque entre une vie tourné vers Dieu ou vers l’autre quel qu’il soit et une vie au service…

En todo amar y servir (En toute chose, aimer et servir)

Prions pour notre Église, toutes et tous baptisés dans la mort et la résurrection du Christ nous vivons de sa parole. Que Dieu nous accompagne dans cette mission de porteur de paix et de vie. Qu’il nous aide à ouvrir des voies d’espérance dans nos villes, nos quartiers, dans nos engagements, avec nos proches. Qu’il aide nos communautés à témoigner de ton amour pour tous. Nous te prions pour tous les catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit de Pâque, pour Violetta que nous avons accompagnée, qu’elle trouve joie et bonheur à la suite de ton Fils…

Appel Violeta Ploquin Scaled


Pour toutes celles et ceux qui ont des responsabilités au sein de ton Église, pour l’équipe pastorale de Saint-Merry Hors-les-Murs qui nous permet de nous retrouver pour partager la Parole de Vie que nous a transmise Jésus, pour réfléchir au juste témoignage que nous souhaitons porter, pour célébrer la pâque dans le quotidien de nos vies… Nous te prions pour notre évêque Laurent, pour Emmanuel qui nous accompagne, qu’ils restent attentifs aux appels, qu’ils permettent à tous de découvrir ton visage d’amour. Nous te prions pour François qui a la charge de conduire l’Église répartie sur tous les continents, qu’il suscite eu sein de toutes les cultures de notre monde l’espérance que tu proposes à tout homme…

Vendredi Saint 2017 Ap 13
Vendredi Saint 2017 à Saint-Merry

Pour nos sœurs, nos frères qui suivent le Christ et se réunissent dans diverses Églises, Églises issues de la Réforme, Église anglicane, Églises de l’union d’Utrecht. Tous vont célébrer la Pâque ce dimanche. Que ton Esprit suscite en nos communautés des gestes, des actes qui permettent de nous rapprocher afin de construire des liens respectueux de nos racines. Que le travail œcuménique ne faiblisse pas il est un merveilleux signe de réconciliation au sein d’un monde qui vit de trop de divisions. Nous te prions en ce jour particulièrement pour les Chrétiens Orthodoxes d’Orient, secoués par les guerres, en Ukraine, en Irak, en Syrie, en Palestine… que l’Esprit les conseille, les assiste pour surmonter conflits en cours et pour être demain des vecteurs de justice et de paix fidèles à ta parole.

Pour le peuple juif, le peuple de la première Alliance. En son sein Dieu notre Père, tu as déposé au fil des âges ta Parole. Ton fils Jésus le Christ l’a faite résonner dans les synagogues, au cœur même de Jérusalem, il a été rejeté. Nous te prions pour tous les membres de ce peuple beaucoup ont souffert et souffrent aujourd’hui pris par des conflits terribles, sans fin, que ton Esprit les soutienne afin qu’il garde le cap : être témoins de l’alliance…

Nous te prions Dieu notre Père pour toutes les femmes et les hommes qui dans le monde cherchent Dieu sous des formes diverses sans mettre leur foi dans le Christ. Pour tous les croyants musulmans qui vivent cette semaine le temps de purification et de partage du ramadan. Pour tous les fidèles des religions orientales, bouddhistes, hindouistes, taoïstes… pour les membres des religions d’Afrique et d’Océanie… Que nous sachions tisser des liens comme notre communauté l’a fait dans les nuits sacrées, comme notre Église l’a vécu dans les rassemblements d’Assise que nous sachions mettre en œuvre ce qui nous réunit : le projet de connaître un monde pacifié.

Dsc 0181 2
Nuit sacrée à Saint-Merry

Pour toutes les femmes et les hommes qui ne souhaitent pas dans leur vie nommer Dieu. Prions afin que l’humanisme porté par un grand nombre progresse. Que nous sachions tisser des liens avec toutes celles et ceux qui combattent les idéologies de l’exclusion. Prions afin que toutes et tous, croyants issus des Églises Chrétiennes, du peuple juif, des diverses religions, non croyants nous sachions nous enrichir de nos différences et ainsi construire le monde que tu veux pour le bien de tous.

Pape François Parlement Européen Strasbourg 25 Nov 2014 15
Le Pape François au Parlement européen © Claude Truong-Ngoc

Nous te prions Dieu notre père pour tous les responsables politiques de notre pays, les chefs d’état du monde entier, les diplomates chargés de maintenir le dialogue au-delà des oppositions et des intérêts divergents. Que ton Esprit les éclaire afin qu’ils restent vigilants et attentifs aux liens nécessaires pour qu’advienne la paix véritable qu’ils soient au service, attentifs à tous et particulièrement au plus faibles…

Debout devant toi Seigneur notre Dieu nous te présentons toutes les personnes proches ou lointaines qui vivent aujourd’hui dans la peur, toutes celles et ceux qui vivent des situations d’injustice, qui vivent dans la souffrance due aux déséquilibres du monde… Prions pour les femmes qui soutiennent des familles et voient les hommes mourir au front en Ukraine, Prions pour les jeunes russes envoyés au combat dans une guerre stupide, pour les mercenaires d’Asie centrale, du Népal enrôlés pour quelques sommes d’argent , ils sèment la mort perdent leur vie sans comprendre pourquoi… Prions pour nos amis africains du Soudan, de la corne de l’Afrique confrontés aux crises climatiques aux violences tribales, pour nos amis Haïtiens écrasé par la pauvreté et la corruption… pour nos amis du Congo qui vivent dans la violence, dans une terre pillée pour notre développement occidental.. Pour nos amis de Palestine et de Gaza pris dans une logique de mort alors qu’ils veulent simplement vivre sur leur terre où ruisselait le lait et le miel, pour Ziad et pour les siens que dans l’enfer qu’ils vivent une lueur d’espérance puisse rejoindre leur nuit … cette terrible liste pourrait encore s’allonger… Nous sentons bien impuissant Seigneur notre Dieu, nous ne pouvons que les nommer en ce jour dans le silence du tombeau où repose l’Homme Jésus, ton Fils, le Christ…

Ziad Medhouk Avec U. Groupe D'enfants
À Gaza, Ziad Medhouk et les enfants au Centre pour la paix

En silence, échange d’un regard en signe de Paix

Notre Père

Bénédiction finale

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