Étiquette : billet&chroniques
L
La co-passion du retable d’Issenheim
C’est devant ce Christ mort dans des conditions atroces que les Antonins d’Issenheim conduisaient les malades du mal des ardents, avant même de tenter de les soigner. En contemplant le corps supplicié du Christ, souffrir avec Jésus prenait tout son sens. Et les malades pouvaient voir sur la peau du Crucifié les mêmes ravages que sur la leur. La chronique de Pierre Sesmat du 10 avril 2020
A
Administration des sacrements : une brèche, enfin
L'évêque d’Essen vient d’autoriser des laïcs, et plus particulièrement des femmes, à donner le sacrement du baptême, invoquant « la capacité d’adaptation de l’Église ». Ce qui nous ouvre un espoir : nous ne serions pas forcément condamné.e.s au cléricalisme ni au patriarcat. La chronique de Blandine Ayoub.
M
Marion et Dominique
La décision du diocèse de Toulon d’inviter la jeune Marion Maréchal-Le Pen, blonde et catholique, à l’université d’été de la Sainte-Baume le 29 août 2015 nous renvoie aux collusions récurrentes d’une partie des acteurs institutionnels de l’Église de France avec l’extrême-droite. Même ripoliné en bleu marine, c’est toujours le refus de la fraternité, de l’accueil de l’autre, l’appel à la haine, à l’exclusion, le repli sur soi et la revendication d’un pouvoir autoritaire qui dominent dans le discours du Front national.
La chronique d’Alain Cabantous du 8 septembre 2015
C
Complexités slaves
Poutine n’est pas seulement le « digne » continuateur des méthodes criminelles de l’ex KGB. Sa politique expansionniste et sanglante à l’égard de l’Ukraine, après et probablement avant d’autres hold-up de souveraineté, veut s’inscrire dans cette longue histoire de l’hégémonie russe sur le monde slave et les contrées que ce pays a estimée et estime encore nécessaire pour sa sécurité. La chronique d'Alain Cabantous
N
Ni toucher, ni voir… et croire ?
Un bleu outremer qui happe tout de suite le regard du spectateur. C’est ce bleu hautement spirituel dont Laurent de La Hyre revêt Jésus dans son « Noli me tangere » de 1656, expression d’une mystique qui a dû paraître trop abstraite en son temps, mais qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. La chronique de Pierre Sesmat du 16 mai 2020.
M
Mes yeux se fondent en larmes
Des larmes. De douleur, de joie, de mélancolie. C’est par les larmes que Christine Barbey inaugure cette nouvelle chronique, recueil d’éclats poétiques, des brisures dont sont faits les drames, mais aussi la beauté de l’existence. Avec la trace subtile de la tendresse qui console, soigne, guérit et relie. À la manière de l’or dont les potiers japonais se servent pour, dans l’art du kintsugi, réparer un vase fendu ou brisé.
F
François d’Assise, un laïc qui prêche
C’est l’image la plus célèbre de tout le cycle de fresques que Giotto (v. 1266-1337) a peint dans la basilique Saint-François d’Assise, à la fin du XIIIe siècle. Que représentent-ils ces oiseaux champêtres auxquels François s'adresse et quelle est la signification de cette scène pour nous, aujourd'hui encore ? La chronique de Pierre Sesmat du 28 septembre 2020.
D
Du passé, faisons table rase…
À la violence meurtrière contre des milliers de personnes au Moyen-Orient ou en Afrique, des groupes islamistes ajoutent la destruction de sites archéologiques, de statues, de livres... Cette folie iconoclaste n’est pas sans évoquer bien des épisodes antérieurs. La chronique d’Alain Cabantous du 11 avril 2015.
E
Emmanuel ! Un cri de guerre ?
Y a-t-il un lien indissociable entre la violence et Dieu ? Chaque jour, en Centre Afrique, au Pakistan, en Inde, en Syrie, au Moyen-Orient et ailleurs, on tue pour des raisons apparemment religieuses. Mais tous les massacreurs de l’histoire ne sont-ils pas aussi des massacreurs de Dieu ? La chronique du 25 janvier 2014 d’Alain Cabantous
P
Petite Église
En 1801, au sortir de la Révolution, le Premier consul, Bonaparte, signe un Concordat avec le pape Pie VII. Parmi les articles imposés à Rome, celui qui prévoyait la démission de tous les évêques encore vivants afin de reconstituer une hiérarchie nouvelle. Sur près de cent prélats concernés, 40 % refusèrent et entraînèrent avec eux des prêtres et des fidèles. Ainsi naquit la Petite Église…
La chronique d’Alain Cabantous
C
Camarades évêques, encore un effort !
L’histoire de l’Église montre qu’il a été possible de modifier ce que d’aucuns appellent un dogme pour couper court à tout changement. Dès lors on voit combien certains arguments de la frange conservatrice du récent Synode sur la famille deviennent fragiles. La chronique d’Alain Cabantous du 20 octobre 2014.




